I. Zæ I, Pt- LXXXI
SAINT JEAN - BAPTISTE
disant : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me suis complu. Et Jésus avait en ce moment environ trente ans »
Cimetières chrétiens. — Les images du baptême du Sauveur sont innombrables, elles ne sont pas moins remarquables par leur antiquité que par leur multitude. Elles semblent même dans les catacombes avoir été quelque peu affranchies des lois d’Arcane sous lesquelles vivait l’iconographie primitive. Dès la fin du ii® siècle, à la chapelle des sacrements, nous voyons un personnage avec le costume des philosophes, une épaule découverte qui tient un rouleau de la main gauche et impose la main droite sur la tête d’un jeune homme d’une stature inférieure à la sienne ; sur un autre de la même chapelle, Jean-Baptiste vient d’infuser l’eau sur la tête de l’enfant qui en est tout inondé.
Sur un des plus anciens cubicula de la crypte de Lucine, il semble que l’action soit achevée et que saint Jean aide le Sauveur à sortir du bain sacré en lui tendant la main; ici pour la première fois la colombe éclaire certainement cette scène et représente le Saint-Esprit. (PI. VI.)
Sarcophages. — L’iconographie antique du baptême s’est manifestée aussi sur les sculptures des sarcophages. Le Sauveur est toujours représenté sous la forme d’un enfant plus jeune même que dans les fresques précédentes. On peut en voir des exemples sur un sarcophage du Latran, à Ancône, à Madrid, sur deux marbres conservés à Arles. Dans le musée de cette ville on croit reconnaître dans le vêtement qui couvre seulement l’épaule gauche du Baptiste, la peau de chameau de saint Jean. A Ancône, sur un sarcophage publié par Mabillon, on signale un témoin. L’imposition de la main paraît partout comme dans le joli tympan de Junius Bassus. (PL XIII.)
Hpoqne Justinienne. — Avec les premiers artistes byzantins, la représentation du baptême devient plus claire, plus monumentale, et nous offre de nouvelles données. Au sommet de la coupole du baptistère de Ravenne on peignait au v® siècle cette scène avec des traits dont personne n’a sur-