Notifie istoriclie délia villa Massimo
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demeure convaincu que ce retour d’équerre a précédé les travaux d’Eugène III et que ces constructions se sont assises sur la galerie septentrionale de l’atrium, qui ne fut peut-être pas dès lors démolie ; en effet, l’inscription de l’architrave, sans doute rétablie par Grégoire XIII comme elle se trouvait dans l’ancien portique, déborde vers le midi; ne peut-on, d’après cela, supposer qu’on s’était de ce côté débarrassé, dès le xne siècle, des parties antiques conservées vis-à-vis ?
Nous ajoutons dans cette planche un fragment d’une gravure de Giovannoli ( 1 6 1 8), qui offre quelques renseignements sur les édifices au sud de la basilique; ils paraissent alors livrés aux fantaisies des particuliers; l’angle est ombragé par une treille portée sur des piliers.
Nous complétons par une vue latérale prise dans de Angelis (162 1). On voit en avant la nouvelle chapelle de Sainte-Catherine auprès de petites maisons, la treille, et derrière la colonne de Paul V l’indication des fabriques qui bornaient la place au nord. Le détail le plus intéressant est la mosaïque de retour de la voussure qui paraît derrière le petit campanile à arcades et qui est séparée par lui du reste des peintures. Nous en donnons la reproduction dans la grandeur de la gravure. Le sujet représente un homme assis regardant à droite, faisant un geste et tenant un globe de la main gauche.
Planche IX. — Dans le haut de cette planche on trouvera une vue de l’église avant Benoît XIV (vers 1730). Elle est tirée d’une aquarelle de la collection de mon frère, M. Rohault de Fleury, et a été achetée à Rome vers 1810. Elle est d’une finesse excessive qui m’a permis de la grossir.
J’ai disposé au-dessous le plan de l’ancienne basilique donné par l’abbé de Angelis (1621). L’auteur ne dit pas de quel document il l’a recueilli ; il avait déjà sous les yeux la grande restauration de Sixte V, et ne nous le donne évidemment que comme un document archéologique ; néanmoins, il avait vu l’état ancien et son tracé mérite d’être cité pour en rappeler le souvenir. Nous avons désigné dans une légende auprès de ce plan le nom de beaucoup de chapelles et d’autels ; ce catalogue est loin d’être complet; les basiliques au xve siècle étaient encombrées d’une infi-
nité de monuments, d’avelli , que Sixte V avait en aversion et qu’il fit enlever partout*.
Planche X. — Nous exposons sur cette planche une restauration de l’ancienne tribune construite sous Nicolas IV. Cette restauration a été faite d’après l’état actuel ou les fenêtres ogivales et les vieux murs subsistent malgré tout ce que les architectes modernes ont fait pour les cacher; elle a été tracée d’après l’abside contemporaine fort semblable que nous avons eu le bonheur de voir encore debout au Latran, d’après la gravure de Angelis, et plusieurs anciennes estampes. La gravure de Angelis (1621) sur une grande échelle est particulièrement intéressante; on y discerne bien les colonnes d’angle reliées par un entablement à modifions de marbre, une frise d’imposte, les ogives appuyées sur un bandeau qui ressaute aux angles, enfin diverses peintures. Ces peintures sont de plusieurs époques; celles du bas figurent les armoiries des derniers papes qui ont travaillé dans la basilique, notamment de Sixte V ; puis celles au-dessus des ogives, dans les tympans des grandes arcades, me paraissent du xme siècle. Le sujet du milieu représente la Madone de Saint-Luc entre deux anges adorateurs. Les autres tympans portent des figures séparées par des palmiers. Malgré la grossièreté du tracé, on reconnaît encore dans la frise d’imposte des dessins caractéristiques du xme siècle et qui correspondent avec les débris de mosaïques encore visibles sur la façade de l’Ara-Cœli
Le lecteur trouvera réunies plusieurs estampes qui compléteront les documents précédents pour la restauration de la façade absidale et l’histoire de sa reconstruction : — celle de Van Ælst qui, accompagnée de cette inscription : <1 Nicolaus Van Ælst belga ceneis formis incisis dicavit i58g », fut imitée alors à moindre échelle par un grand nombre de graveurs, l’érection de l’obélisque deux ans auparavant les mettant très en vogue, —
1. Adinolfi, Roma nell' età di me^o, II, p. 191. Il cite un manuscrit conservé dans les archives de la basilique où l’on enumère les anciens autels et chapelles sans leur assigner de place.
2. Les Franciscains prirent en i25i et restaurèrent alors cette église. Les mosaïques de la tribune et de la façade doivent être de la seconde moitié du xui° siècle (Nibby,
SAINTE-MARIE-MAJEURE
une gravure de 1 6 1 3 de Custode, tirée des Deliciœ urbis Ro7nœ, — une gravure de Maggio ( Ornamenti di fabriche antichi, 1600), — enfin une vue de Giovannoli de 16 r 8 où la chapelle Pauline apparaît et où l’ancienne tribune est encore bien exprimée.
Planche XI. — Nous offrons sur cette planche des vues de la basilique au xvn' siècle dans lesquelles on pourra trouver quelques renseignements utiles.
C’est d’abord la gravure de J acques Lauri (1618) dans laquelle paraissent les nouvellesconstructions de Paul V. Puis une gravure de Maggio, que j’ai copiée dans la collection d’Uxelles (vol. XL, p. 255) et qui doit être placée entre 1614 et 1620. Comme toutes les œuvres de ce graveur, elle est pleine d’expression et rend mieux compte que toutes les autres de l’état de la basilique avant la construction du xvm11 siècle.
J’ai calqué, dans la collection Guénebault (Bibliothèque Sainte-Geneviève), une autre gravure signée aussi de Giov. Maggio et datée de 1 5g9 ; elle porte dans sa facture un caractère plus ancien et cependant la présence des édifices de Paul V ne permet pas de l’attribuer à une date antérieure à 1614.
Au même état de la basilique correspond une estampe qui nous présente les façades méridionales; elle est signée de Liévin Cruyl(i665), cet architecte gantois qui exerça à Rome des fonctions sacerdotales. Elle nous apprend que la moitié des fenêtres de la grande nef au moyen âge étaient déjà bouchées et que celles laissées ouvertesavaient été remplies par des colonnettes et des arcatures de marbre.
Planche XII. — On a réuni sur cette dernière planche des détails du campanile qui montreront le brillant parti que les architectes ont su tirer du mélange du marbre, de la faïence vernissée et de la terre cuite. Les coupes, les archivoltes, les épis de faïence verte, les « mensole » de marbre blanc se détachent sur la pourpre de la brique avec un éclat que fait ressortir le soleil de Rome.
A l’aide des documents qui viennent d’être rapportés on se rendra compte de ce qu’était l’ancienne basilique et des phases successives qu’elle
a traversées pendant quatorze siècles; on a pu se figurer la vénérable église, construite sur le haut de l’Esquilin comme sur le trône de la Mère de Dieu, et dominant de là les pentes de la colline semées de ruines, serpentées de longs anneaux d’aqueducs et terminées au midi par les restes grandioses des thermes de Titus. Comme un nouveau Parthénon, elle dresse au-dessus de Rome la demeure virginale de Marie, la plus auguste que les hommes aient construite en son honneur.
L’atrium précédait l’entrée, il en fermait l’accès aux profanes et préparait les adorateurs qui le traversaient pleins de recueillement. Avant de pénétrer dans le sanctuaire, ils s’approchaient de la phiale placée au centre et s’y lavaient la tête et les mains en signe de purification.
Ils entraient alors dans la quatrième galerie ou narthex extérieur, passaient sous les architraves de marbre desquelles tombaient de riches couronnes ou des canthares suspendus à des chaînes d’or, ils soulevaient les lourdes tapisseries des portes d’entrée surchargées de broderies et enfin se trouvaient dans l’enceinte sacrée.
L’aspect actuel ne donne qu’une idée imparfaite de celui que nous avons cherché à rétablir et qu’on avait sous le jour des quarante-deux fenêtres de la nef tamisé par les étroits disques de cristal des trafori; les visiteurs voyaient au travers d’une sorte de mystère les longues files des colonnes et leurs arcades; ils admiraient l’éclat des marbres, les calices d’or suspendus aux arcs, les voiles aux plis immobiles, rehaussés de chrysoclaves et de bordures de pourpre.
Sous leurs pieds ils avaient un riche tapis de mosaïques, au milieu de la nef les blancs chancels de la schola-cantorum, qui entouraient comme un rempart l’ambon central pour ainsi dire confié à leur garde, — puis l’entrée du chœur, la confession, l’iconostase, ses colonnes pourprées supportant une blanche architrave et sans doute des canthares au sommet; des voiles dans les entre-colonnements, le ciborium, plus loin le presbyterium, la chaire pontificale et les arcatures du déambulatoire enveloppant le chœur, et continuant comme une chaîne sans fin les arcatures des nefs, — des voiles, des tentures, des couronnes de lumières, des lampes en forme de nef, des corbeilles, des disques de dauphins tremblant sur les longues chaînes des
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soffites et coupant par des traits imprévus les lignes de la perspective, enfin le thymaterium fixé à terre dont les nuages parfumés d’encens flottaient dans le sanctuaire.
Devant tant de richesses accumulées par l’architecture, l’orfèvrerie et la peinture, distribuées avec tant d’art, avec tant de profusion et de sagesse, l’impression devait être profonde et dépasser
offrait sur des pages impérissables auxquelles le temps n’a pas ravi leurs couleurs.
En entrant, on voit sur les attiquesde la grande nef, les pages bibliques, l’histoire d’Abraham, Melchisédech lui offrant le pain, les trois anges, Isaac qui donne la bénédiction à Jacob, Jacob chez Laban et les scènes pastorales qui s’y passent, sa réconciliation avec Esaü, puis Moïse chez
Vue actuelle de Sainte-Marie-Majeure (d’après une photographie).
notre imagination. Mais ce n’est pas tout : après cette vue générale, ce coup d’œil jeté sur la grande nef il fallait visiter les basses nefs, celle de droite où l’on vénérait l’antique Madone, celle de gauche à laquelle se rattachait l’oratoire de la Crèche où les chancels, les portes, l’autel resplendissaient d’or, il fallait s’agenouiller devant les petites chapelles, ces asiles du silence et du recueillement où les fidèles allaient méditer l’Ecriture sainte. Ce n’est pas tout encore, il fallait lire dans ce grand livre enluminé de mosaïques que l’Eglise leur
Pharaon, son mariage, le passage de la mer Rouge, l’exode et ses miracles, les cailles, la manne, Josué combattant les Amalécites pendant que Moïse prie sur la montagne, Moïse lapidé par le peuple, montant sur la montagne de Nebo ou il devait mourir. Puis l’arche d’alliance qui dessèche le Jourdain, les exploits de Josué, la prise de Jéricho dont les remparts s’effondrent, le soleil qui s’arrête à sa voix, etc. h
i. On peut trouver des reproductions de ces mosaïques
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Les scènes de l’Ancien Testament ne sont que les images qui précèdent l’exécution du plan divin; en parcourant la grande nef et en les examinant on se prépare à la vue des réalités divines représentées dans le sanctuaire et peintes sur les lignes de l’arc triomphal. C’est là qu’on voit figurées les premières scènes de l’Evangile, véritable arc de triomphe élevé à la gloire de Marie, sur lequel on admire depuis tant de siècles .ses virginales grandeurs, son Annonciation, la Présentation de Jésus, les Mages, le massacre des enfants, Jésus retrouvé dans le Temple. Il semble que le pape Sixte, après avoir élevé ce monument à Marie au lendemain de la victoire d’Ephèse, ait éprouvé un sentiment de
dans les aquarelles de la bibliothèque Barberini, dont Ciampini s’est servi et qui rappellent celles détruites par la chapelle Borghèse, dans Bianchini, Valentini, Garrucci, et les photographies de Parker.
juste fierté, et qu’il ait voulu par une inscription solennelle en montrer l’importance; il écrivit donc au sommet cette dédicace : « Sixte évêque , au peuple de Dieu. » Présent qui surpasse toute la magnificence dont il avait doté la basilique. — La vie de Marie , Marie délibérant avec le Tout- Puissant sur la rédemption, Marie donnant le Sauveur et le portant dans le Temple, Marie le présentant à l’adoration des hommes, Marie l’arrachant à la persécution, Marie le retrouvant dans le Temple, Marie confondue dans les souffrances et les gloires du Christ, voilà ce qu’il donne au peuple fidèle; Marie dans laquelle se réunissent l’amour, la pureté, l’humilité, la grandeur, voici le vase d’élection virginale qu’il propose au peuple de Dieu :
XYSTUS EPISCOPUS PLEBI DEL
Bibliothèque de Saint-Gall.
Homélies de saint Maximus, évêque de Turin (vi® siècle). Calque de M. de Bastard.
SAINTE CECILE
NOTICE BIOGRAPHIQUE1
armi les gloires de l’Église et les plus illustres souvenirs de l’histoire romaine, il faut rappeler le nom de sainte Cécile. La famille des Cæcilii se glorifiait d’avoir pour aïeule Caïa Tanaquil, femme de Tarquin l’Ancien, vénérée comme le type parfait de la matrone romaine. Sans parler des dictatures, des censures, des pontificats possédés tour à tour par les Cæcilii, et dont les annalistes de Rome et les marbres eux-mêmes rendent encore témoignage, nous trouvons jusqu’à dix-huit fois leurs noms inscrits dans les fastes consulaires avant l’avènement d’Auguste à l’empire. Les monnaies frappées par la famille Cæcilia se rencontrent encore de nos jours en assez grand nombre pour qu’on ait pu en publier une série de quarante-quatre, se rapportant toutes au temps de la République. Les triomphes décernés aux membres de cette illustre famille furent nombreux et splendides et ajoutèrent à la gloire des anciens Cæcilii les titres de Numidique, de Dalmatique, de Critique, en souvenir des plus éclatantes victoires. Ils reçurent plusieurs fois les faisceaux du consulat et les fastes mentionnent les noms de Cæcilius Silanus, de Cæcilius Simplex, de Cæcilius Classicus, de Cæcilius Balbinus, comme revêtus de cette magistrature.
Cécile nous apprend elle-même que, dès son berceau, elle fut soumise à la bienfaisante influence des membres de sa famille qui adoraient le Christ. Ses parents, bien que païens, ne paraissent pas avoir contrarié son attrait pour la religion chrétienne. Soit tendresse, soit indifférence, ils la laissèrent suivre les assemblées des fidèles dans les cryptes souterraines qui
Bibl. Mazarine, ms. 6 1 5 , xill0 siècle.
i. La pensée d’écrire une vie de sainte Cécile est bien éloignée de nous en ce moment; cette vie est toute dans les actes qu’a traduits et développés D. Guéranger avec science et avec un grand charme littéraire. Nous songeons seulement en tête de cette étude à en reproduire les principaux traits, et nous avons recours dans ce but à une courte analyse qu’a faite une pieuse amie de sainte Cécile, la comtesse Marguerite de Waresquiel, petite-fille de M. Rohault de Fleury.
Ces quelques pages, écrites d’après D. Guéranger, rappelleront des faits qu’il est opportun de rapprocher des monuments que nous allons passer en revue dans notre pèlerinage; elles nous aideront à les comprendre et à les expliquer. (D. Guéranger, Sainte Cécile et la société romaine aux deux premiers siècles, in-40, Firmin Didot, 1877.)
SAINTE CÉCILE
dérobaient la célébration des saints mystères aux yeux profanes et persécuteurs. Là elle connut le saint évêque Urbain et fut initiée aux dogmes chrétiens, là elle goûta cette nourriture mystérieuse qui divinise l’àme.
Dieu avait donc préservé cette douce et angélique créature des rites superstitieux et des grossières erreurs du paganisme. Elle avait appris dès son enfance à balbutier le nom du Sauveur, elle lui donna les prémices de sa tendresse et son premier cri d’amour fut pour celui dont l’appel si doux commençait à ravir son cœur.
Le rang qu’occupaient à Rome les Cæcilii mettait notre héroïne en rapport avec la plus brillante société de cette ville. Fidèle au précepte de l’apôtre, qui ordonne aux chrétiens d’user de ce monde comme n’en usant pas, son extérieur était celui d’une patricienne. Les actes nous apprennent qu’avant son mariage, elle portait déjà une robe brodée d’or, et une pieuse tradition nous rapporte que le livre des Evangiles, dissimulé sous ses vêtements, reposait continuellement sur sa poitrine.
L’àge nubile étant arrivé, les parents de Cécile, ignorant le lien mystérieux qui enchaînait son cœur, la contraignirent d’accepter pour fiancé un jeune païen. La famille de Valérien, issue de Valerius Publicator, était une des anciennes gloires de Rome.
Cécile n’est pas libre de repousser les avances du jeune païen : d’un œil calme elle mesure le danger; elle connaît le péril, mais elle sait aussi que l’ange de Dieu veille sur elle comme sur un précieux trésor. Enfin le jour est venu. On était dans l’hiver de 177 à 178. Tout s’ébranle dans la demeure des Cæcilii, le cœur du jeune homme tressaille de bonheur à la vue de Cécile, qui s’avance dans la parure nuptiale des patriciennes. Une tunique de laine blanche, ornée de bandelettes et serrée d’une ceinture aussi de laine blanche, forme son vêtement et figure la candeur de son âme. Cette tenue modeste, dernière trace de l’antique simplicité des mœurs romaines, était en même temps un glorieux souvenir dans la maison des Cæcilii. La robe sans luxe des nouvelles épouses était destinée à rappeler celle que tissait de ses mains la royale matrone Caïa Cæcilia. Les cheveux de la vierge, partagés en six tresses, imitent la coiffure des vestales, touchant symbole de sa consécration. Un voile de couleur de flamme, appelé pour cela Jlammeum , dérobe ses traits aux regards profanes.
Etrangère jusqu’alors aux rites païens, Cécile est contrainte d’en subir le spectacle. L’offrande du vin s’accomplit en présence de la jeune fille, qui détourne les regards. Le gâteau, symbole de l’alliance, est rompu, et sa main, ornée de l’invisible anneau des épouses du Christ, est placée dans celle de Valérien. Tout est consommé aux yeux des hommes.
A la chute du jour, selon l’usage antique, la nouvelle épouse est conduite à la demeure de l’époux. Les torches nuptiales précèdent le cortège, la foule applaudit aux grâces de la jeune fiancée. On arrive enfin au palais des Valerii. Sous le portique orné de blanches tentures, sur lesquelles ressortent en festons des guirlandes de fleurs et de verdure, Valérien attendait Cécile. Selon la coutume, l’époux préludait par cette interrogation : « Qui es-tu ? » L’épouse répondait : « Là où tu seras Caïus, je serai Caïa. » L’allusion était encore plus vive au mariage d’une fille des Cæcilii, car cette formule était aussi un souvenir de Caïa Cæcilia, vénérée comme le type parfait de la femme vouée aux soins du ménage. Cécile franchit le seuil de la maison. Le respect de Valérien pour son épouse fit, sans doute, qu’on lui épargna les rites superstitieux, dont les Romains accompagnaient le moment où l’épouse entrait sous le toit conjugal. Les rites ne tenaient en rien à la célébration du mariage et avaient; lieu dans la demeure de l’époux et sous les yeux des parents. On présentait de l’eau à l’épouse en signe de la pureté dont elle devait être ornée. On lui remettait une clef, symbole
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de l’administration intérieure qui, désormais, lui serait confiée’, enfin, elle s’asseyait un instant sur une toison de laine, qui lui rappelait les travaux domestiques auxquels elle devait se rendre familière. Les époux passaient ensuite dans le triclinium où le festin des noces était servi. Puis les matrones guidèrent les pas tremblants de Cécile jusqu’aux portes de la chambre nuptiale, décorée dans tout le luxe romain, mais rendue plus imposante encore par le silence et le mystère. Valérien suivait les traces de la vierge.
Quand ils furent seuls, Cécile lui adressa ces naïves et douces paroles : « O très doux et bien-aimé jeune homme! j’ai un secret à te confier, mais il faut que tu me jures de le garder scellé dans ton âme... » Valérien le lui jura. Alors elle lui dit : « J’ai pour ami un ange de Dieu, qui veille sur mon corps avec sollicitude. Si tu l’outrageais, il te frapperait et tu perdrais la fleur de ta très charmante jeunesse; mais, s’il voit que tu m’aimes d’un amour chaste, il t’aimera lui aussi et il se montrera à toi dans sa gloire. » Valérien lui répondit : « Si tu veux que je te croie, fais-moi voir cet ange, je ferai ce que tu voudras; mais, si c’est un homme que tu aimes, je vous frapperai tous deux de mon épée. — Si tu crois au vrai Dieu, reprit Cécile avec autorité, et que tu me promettes de te faire baptiser, je te le ferai voir. Va au troisième mille de la voie Appienne, tu y trouveras des pauvres qui demandent l’aumône à ceux qui passent. J’ai toujours eu soin d’eux et ils connaissent mon secret. Quand tu les auras rencontrés, donne-leur la bénédiction et dis-leur : « Cécile m’a envoyé vers vous, afin que vous « me fassiez voir le saint vieillard Urbain. Elle m’a chargé d’une commission secrète que je « dois lui faire. » Quand ils t’auront mené près de lui, rapporte-lui toutes mes paroles. »
Valérien partit donc et trouva Urbain caché parmi les tombes des martyrs. Il lui raconta son entretien avec Cécile dans la chambre nuptiale. Le saint évêque tomba à genoux et adressa au Ciel une fervente prière. Tout à coup apparaît un vénérable vieillard, revêtu de vêtements d’une éclatante blancheur; il tient à la main un livre écrit en lettres d’or. C’était saint Paul, l’apôtre des gentils. A cette vue imposante, Valérien saisi de terreur tombe comme mort, la face contre terre, puis il lève les yeux et commence à lire sans proférer de paroles : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu » ( Epli ., IV). Quand il eut fini, l’auguste vieillard lui dit : « Crois-tu qu’il en soit ainsi ? » Valérien répondit avec force : « Rien de plus vrai sous le ciel, rien qui doive être cru plus fermement. » Comme il achevait ces paroles, la vision disparut et Urbain lui donna le sacrement de baptême.
Valérien rentra dans la chambre nuptiale, revêtu de la robe blanche des néophytes. Ses regards respectueux rencontrent Cécile prosternée en prière et, à ses côtés, l’ange du Seigneur s’entretenant avec elle. Il tenait dans sa main deux couronnes entrelacées de roses et de lis; il en posa une sur la tête de la jeune fille, l’autre sur celle de Valérien, en leur disant : « Gardez ces couronnes et avec elles le cœur pur et le corps vierge. Ce sont des roses et des lis du Paradis; je les ai cueillis pour vous et je vous les apporte. Jamais ils ne se faneront, jamais le parfum ne s’évaporera et des yeux chastes pourront seuls les voir. Mais toi, Valérien, puisque tu as cru, demande ce que tu voudras et le Seigneur exaucera ton vœu. » Valérien répondit : « Je n’ai point de plus doux ami au monde que mon frère, je demande donc que la vérité lui apparaisse. » L’ange répondit : « Ta parole plaît au Seigneur. Tous deux vous viendrez à lui, une palme de martyre à la main. »
Un instant après, Tiburce, impatient de revoir son frère, entra et vint suspendre ce colloque digne des anges. Il aborda Cécile par un baiser fraternel et, sentant à ses cheveux une odeur de roses et de lis : « D’où vient donc, dit-il avec surprise, cette odeur de roses et de lis dans cette saison ? Quand je tiendrais en main un bouquet de roses et de lis, je ne respi-
SAINTE CECILE
rerais pas un air plus embaumé; il me semble que le parfum pénètre dans mon sang, le rafraîchit et le ravive. » Valérien lui dit : « Nos deux fronts sont ceints de fleurs qu’a fait germer le printemps céleste, de manière que, quand tu es entré, l’odeur en est montée vers toi; de même quand tu croiras, tu pourras aussi les avoir... « Tiburce reprit : « Parles-tu en rêve ou est-ce sincèrement, ô Valérien? — Jusqu’à présent, reprit celui-ci, ma vie n’a été qu’un rêve, mais maintenant je me réveille dans la vérité. » Tiburce lui dit : « D’où sais-tu cela? » Valérien répondit : « Un ange du Seigneur me l’a enseigné, il se montrera aussi à toi quand tu auras été baptisé et que tu auras renoncé aux idoles... »
Alors Cécile, empruntant les arguments des anciens prophètes, des apologistes chrétiens, lui montra la vanité des idoles d’airain et de bronze, muettes et sourdes comme leur enveloppe de métal. Elle n’avait pas fini que Tiburce s’écria : « Celui qui ne croit pas à tout cela est un insensé... » Alors la jeune fille, lui découvrant la poitrine, la baisa et lui dit : « Aujourd’hui, je te reconnais pour mon frère; je suis ta sœur dans le Christ, comme je suis dans le Christ l’épouse de ton frère. Va donc avec lui, pour que tu sois baptisé et que tu puisses voir les visages angéliques... »
Valérien le conduisit : il fut baptisé et initié aux cérémonies chrétiennes. Dès lors il put voir les anges de Dieu et s’entretenir avec eux.
Les actes des martyrs parlent d’Almachius comme investi de pouvoirs, sans doute illimités, contre la religion chrétienne. Ce personnage, qui paraît avoir été le dépositaire des ordres persécuteurs de l’autorité impériale, préfet de Rome, proconsul ou simple magistrat, dut être choisi, vers l’an 178, pour présider aux violences païennes contre la religion naissante. Almachius, disent les actes de sainte Cécile, non content de déchirer les chrétiens par toutes sortes de tortures, voulait encore que leurs corps demeurassent sans sépulture. Néanmoins Valérien et Tiburce, animés par Cécile, se dévouèrent à recueillir les saintes dépouilles et à les entourer d’honneurs; aucun péril n’arrêtait la sollicitude des deux jeunes patriciens envers ces morts si vénérés, pauvres pour la plupart, mais déjà couronnés dans les palais du Ciel. Bientôt ils furent dénoncés et traduits devant le tribunal d’Almachius. Celui-ci leur reprocha tant de largesses envers des personnes viles, et l’infraction qu’ils osaient faire à la défense d’inhumer le corps des suppliciés. Tiburce répondit : « Plût au Ciel que nous fussions les esclaves de ceux que tu appelles les suppliciés. » Le proconsul, déconcerté par la fermeté de cette réponse, fit approcher Valérien et lui dit : « Ton frère est un insensé, mais toi, tu me répondras sagement ; dis-moi, quelle démence vous a pris de renoncer à toutes les joies de la terre pour en prendre toutes les douleurs ? » A cela Valérien répondit : « J’ai vu des paresseux assis, jouant et.se moquant des laborieux, qui ensemençaient les sillons sous la neige. A la saison des pluies succédèrent les jours sereins, et voilà que les campagnes, cultivées par tant d’efforts, produisirent des moissons abondantes ; les villageois, dont les fatigues avaient paru insensées, étaient dans l’allégresse; mais les frivoles habitants de la ville, qui s’étaient vantés d’être les plus sages, se trouvèrent dans une affreuse disette et regrettant, mais trop tard, leur molle oisiveté, ils se lamentèrent bientôt et se disaient entre eux : « Ce sont là pourtant ceux que nous poursuivions de nos railleries. Il en est ainsi de nous. »
L’interrogatoire avait dépassé le but .que le juge se proposait, la profession du christianisme était flagrante dans les deux frères, elle avait retenti jusque dans le sanctuaire des lois... Almachius leur dit donc : « Assez de discours inutiles! Faites des libations aux dieux et je vous rendrai libres. » Les saints répondirent : « Nos sacrifices sont pour notre Dieu et non pour les tiens. »
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Le juge irrité ordonna que Valérien fût frappé de verges. Pendant que les licteurs le dépouillaient de ses vêtements, sa joie de souffrir pour le nom de Jésus-Christ éclata par ces courageuses paroles : « Voici donc arrivée l’heure que j’attendais avec impatience, voici le jour qui m’est plus agréable que toutes les fêtes du monde. » Durant cette exécution, qui avait lieu hors du prétoire, les passions s’agitaient au dedans. Quelle serait la fin de cette cause que l’inhabile magistrat avait amenée avec tant d’imprudence? Un conseil perfide, qui fit appel à sa cupidité, le décida à prononcer la sentence de mort. Elle portait qu’ils seraient conduits au pagus, situé sur la voie Appienne où s’élevait le temple de Jupiter. Les deux chrétiens seraient invités à brûler de l’encens devant l’idole, et, s’ils refusaient de le faire, ils auraient la tête tranchée.
Us furent mis sous la garde de Maxime, qui devait rendre compte au juge de l’issue du drame. A la vue de ces jeunes hommes qui marchaient d’un pas si léger au supplice, Maxime ne put retenir ses larmes, et, leur adressant la parole : « O noble et brillante fleur de la jeunesse romaine, comment faites-vous pour aller à la mort comme à un festin? » Valérien lui répondit que, s’il croyait, il verrait après leur mort la gloire de leurs âmes. « Que la foudre me consume, si je ne confesse pas votre Dieu, s’écria Maxime, quand j’aurai vu ce que vous m’annoncez. » Maxime, sa famille et les bourreaux eux-mêmes crurent, et Urbain vint en secret les baptiser tous. Le jour de la mort de Valérien et de Tiburce arriva. Aux premières clartés de l’aube, Cécile, rompant tout à coup le solennel silence de la prière, éleva la voix et donna par les paroles de saint Paul le signal du départ : « Allez, soldats du Christ, rejetez les œuvres des ténèbres et couvrez-vous des armes de la lumière. »
Les martyrs et leur pieuse escorte se mirent en marche. On arriva au pagus ; les prêtres de Jupiter attendaient avec l’encens et invitèrent Valérien et Tiburce à rendre leurs hommages à l’idole. Ils refusèrent, se mirent à genoux et tendirent le cou aux bourreaux. Les deux frères reçurent du même coup la niort et la couronne de vie.
Or Maxime affirma par serment qu’à l’heure de leur passion, il avait vu une troupe lumineuse d’anges, et les âmes des deux martyrs emportées par eux.
Les corps des deux héros chrétiens furent remis entre les mains de Cécile par Maxime, qui fut peu à près immolé à son tour pour le nom du Christ, et dont les dépouilles furent ensevelies à côté des tombes fraternelles.
Almachius n’osa pas immédiatement mettre la main sur les biens personnels des deux jeunes patriciens. L’appréhension d’avoir à se mesurer avec cette jeune veuve, dont l’énergie et l’indépendance chrétienne n’étaient ignorées de personne, décida le proconsul à en retarder de quelques mois la confiscation. Cécile profita de ce délai pour distribuer aux pauvres ses richesses mobilières : « A la veille de son départ pour le Ciel, elle voulait, selon l’Évangile, envoyer devant elle ses trésors. » Almachius montra d’abord quelque hésitation. Il envoya des officiers de justice au domicile de la vierge pour lui proposer de sacrifier aux idoles. Cécile leur répondit avec un calme céleste : « Citoyens et frères, écoutez-moi, vous êtes les officiers de ce magistrat, et, au fond de vos cœurs, vous avez horreur de sa conduite impie. Pour moi, il m’est glorieux et désirable de souffrir tous les tourments pour confesser Jésus-Christ, car je n’ai jamais eu la moindre attache à cette vie. Mais, je vous plains, vous qui êtes encore dans l’âge de la jeunesse, du malheur que vous avez d’être ainsi aux ordres d’un juge plein d’injustice. » A ces paroles si fières et si douces, les officiers ne purent retenir leurs larmes. La jeune fille continua : « Mourir pour le Christ, ce n’est pas sacrifier sa jeunesse, c’est la renouveler, c’est donner un peu de boue pour recevoir de l’or, c’est échanger une chaumière contre
SAINTE CECILE
un palais magnifique; tout ce que j’aurai donné à Dieu, il me le rendra au centuple. Croyezvous à ce que je vous dis là ? » Tous répondirent à la fois : « Nous croyons que ton Christ est le vrai Dieu. » Elle fit donc appeler Urbain, qui en baptisa plus de quarante.
Peu après, Almachius la fit comparaître devant son tribunal. Il frémit à la vue d’une victime si douce et si ferme, il ouvrit ainsi son interrogatoire : « Jeune fille, quel est ton nom ?
— Cæcilia... — Quelle est ta condition ? — Libre et noble. — C’est sur ta religion que je t’interroge. — Ton interrogation n’est donc pas précise, si elle donnait lieu à deux réponses.
— D’où te vient cette assurance? — D’une conscience pure et d’une foi sincère. — Ignores-tu que j’ai sur toi pouvoir de vie et de mort? — C’est toi-même qui ignores quel est ton pouvoir? Tu mens, tu peux tuer les vivants, mais non ressusciter les morts; tu n’es donc qu’un ministre de mort et non de vie. » Pressée de sacrifier aux dieux, Cécile refusa avec indignation. Almachius résolut de la faire mourir, ordonna qu’on la reconduisît à sa demeure, afin qu’elle y reçût la mort sans éclat et sans tumulte. Elle devait être enfermée dans sa salle de bains, appelée caldarium , que les exécuteurs auraient chauffée outre mesure, afin de l’y étouffer. La sainte y passa tout le jour et la nuit suivante. Son corps demeura invulnérable et une rosée céleste vint délicieusement tempérer les feux de cet ardent séjour.
Le proconsul, ayant appris le prodige, envoya un licteur avec ordre de trancher la tête de Cécile; mais son bras, mal assuré, ne put, après trois coups, abattre entièrement la tête de la vierge. Elle demeura étendue, baignée dans son sang. Une loi défendait au bourreau qui, après trois coups, n’avait pas achevé sa victime, de frapper davantage. Cécile demeura trois jours entre la vie et la mort, étendue dans sa salle de bains, souriant encore aux pauvres qu’elle aimait. D’un instant à l’autre ils s’attendaient à voir s’exhaler cette àme virginale, brisant les faibles et derniers liens qui la retenaient encore. La couronne était suspendue audessus de sa tête, elle n’avait plus qu’à étendre la main pour la saisir, et cependant elle tardait. Les fidèles ignoraient encore le délai qu’elle avait sollicité et obtenu de son divin Maître. Le troisième jour, Urbain pénétra dans la salle de bains, et ses regards attendris aperçurent sa fille bien-aimée étendue, comme l'Agneau du sacrifice, sur l’autel inondé de sang.
Cécile tourna vers lui ses regards pleins de douceur : « Père, dit-elle, j’ai demandé au Seigneur ce délai de trois jours pour remettre entre vos mains ces pauvres que je nourrissais et cette maison, pour être consacrée en église à jamais. » Puis elle rendit doucement son âme à Dieu.
Les fidèles ensevelirent la sainte martyre dans l’attitude où elle se trouvait, et, la nuit suivante, ils portèrent son corps au cimetière de Calixte, non loin de la sépulture de Valérien, de Tiburce et de Maxime.
Bréviaire Grimani (D. Guéranger).
ITALIE
ROME
Catacombes. Basilique transtévérine. — (178) Martyre de Cécile sou s Marc-Aurèle. Cimetière de Calixte. Souvenirs antiques. — (ivc siècle) Inscription de l’antique basilique. — (5qo) Le pape Vigile. — (5c)o) Saint Grégoire. — (vu® siècle) Itinéraires.- — (ôgôjSergius Ier. — (817-824) Les reliques retrouvées, la basilique reconstruite et ornée par Pascal Ier. — (xie siècle) Dédicaces d’autels. — (xne siècle) Travaux considérables, campanile, cloître, mobilier de l’église, portique et peintures. — (xm® siècle) Martin IV. Ciborium. — (xive siècle) Tombeau d’Hertford. Plan du Dittamondo; — (1414) de Sienne. — (1474) Plan Strozzi. — (xve siècle, 1541) Reconstruction du monastère par Maura Margalotta. — ( 1 586) Enlèvement des marbres du chœur, nouvelles peintures. — (1 588) Description d'Ugonio, gravure de Francini. — (1 5qg) Restauration de Sfondrate. — (i63o) Aquarelles de Barberini. — (1725) Restauration d’Acquaviva. — (182a) Restauration du cardinal Doria.
Gothefredi Panthéon
Ielon l’usage antique, lorsque Cécile eut rendu le dernier soupir, ses amis la portèrent hors de la ville et l’ensevelirent, comme on l’a dit, au cimetière de Calixte, non loin de l’orgueilleuse tour funéraire qui couvrait les cendres d’une de ses ancêtres. La chapelle dite « des Papes » fut le lieu de cette première sépulture; au fond, derrière l’autel, on montre un loculus à fleur de terre, qui reçut la précieuse dépouille et fut fermé lorsqu’on l’en retira L
A gauche de l’autel s’ouvre un couloir qui conduit dans une chambre plus vaste, éclairée par un lucernaire, que Calixte fit creuser pour y transférer le corps de la vierge. A gauche, on trouve en