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Au 5e mille de la via Appia, Canina a relevé les ruines de la villa des Quintilii, qui plus tard servit à l’empereur Commode. Il croit qu’originairement elle appartenait aux Cæcilii et qu’elle fut léguée par Q. Cæcilius à Pompinius Atticus1. Il donne comme preuve la présence d’un tombeau de ce Cæcilius, lequel, d’après l’usage, devait confiner avec une propriété de la famille.
Le livre pontifical2 parle au vin0 siècle d’un patrimoine situé au 5e mille de la voie Tiburtine qui fut légué à saint Pierre et dans lequel « oratorium S. Ceciliæ esse dinoscitur ». Le pape Zacharie (742) y fit des travaux et des agrandissements considérables, il l’enrichit de peintures3. Ne faut-il pas voir dans ses souvenirs l’existence d’une des villas des Cæcilii, qui vit l’enfance de la jeune vierge?
Le monument le plus intéressant pour l’histoire de Cécile est assurément le palais qu’elle habitait au Transtévère, qui fut témoin de son martyre et qui, sur son désir, transformé en église, conserve encore ses reliques. Il est digne de la plus pieuse attention.
Du temps d’Auguste, l’enceinte de Servius Tullius enveloppait la région transtévérine de Rome, rejoignait au sommet du Janicule la forteresse qu’avait fait bâtir Ancus Marcius; cette région était alors inhabitée et occupée par le bois des Césars; Auguste y avait fait creuser, pour un combat naval en pSe, un vaste bassin qui fut ensuite comblé et remplacé par des jardins.
En descendant vers le Tibre, on trouvait le temple et le bois de Furina que l'histoire mentionne à propos de la mort de Caïus Gracchus, puis le tombeau de Numa, un grand et superbe monument4. Le palais des Cæcilii s’éleva plus tard au sud-ouest de cette enceinte et le long de ses vieux murs. Lorsqu’on venait du Tibre, après l’avoir traversé sur le pont Sublicius, on suivait une longue rue qui aboutissait à ces demeures, et à une rue qui longeait leur façade pour conduire