Tome II
Plaxciie
A. — Aroumougam iSoubramaniar). Image moderne.
B. — Soubramaniar à Mavalipuram (Vil® siècle).
A droite sur le Dharmaraia ratha ; à gauche dans la cave de la Trimùrti.
l’iconographie sivaïte
Historique (1). — Dans le Sud de l’Inde on ne rencontre jamais dans les temples Pallavas et Cholas de divinité accompagnée d’un paon ou portant les insignes par lesquels on distingue Soubramaniar dans l’art moderne. Nous avons vu que l’image de Sumaskanda (PL. XIII, B) élait extrêmement multipliée dans les templesPallavas.Soubramaniar(Skanda) y figure comme petit enfant posé sur les genoux de Pârvalî (Umà). On peut se demander si Soubramaniar adulte était représenté à l’époque des Pallavas. Il existe à Mavalipuram (bas-relief de gauche de la façade est du rez-de-chaussée du Dharmarâja-ratha et image au fond’ du sanctuaire le plus septentrional de la cave de la Trimourti) et à Tricbinopoly un Dieu que nous n’avons pu identifier avec aucune divinité moderne. Un grand nombre de raisons nous portent à croire que cette image représente Soubramaniar, mais d’une façon bien différente de la manière actuelle. Il a quatre bras et tient des insignes difficiles à distinguer (PL. XVIII, B).
Sur le Gopuram de l’Est à Chidambaram, qui date du xiii® siècle, on trouve dans une niche une statue d’Indra monté sur son éléphant (Voir PL. XL, A). Le Dieu porte les mêmes insignes que ceux qui caractérisent Soubramaniar dans l’iconographie moderne. Cela est logique |)uisque ces emblèmes, le double trident et les trois carrés étincelants, sont l’image de la foudre (vajra) et que Indra était considéré autrefois comme le Dieu du firmament qui lance la foudre. Il semblerait donc que les emblèmes d’Indra aient été affectés après le xiii*’ siècle à Soubramaniar. En outre, les deux lemmes de Soubramaniar sont montées l’une sur un éléphant, l’autre sur un lion ; or l’éléphant est la monture d’Indra, et le lion celle d’Indrànî son épouse.
(1) Soubrahmaniar est r^présonté trois Cois à Ellora : I® .\u fond de la cave « des avatàrs »; 2° dans la cave « Ratneçvaram >> ; 3“ sur la façade du petit gopuram qui forme l’entrée du Kaïlâsa où on le voit monté sur son paon dans une série de bas-reliefs consacrés aux Dieux védiques Il semble considéré à Ellora comme une divinité secondaire et ne porte aucun des insignes dont nous avons parlé.