Tome H
I^LANCIII
B — Ardhanàri (à gauche) et Hari-Hara (à droite) a Mavalipuram (Dharmaraja ratha, Vll“ siècle).
l’iconographie SIVAÏTE
Cette division a quelque importance car, à part des cas exceptionnels provenant d’une erreur de l’artiste, ces emblèmes ne sont jamais intervertis ; mais Siva ne porte que deux de ces emblèmes, à savoir :
la hache fà droite) et l’antilope (à gauche), la hache (à droite) et la corde (à gauche), le tambour (à droite) et l’antilope (à gauche), le tambour (à droite) et la corde (à gauche).
La hache (maju) et l’antilope (màne) sont des emblèmes de Siva conformément à la légende suivante :
Lorsque Siva vint dans la forêt de Taruka, sous la forme d’un mendiant, les femmes des Richis s’éprirent de lui et faillirent perdre leur vertu. Les Richis furieux creusèrent un trou d’où ils firent sortir par leur pouvoir magique un tigre qui se précipita sur le Dieu. Celui-ci s’empara du tigre, l’écorcha et se revêtit de sa peau. Les Richis envoyèrent contre lui une antilope, mais Siva la prit et la garda dans sa main gauche. Ils lancèrent alors contre le Dieu, une hache rougie au feu, que le Dieu garda comme insigne dans la main droite.
En sanscrit la hache s’appelle paraçu, aussi le Dieu porte le nom de Paraçupâni.
De nos jours, on donne à la hache la forme d’une massue (gahhâ) et elle affecte l’aspect de l’insigne appelé ankucham dont nous parlerons plus tard.
Le tambour que Siva tient à sa main droite est l’oudoukaï (en sanscrit: damaru) dont se servent les religieux mendiants.
Par sa forme (qui est celle de l’hyperboloïde à une nappe) il rappelle le sablier ou le jouet connu en France sous le nom de diabolo.
Enfin, la corde (pàcham,du sanscrit pàça) est un emblème de souverainelé universelle. Dans les temples anciens, c’est une sorte de petit anneau que le Dieu lient en y introduisant