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ROME
S.-Aiid/'i-ii Cotabarharct Pafriciii ' J^l. 1 . — l.e pre. niier sanctuaire dédié à Rome à notre apôtre fut la basilique de Junius Bassus, que l’on christianisa. M. de Rossi a jeté de grandes lumières sur son histoire - ; à l’aide de l’inscription qu’il a retrouvée intégralement : Junius Bassus v. c. consul orJiuarius propria impcusa a solo fccit et dcdicavit fidicifcr, il a retrouvé que ce personnage est le fondateur et que son titre doit nous reporter à la date de ^17. 11 poursuit l’histoire de l’éditice dans l’inscription qu'on lisait sous la mosaïque :
Ha'c fibi mois Valila’ devovit praulia Xpe Cui iestator opes defulit illc suas.
D’après le style de cette épigraphe, nous devons en rechercher l’auteur au iv'" siècle, ce qui concorde avec la date du consulat mentionné.
^’alila légua à l’Hglise romaine un vaste patrimoine qui comprenait la salle dont nous nous occupons et que le pape Simplicius disposa en église chrétienne sans changer la décoration, mais en peignant l’abside d’une mosaïque.
Nous avons peu de souvenirs des travaux pendant le moyen-âge. Nous savons que sous Léon III on refit la charpente et qu’on rétrécit la largeur des fenêtres.
L’édifice ne nous laisse maintenant que quelques pans de murailles près de Sainte-Marie-Majeure, mais nous avons de nombreux dessins et descriptions qui nous le rappellent, ceux de S. Gallo, Bufalini, Llgonio, Ciacconi. Nous avons surtout plusieurs dessins de l’abside, celui notamment de la bibliothèque Nationale conservé dans les papiers de Millin et qui semble avoir fait partie de la collection Barberina auquel il fait défaut. En le comparant aux aquarelles de cette bibliothèque, nous