‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 35 sur 343 · Desobry, Rome au siècle d’Auguste, I, p · texte numérisé non relu

Desobry, Rome au siècle d’Auguste, I, p

ROME. — TRANSTÉVÈRE

à la porta Campana1. Ces habitations étaient sans doute ornées de portiques.

Ce quartier était richement habité; il possédait peut-être des thermes, comme semble l’indiquer un vase de bronze pour chauffer l’eau qu’on a trouvé dernièrement près de la basilique, à côté du monastère, dans la partie affectée aux écoles publiques2. Son opulence ressort même des restes du palais antique qui nous ont été conservés, notamment le beau canthare de marbre qu’on voit dans la cour de l’église et qui dut jadis orner un des atria du palais cécilien, les belles colonnes du portique, celles qui partageaient les nefs de l’église, quoiqu’on les fasse provenir de je ne sais quels thermes3. Le cloître possède des chapiteaux composites et ioniques qui servent aujourd’hui à en former une des galeries et qui paraissent remonter à une époque reculée. Mon grand-père a relevé en 1 8o3, dans l’église, un chapiteau antique que nous avons gravé dans nos planches. A priori, surtout à Rome, ces pièces doivent être considérées comme appartenant originairement au lieu qu’elles occupent.

Un reste certain du palais que nous étudions est le caldarium qu’arrosa le sang virginal de Cécile. Les actes et les ruines réunissent ici clairement leur témoignage4. Cette salle, longtemps oubliée, fut retrouvée par Sfondrate qui, en fouillant le sol, remit à jour une des chaudières et des tuyaux de plomb. La chaleur était propagée le long des murs par des tuyaux de briques creuses de 6 centimètres de largeur intérieure. Le caldarium de Sainte-Cécile a 2m,a5 de largeur, et environ 8 mètres de longueur. Les briques creuses des parois sont interrompues par la porte et par la niche où l’autel est placé. Il est possible que cette niche soit antique. Mazois5 rapporte un exemple de bains domestiques, d’après lesquels on peut essayer de compléter ce qui nous manque ici.

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