Tome II
Flanciii
Siva (monté sur Nandi). Image moderne.
l’iconogbaphie sivaïte 33
Plusieurs auteurs ont confondu Siva bandant son arc avec Rama ou Arjuna.
Dakshinâmûrti. — La planche X représente Siva sous la forme de iJakshinâmourti (sanscrit : Daksinâmûrti). Celui qui est appelé Mahâ Yogi (le grand ascète) est assis sur une peau de tigre dans la pose appelée « Yôgâsana », c’est-à-dire à la manière des Yogis, sous un arbre Vannimaram qui croît au sommet d’un tertre. Une sorte de ceinture (angostramou Bahu paddaï) retient son genou. Son abondante chevelure tombe sur ses épaules. Comme un « guru » il prêche sa doctrine aux disciples réunis autour de lui (1).
Historique. — Cette image est, à notre avis, très intéressante à cause de ses ressemblances incontestables avec la
(I ) Dans le Bhâgavata Purâna (traduction de Burnouf),L.IV, chap. VI, on trouve le récit suivant :
« 31. Les dieux aperçurent un figuier...
« 32. 11 avait cent Yôdjanas de haut, ses rameaux en avaient soixante « et quinze de large ; il projetait autour de lui une ombre immobile ; « il n'était l’asile d'aucun nid et n’était jamais atteint par la chaleur.
« 33. Sous cet arbre, né de la grande contemplation du Yoga, et qui « est le refuge de ceux qui désirent le salut, les Suras virent Siva assis « et semblable au Dieu de la mort qui aurait déposé sa colère.
« 34. Il se montrait dans son apparence paisible, servi par Nandana « et par d’autres grands Siddhas, calmes comme lui-même, et il avait « assis à ses côtés son ami (Kuvêra), le chef des Gudhyakas et des « Rakchas.
« 35. Le Seigneur suprême, marchant dans la voie de la science et des K austérités du Yôga, accomplissait, dans son affection pour l’univers « qu'il aime, le salut des mondes.
« 36. Il portait le Linga recherché des pénitents, un bâton, des cen- « dres, une épaisse touffe de cheveux, une peau d'antilope et le disque « de la lune, son corps était de la couleur de la chaux rouge.
« 37. Il était assis sur le siège des ascètes, siège fait de I herbe Darbha ; < et il expliquait à Nàrada qui l’avait interrogé, le Vêda éternel, pendant « que les sages écoutaient.
« 38. Il avait placé sur sa cuisse droite le lotus de son pied gauche, « sur son genou (gauche) son bras (gauche) et sur la partie antérieure « de son bras (droit) son chapelet ; sa main droite faisait (le geste « appelé) le Sceau du raisonnement. »