‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 245 sur 343 · Ciampini, Vet. mon. Tab., XXIX · texte numérisé non relu

Ciampini, Vet. mon. Tab., XXIX

Perret, Catacombes.

Garrucci, Storia dell'arte.pX. CCLXXIV.

M. Barbet de Jouy a traduit l’inscription en français, Merolli en vers italiens assez élégants.

Voy. Bleser, p. 186.

Bartolini, p. 124.

SAINTE AGNÈS

Je reporterai aussi à cette époque la chaire épiscopale placée au fond de l’abside; les bancs n’existent plus.

Mar Bartolini attribue encore à Honorius deux figures de saints peintes sur les pilastres du narthex et tenant des couronnes.

Notre éminent ami, M. Busiri, a retrouvé un fragment de transenne de bronze qui remonte peut-être à ce temps. Peut-être les célèbres portes de bronze 1 qui fermaient la basilique et que Sixte V fit malheureusement fondre pour les statues de saint Pierre et saint Paul des colonnes Trajane et Antonine, peut-être ces portes avaientelles la même origine.

Tel était l’état brillant de la basilique lorsque les Lombards la dévastèrent, comme toutes celles que ne couvraient pas les remparts de la ville, au moment du siège d’Astolphe en 755. Le livre pontifical fait une description terrible de ces ravages dans la vie d’Étienne II : « Omnia quæ erant extra urbem ferro et igné devastans atque funditus demoliens consumsit... et multa corporum sanctorum effodiens eorum sacra mysteria ad magnum animæ suæ detrimentum abstulit. »

Ici, comme partout, l’œuvre carlovingienne fut une œuvre de restauration. Adrien Ier, après sa délivrance (773 ), releva les ruines et dépensa beaucoup d’argent : « Ecclesiam b. Agnetis seu basilicam b. Emerentianæ... quæ a priscis marcuerant temporibus, a novo renovavit2. »

Léon III « fecit in ecclesia beatæ Agnetis martyris, ubi ejus corpus requiescit, vestem di fundato cum periclysi de blatthin3 ».

Vers 740, on trouve le souvenir de religieuses basiliennes grecques dans le monastère de Sainte- Agnès ; les premières avaient sans doute été chassées par des barbares, et celles-ci venaient peutêtre d’Orient exilées par les iconoclastes. Léon III donna à la communauté quelques lampes d’argent.

Du temps de Pascal PTe monastère tombait dans le relâchement. A cette époque se réfère une gracieuse légende que Mabillon dit avoir lue dans un antique manuscrit de la bibliothèque Ottobonienne et qui prouve, en la supposant même apocryphe, la dévotion du temps pour notre vierge

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