I. Archxological album, I, p. 2.), 1B
d’Hérode tomba sous les coups de ses émissaires. — Où avez-vous caché votre fils ? dirent les soldats à Zacharie. — Je ne sais pas où est mon fils. — Ils revinrent vers Hérode qui fait éclater sa colère : « Eh ! quoi, s’écria-t-il, est-ce que cet enfant doit régner en Israël ? Zacharie ne sait-il pas que tout son sang peut m’en répondre.?» Les soldats rapportèrent les paroles à Zacharie : « Dieu m’est témoin, répondit-il, que je ne sais où est mon fils. Versez mon sang, vous le pouvez ; Dieu recevra mon âme, car vous répandez le sang innocent. »
Zacliarie fut égorgé contre l’autel pendant l’exercice de ses saintes fonctions. Tel est le récit que nous puisons dans le protévangile de saint Jacques, dans saint Pierre d’Alexandrie, Nicéphore et Cedrène, moine grec du xi® siècle'.
Pendant ce temps Elisabeth, disent les traditions, fuyait avec son précieux enfant. On dit que dans le désert elle obtint qu’un rocher s’ouvrît, pour la cacher avec saint Jean.
Ces sujets ont été représentés dans notre Grégoire de Nazianze de la bibliothèque Nationale. Au folio 137 nous voyons le massacre des Innocents et le meurtre de Zacharie*. Hérode commande le massacre et à droite un soldat marche contre unefemme en manteau violet, qui serre son enfant dans ses bras et le cache dans une caverne. Au-dessus de la femme, on lit eaicaBHt; au-dessous de l’enfant O nPOAfrjWOc. Le même manuscrit au folio 215 reproduit cette scène sur une très grande échelle, mais avec infiniment moins d’art et d’harmonie.
Le DÉSERT (PI. Vlll). — L’Evangile n’a que quelques mots pour rappeler l’enfance et la première jeunesse de Jean-Baptiste ; saint Luc écrit seulement : « Puerautem crescebat etconfortatur Spiritu; « et erat in desertis usque in diem ostentionis suæ « ad Israël (i, 8o) ». On ignore à quel âge exact il se retira dans le désert, mais d’après le mot plier il est certain qu’il n’était pas sorti de l’enfance.
La scène du départ du toit paternel est une fiction des peintres modernes. Filippo Lippi dans les fresques de Prato, Garofalo à San-Salvatore de Bologne, André del Sarto ont traité ce sujet.