‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 259 sur 343 · Barbier de Montault, Œuvres complètes, VII · texte numérisé non relu

Barbier de Montault, Œuvres complètes, VII

de notre vierge des monuments admirables et plus durables encore.

Les anciens calendriers de l’Eglise d’Occident s’accordent tous à mentionner sainte Agnès. Dans le calendrier le plus ancien connu de l’Eglise romaine et qui remonte au iv° siècle, on voit signalées les réunions qui se faisaient dans les cimetières au temps de la persécution, et notamment au XII des calendes de février: « XII Kal. febr. Agnetis in Nomentana. » On lit de même dans le calendrier de l’antique église de Carthage, fidèle observatrice des usages romains : « XII Kal. febr. sanctœ martyris Agnes. » Dans celui de saint Jérôme, au 21 janvier : « XII Kal. febr. Roma passio Agnetis virginis ; » au 28 : « Romæ nativitas S. Agnetis. » Dans celui de Fronton : « Natale S. Agnœ de passione. » Dans les calendriers carlovingiens de Naples, d’Epternach, de Bède, etc., le natale d’Agnès est toujours indiqué L

Le sacramentaire grégorien désigne ainsi le 21 janvier : « XII febr. natale S. Agnœ , » et le 28 : « V. Kal. febr. natale S. Agnœ secundo. » Cette seconde désignation a fait douter s’il s’agissait de sa naissance selon la chair ou de son apparition glorieuse à ses parents; Mgr Bartolini est pour cette dernière interprétation. On sait que Gélase (492-496) accrut et ordonna les formules sacramentelles reçues de Léon le Grand et des autres pontifes. Un siècle après, Grégoire le Grand fit de nouvelles additions à cette liturgie et lui laissa son nom.

Dans le sacramentaire gélasien conservé dans un manuscrit vieux de plus de neuf cents ans, on trouve aux 21 et 28 janvier les messes de sainte Agnès qui est mentionnée aux collectes, à la secrète et postcommunion. Saint Grégoire modifia le texte de ces messes tout en les conservant ; on lit dans la collecte : « Concédé propitius ut qui beatæ Agnæ martyris tuæ solemnia colimus, eius apud te patrocinia sentiamus; » et dans la préface, qui est peut-être d’une époque plus tardive, cette belle allusion au mariage d’Agnès avec le roi éternel : « Et diem beatæ Agnetis martyrio consecratam solemniter recen-

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