I. Macakius, Agioglypla, traduction de Garrucci
l’our les colombes nous ne pouvons oublier l’arc de S. Michèle de Kavenne, oii les colombes s’élèvent de chaque côté vers l’Agneau.
a. Nicoi.aï, Dcllc hasilica di S. Paolo, p. 185.
A Ravenne nous avons dans un médaillon de saint Vital un Agneau entouré d’une couronne de fleurs et de fruits, et nous le saluerons encore à Saint- Apollinaire auprès de sainte Agnès dont il forme pour la première fois la caractéristique. N’oublions pas dans cette ville si féconde en antiquités chrétiennes le sarcophage du tombeau de Gallia Placidia, l’un montrant l’Agneau divin (PI. XX) accompagné de deux autres agneaux qui rappellent saint Pierre et saint Paul, et celui placé devant une croix où reposent les oiseaux du ciel* . Nous avons rappelé aussi la belle figure de saint Jean qui forme le centre de la chaire de saint Maximien (545-556). (PI. XIII.)
La Gaule ne restait pas étrangère aux œuvres d’art, et il semble que l’Agneau y décorait les tabernacles. Fortunat envoyait à Félix, évêque de Bourges, une inscription qui le prouve :
Qjtani hene jnncta decent, sacrati ut corporis Agni Margaritum ingens aurea doua ferant.
Un agneau était figuré sur le pupitre de sainte Radegonde
Les monuments deviennent rares au vu® siècle où les prescriptions du concile de Trullo, même en Occident, semblent avoir eu une certaine influence L
Nous avons dans le missel de Bobbio qu’on fait remonter à cette époque et où le symbolisme de
l’Agneau est ainsi exprimé. « Obtemperans
Agnum immaculatum (sic) imaginari, quum in figura ovis tui D. N. J.-C. immolât, dum ait ecce Agnus Dei. »
Pour l’époque carlovingienne nous rappellerons les mosaïques, qui représententl’apocalypsecomme à Sainte-Praxède, à Sainte-Cécile, à Saint-Marc. Dans nos manuscrits, lesévangéliaires de Chartres, de Soissons, la description de Florus d’une peinture de Lyon, la nappe d’autel décrite par La Mure, le coffret dohné à la cathédrale d’Astorga par Alphonse-le-Grand (866)^, (PL XXL)