‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 5 sur 343 · Armellini, Le chiese di Roma · texte numérisé non relu

Armellini, Le chiese di Roma

L’église est toute remplie de son souvenir; sur le haut de l’arc triomphal, on lit : « Xistus episcopus plcbi Dei. » Sur la porte d’entrée, les savants du xvie siècle pouvaient encore déchiffrer cette épigraphe écrite en mosaïque et à demi détruite : « Virgo Maria , tibi Xistus nova tecta dicavit *, » etc.

On établit des différences de style entre les mosaïques de la nef à sujets bibliques et celles de l’arc triomphal ; on remarque, par exemple, que dans les premières les anges n’ont pas de nimbe et qu’on leur en a prêté dans les secondes.

Panvinio (De septem ecçl.) cite un auteur anonyme qui dit qu’elle fut appelée du nom de Sixte 3.

Cependant Hubsch, d’après la construction, regarde l’église actuelle comme en grande partie celle du iv° siècle 3.

Après l’avoir sinon refaite, du moins restaurée, ornée d’impérissables peintures, Sixte la combla de richesses; il lui donna un autel d'argent du poids de 3oo livres, des patènes, des scyphi d’or et d’argent, dix calices ministériels, des amæ, des couronnes de lumière, candélabres, encensoirs, etc.

La basilique était déjà pourvue d’un baptistère, où il mit, comme on en voyait au Latran, un cerf d’argent vomissant l’eau dans la piscine ; il y offrit aussi des vaisseaux d’argent pour le baptême. Autour de la basilique, à laquelle on parvenait par de beaux perrons, étaient groupés les services ordinaires, un bain, un triclinium pour les cènes, etc. Il ajouta des biens-fonds pour entretenir dignement le culte 4.

Symmaque, suivant le livre pontifical, apporta quelques travaux à la basilique (498).

En 524, le pape Jean témoigna de sa piété envers la sainte Vierge en offrant à sa basilique les présents que l’empereur Justin lui avait faits et qui consistaient en vases précieux3.

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