‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 33 sur 343 · Garrucci, Storia dell’arte , pl. CXCXI · texte numérisé non relu

Garrucci, Storia dell’arte , pl. CXCXI

De Rossi, Roma sott., Il, p. 128.

SAINTE CECILE

Au-dessus de ce cimetière est la chapelle trichorale qu’a illustrée M. de Rossi, qu’on appelait ecclesia S. Cœciliæ et près de laquelle descendait l’escalier des cryptes1.

Nous donnons sur la même planche que la fresque des catacombes le fac-similé d’une inscription qu’on lit à Sainte-Cécile :

SANCTIS MARTYRIBUS TIBURTIO VALER1ANO ET MAXIMO, QUORUM NATALES EST XVIII KALEDAS MAIAS

Au ve siècle, la voie Appienne avait vu s’élever un nouveau sanctuaire au-dessus du cimetière de Prétextât; il répondait à celui qui s’élevait sur la droite en l’honneur de Sixte et de Cécile, et fut destiné à recevoir les sarcophages de Tiburce, de Valérien et de Maxime. L’inscription votive de grande dimension qu’on vient de lire nous en conserve le souvenir2. Cette église en ruine est circulaire avec cinq tribunes3; elle fut restaurée par Adrien Ier, comme le livre pontifical nous l’apprend : « ecclesiam b. Tiburti et Valeriani atque Maxirni, seu basilicam s. Zenoni uno cohærentes loco renovavit. »

Les souvenirs antiques de Cécile ne se bornent pas à ceux-ci. Canina a découvert les traces du pagus mentionné dans les mémoires de saint Urbain au 40 mille de la via Appia, et c’est précisément la distance marquée aux actes de sainte Cécile. Dans cette région, il y avait de fastueuses villas au milieu desquelles on a trouvé de précieux monuments chrétiens4.

Une maison à Tusculum5 porte encore le nom des Cæcilii qui leur est attribué à cause d’une peinture ayant trait à l’histoire de cette famille. L’opulence de ses habitants est attestée par la découverte qu’on y fit d’un vase admirablement sculpté et d’un grand style, et de stucs d'une bonne époque6 avec traces de dorure.

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