‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 57 sur 343 · Gravure de 1596 : voy. pl. LUI · texte numérisé non relu

Gravure de 1596 : voy. pl. LUI

S. Urbano-alla-Caffarella. — L’iconographie de sainte Cécile nous conduit à S. Urbano-alla- Caffarella, temple antique converti par Pascal Ier en église, où le moyen âge disposa, pour la décorer, des fresques dont nous avons encore les restes1. Les souvenirs de saint Urbain sont tellement mêlés à ceux de notre vierge, qu’elle devait intervenir aussi dans les sujets choisis par le peintre, quoique le sanctuaire ne lui fût pas spécialement consacré. Nous avons gravé les panneaux qui lui appartiennent, en indiquant la place qu’ils occupent sur un plan général. Ces fresques, fort ruinées, ont dû être, restaurées dans notre gravure, non d’après les aquarelles de Barberini, peu fidèles, ni d’après les gravures de d’Agincourt, mais sur des dessins coloriés qu’en a pris pour nous M. Porta (pl. XVI et XVII).

Entre deux colonnes ioniques, dont le linteau porte le nom Cecilia , on voit d’abord la sainte qui exhorte son époux et qui le persuade d’aller trouver saint Urbain. La seconde scène montre saint Valérien et saint Urbain à genoux sous un ange qui déploie une légende au-dessus de leurs têtes, puis le jeune homme qui reçoit l’eau baptismale. Au-dessous, dans la même travée, Cécile et Valérien apparaissent avec des nimbes timbrés de leurs noms, Tiburce en est encore dépourvu; celui-ci se rend aux conseils de son frère et va à son tour recevoir du pontife l’eau régénératrice.

Un autre compartiment en face est plus particulièrement consacré à Cécile; les saints frères ont été arrêtés, mis à mort, l’héroïque vierge reste seule pour lutter contre les persécuteurs; elle paraît devant le prétoire, où Almachius, en entendant ses réponses, fait un geste d’étonnement. Derrière lui, on la voit qui distribue son bien aux pauvres ; au-dessous, naïvement représentée à genoux sous le glaive, dans, le caldarium, elle attend le coup mortel. On remarquera que le peintre a mieux compris qu’011 ne fit plus tard, au moyen âge, la disposition de ce bain, qu’il copia exactement sur les usages antiques, en supposant l’hypocauste et un serviteur qui chauffe la fournaise à l’extérieur de la salle. La dernière scène se rapporte à l’ensevelissement de Cécile, dont le

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