‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 49 sur 343 · Ugonio le qualifie de « grande che tocca la chiesa · texte numérisé non relu

Ugonio le qualifie de « grande che tocca la chiesa

SAINTE CÉCILE

server cette inégalité aux côtés de l’atrium et nous avons rétabli la régularité du plan.

On observera aussi que la frise en mosaïque de l’architrave du portique ne couronne qu’incomplètement les pilastres d’ante, que le dernier médaillon n’est pas dans l’axe du pilastre, et que l’extrémité de la frise est achevée en peinture, d’oü il résulte que nous ne pouvons prendre ce point de départ pour nos portiques latéraux. On verra sur nos plans la disposition que nous avons adoptée.

Nous avons gravé en détail ce portique et sa mosaïque (pl. V). Les médaillons de la frise sont séparés par un courant de rinceaux sur fond bleu et or alternativement; ces arabesques sont contournées de rouge1. Le médaillon au milieu des travées porte une croix d’or à branches égales, le médaillon central porte suspendus aux bras de sa croix d’or l’A et l’û. Dix autres médaillons à fond gros bleu contiennent les effigies de martyrs dont plusieurs reposent sous la confession. En commençant par la gauche, c’est d’abord : saint Urbain (S. V.) avec une mitre blanche et une chasuble pourpre, saint Tiburce (S. TIB.), saint Valérien, dont le sigle déformé l’a fait prendre pour une double image de Cécile, sainte Cécile (S. C.) avec une sorte de serre-téte duquel s’échappent des cheveux bouclés, sainte Agathe (S. A.) avec un voile, enfin saint Lucius (L. V.) avec un costume analogue à celui de saint Urbain; les mosaïques sont assez grossières, à touches heurtées et sans modelé. Nous avons rétabli au-dessus de cette architrave, dans le style du xne siècle, le reste de l’entablement qui n’existe plus.

Les mosaïques étaient réservées pour l’extérieur et les fresques plus fragiles et résistant moins aux intempéries s’étendaient à l’abri du portique. Nous n’en possédons plus qu’un fragment, qu’on a transporté dans l’église, et pour tout le reste nous sommes obligé de les décrire d’après les aquarelles qu’en a fait prendre le cardinal Barberini, au commencement du xvne siècle.

Sur le mur de retour, à gauche en entrant, une fresque, mutilée alors, laissait apercevoir différents saints; sur le devant de la scène, une sainte tenant un livre2. Sur la paroi du fond, façade de l’église,

1. Barbier de Montault, Revue de l’art chrét., 1888, J p. 5'2, tirage à part.

De Rossi, Mosaici.

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