‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 232 sur 343 · Riant, Exuviœ sacræ Constantinopolitanœ, I · texte numérisé non relu

Riant, Exuviœ sacræ Constantinopolitanœ, I

RESUME

Notre grand pèlerinage aux sanctuaires de Sainte-Cécile est achevé ; nous avons visité tous les sanctuaires, dont le prix évalué à 1 66 millions, prouve1 l’ardente dévotion qui a inspiré de tels sacrifices. Nous avons suivi ses traces originales dans toute la chrétienté ; il ne nous reste qu’à recueillir nos souvenirs, à les ordonner et à les classer dans l’ordre des temps, pour résumer son histoire posthume.

Cette histoire, la véritable de Cécile, a commencé le jour de son martyre, celui où fut consommé son mariage avec le Christ ; elle est tracée sur le sol de Rome par les basiliques que nous avons dessinées et décrites, par celle élevée sur sa maison prés de la place Borghèse et surtout par l’auguste église du Transtévère, et la catacombe où nous avons vénéré la place de son tombeau. Les 11e, 111e et ive siècles sont là encore debout pour chanter son triomphe.

Le ve siècle la chante dâns les mélodieuses préfaces de saint Léon et de saint Gélase2 3; son nom retentissait déjà partout où l’on célébrait le divin sacrifice.

Le vi° siècle la glorifie par la mosaïque de Ravenne (Spo), ou Agnellus la range dans la procession des saintes qui vont porter leur couronne au Sauveur et à sa Mère, et dans celle du palais de l’archevêché, à Parenzo; elle apparaît en buste et dans des médaillons qui nous rappellent pour les héroïnes chrétiennes les images clypeatæ des Romains. Le vie siècle brille encore pour elle avec Grégoire le Grand, Théodelinde et la fiole de Monza.

Le viie siècle célèbre sa gloire par les itinéraires

1. On comprend qu’un tel calcul ne peut avoir rien de précis, d’autant mieux que la plupart de ces sanctuaires

ont été reconstruits deux ou trois fois, ce qui triplerait cette'somme.

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