De Bastard, Matériaux archèol., VII
avons réunies dans notre monographie de saint Jean.
Au xP siècle l’usage s’établit de représenter l’Agneau dans la volute des crosses d’ivoire, la volute était terminée par une tête de serpent qui le menace ; nous avons des crosses de ce genre à Ravenne, au Vatican, à Namur, à Nuremberg, à la cathédrale de Fulda, dans les collections Stein, Basilewsky, etc'.
Les apocalypses romanes nous fournissent un important contingent. Elles ouvrent ici une suite de manuscrits de st^de espagnol que xM. Delisle nous a signalés et qu’il groupe sous le nom de Beatus -, auteur présumé du commentaire. Le premier qui s’offre à nous est celui de Saint-Sever, (Latin 8878) écrit de 1028 à 1072^. Les gloires de l’Agneau y sont bien rendues ; on le voit sur son trône, dominant le firmament et les tempêtes déchaînées sur la terre, on le voit victorieux de la bête, avec des anges qui chantent sa louange en tenant des mandolines, on le voit dans sa cour céleste au milieu des apôtres.
Au même groupe se rattache une nouvelle acquisition de la bibliothèque Nationale (nouv. acq., Lat. 2290); admirons la belle composition du P S7 qui représente un vaste cercle (PL XXVj soutenu par les anges et qui figure au centre l’Agneau crucifère. Rapprochons aussi, quoiqu’il soit d’un âge plus moderne, le manuscritdes nouvelles acquisitions, latin 1366. x\u P 133 nous y remarquons l’xVgneau qui de sa patte courbe devant lui un 4)uissant du monde : mansiictndo Agtii dcviticif supcrhiam mntidi. (PI XXVI).
Nous renvoyons pour le xiP siècle à plusieurs monuments que nous avons gravés dans la messe, tels que l’autel de S. Maria d’ara cœli, l’autel de S. Cataldo à Païenne, un fragment d’autel sur lequel on lit ; Agmis Dci.
Les portails des églises forment un chapitre de l’iconographie de l’x\gneau, comme on le voit à Notre-Dame de Girolles^, à Charlieu à Tets-