‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 290 sur 343 · Près de 6 kilogrammes · texte numérisé non relu

Près de 6 kilogrammes

2. Ce souvenir prouve bien qu’on ne saurait séparer, comme l’ont fait certains hagiographes, cette sainte Agnès de la vierge romaine. La fête qui se célébrait le 20 avril avait peut-être trait à la translation.

3. Pauli 111 permissu in ecclesia S. Eustachii ubi in hune usque diem asservatur in lipsanotheca argentea auro undique illita (Boll., p. 356).

Il n’est pas certain que ces reliques fussent celles gardées à Saint-Eustache, car nous lisons que Saint-Magloire eut le privilège de les posséder.

Chapelles. — Il y avait encore à Paris, avant la Révolution, un couvent de filles de Sainte-Agnès1 ; il est figuré sur les plans de La Caille en 1704, de Turgot en 1739, de Verniquet en 1791.

Il existait une chapelle de Sainte-Agnès près du pont de Paris à une époque fort ancienne; cette chapelle avait été élevée par Agnès de Russie, femme du roi Henri (-J- 1060), en l’honneur de sa patronne. Dans l’acte de fondation des chanoinesses de Saint-Martin-des-Champs (1066), on lit Annæ au lieu d 'Agnetis, altération du nom assez fréquente 2.

Notre-Dame de Paris avait une chapelle dédiée à Sainte-Agnès et Saint-Jean-Évangéliste3.

Bibliothèques. — Nous ne pouvons quitter Paris sans visiter les trésors iconographiques qu’il possède et parmi lesquels sont de beaux monuments du culte de sainte Agnès.

A la Bibliothèque Sainte-Geneviève, un manuscrit du xve siècle contient la Cité de Dieu, traduite par Raoul Prael qui l’acheva en i3y5: il nous offre une gracieuse image de sainte Agnès jouant avec son agneau (pl. XXI).

A la Bibliothèque nationale, un manuscrit, qui provient de Saint-Germain des Prés, contient une poésie du ixe siècle en son honneur. Le style en est assez barbare et, par certaines expressions qu’on y découvre, on peut penser qu’il est l’œuvre d’un moine grec peu habitué à manier la langue latine L

Nous avons reproduit (pl. XIV) deux charmantes miniatures du manuscrit latin 10483, figurant, l’une, Agnès revêtue de la tunique angélique, l’autre, Agnès apparaissant dans un chœur de vierges à ses parents agenouillés, peintures des plus fines que nous ait laissées le xive siècle.

Le manuscrit latin 1 3 0 1 3 contient un calendrier du ixe siècle, dans lequel est indiquée la fête de sainte Agnès.

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