I. P. Cahier, Nouveaux mélanges, miniatures, p
SAINT JEAN-BAPTISTE
première moitié du xii® siècle, à Cantorbéry, des peintures bien conservées, qui ornent une coupole, les pendentifs et leurs arcs doubleaux *. Sur une de ces voûtes se développe la scène de la nativité de saint Jean ; à gauche Elisabeth est couchée devant la maison, elle tient d’une main le nouveau-né et de l’autre une légende avec cette inscription : Sed vocabitiir Johannes ; les assistants font des gestes d’étonnement ; à gauche paraît Zacharie encore muet qui répond à ses amis en inscrivant sur un rouleau les mots suivants ^ Johannes est nomcn eins; au-dessus de ce tableau on lit encore : Iste puer magmis coram Domino et Spiritu Sancto replehitur .
Parmi nos manuscrits grecs de la bibliothèque Nationale nous notons le 1528 (p. 198) qu’on attribue au XII® siècle, et qui figure Elisabeth étendue sur son lit devant un fond d’architecture, et sur le premier plan une femme baignant l’enfant.
Le beau codex italien (115) nous offre pour le XIII® siècle deux miniatures de la nativité. Elisabeth couchée se retourne pour écouter les félicitations de ses amies, sur le devant une large table avec des plats, le lavabo de l’enfant et trois servantes. Ces miniatures ou pour mieux dire ces dessins sont gracieux, assez corrects et rehaussés par de légères teintes plates. Un tableau est attribué à la seconde partie de la scène. Zacharie tient son enfant sur les genoux pendant que ses amis viennent proposer de lui donner son nom. Une femme de service écoute en soulevant la draperie derrière Zacharie. (PI. III.)
Le XIV® siècle suivit les données de ses devanciers ; il nous présente Elisabeth couchée, la tête appuyée sur un bras, tenant le petit saint Jean dans ses bras ou le confiant aux femmes qui vont le porter à Zacharie, Zacharie écrivant sur ses tablettes ; en avant le lavabo. Sur la grande miniature du Latin 757, Jean porte déjà la tunique de peau de chameau. Nous avons disposé sur nos planches ces images qui en feront juger. (PI. III.)
Massacre des Innocents. — Saint Jean, contemporain du Sauveur, était menacé par l’édit de proscription d’Hérode contre les enfants, édit si implacable que, selon Macrobe, un des fils même