‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monumentsChapitre 172 sur 203 · Rohault de Fleury, L’Evangile , PL IX · texte numérisé non relu

Rohault de Fleury, L’Evangile , PL IX

derrière la maison de Zacharie et quelquefois une servante qui soulève le voile de l’entrée.

A Oxford, à la Bodléienne, une Visitation nous paraît de la même époque.

Nativité de saint Jean-Baptiste (PL 1, II, III). — Cependant, dit saint Luc, le temps où Elisabeth devait accoucher s’accomplit et elle enfanta un fils; les parents et les voisins à cette nouvelle vinrent la féliciter. Tout le monde était dans l’admiration, et les merveilles qu’on vit paraître à la naissance de Jean-Baptiste se répandirent dans tout le pays, et tous disaient : « Que pensez-vous que sera cet enfant i car la main de Dieu est visiblement avec lui. »

Les prêtres et les parents de Zacharie, qui devaient circoncire l’enfant et honorer de leur présence cette circonstance solennelle, furent donc réunis selon l’usage. On jugeait qu’un enfant né sous de si heureux auspices devait être digne de porter le nom de son père, et on convint de lui donner celui de Zacharie. Mais Elisabeth, sans doute sous l’inspiration divine, prit la parole : « 11 n’en sera pas ainsi, mais il sera appelé /ciT/;. » On lui répliqua : « 11 n’y a personne de ce nom dans la famille. »

dépendant Zacharie, toujours plongé dans le mutisme, suivait avec anxiété cette discussion et il écrivit sur des tablettes : «Jean est son nom». Au même moment, sa langue est déliée et il en profite pour bénir le Seigneur et entonner l’hymne d’actions de grâces et de prophétie.

Nous trouvons cette scène rappelée dans une vignette du sacramentaire de Drogon ‘ (Latin 9428), dans une majuscule D. Nous y voyons dans le haut Elisabeth couchée et entourée de femmes qu viennent la féliciter de son bonheur, dans le bas les amis de Zacharie qui l’entretiennent de la question du nom. Zacharie assis écrit sur ses tablettes, puis représenté au-dessus par un autre personnage, il se redresse, sort de son long silence et éclate en bénédictions pour le Seigneur. Cette double idée est rendue avec la touche magistrale que nous avons si souvent admirée dans ce manuscrit. (PL 1.)

Nous avons dans les ruines d’une chapelle de la

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