‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 27 sur 85 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L’aspect de Vîrabhadra est terrifiant (fig. 13). Il est orné de colliers de têtes (munda-mâlâ) ; des flammes sortent

Fig. 13. — Vîrabhadra.

de sa chevelure ; des crocs redoutables soulèvent ses lèvres qui sont surmontées de fortes moustaches. Il porte les insi-

fice; rendons-nous y également, ô Vàma (Çiva), si tel est ton désir :

15. Ainsi pressé par sa femme, Giritra, l’ami de ceux qui lui sont attachés, lui répondit en souriant, rappelé au souvenir des paroles injurieuses, semblables à des flèches acérées, dont le Pradjâpati l’avait blessé en présence des créateurs de l’univers.

24... Tu ne dois pas, quoique tu sois sa fille, avoir d’égards pour Dakcha ton père, qui me hait, ni pour ceux qui lui sont dévoués. C’est lui qui, au temps du sacrifice des Créateurs de l’univers, où je m’étais rendu, m’injuria par des paroles outrageantes que je ne méritais pas.

Chap. IV. — .3... le cœur déchiré par la colère et le chagrin, Satî, poussant de violents soupirs, se rendit à la demeure de son père, l’esprit

l’iconographie sivaïte

gnes de Siva, mais il se distingue de ce dernier et des autres Dieux parce que ses bras principaux sont armés d’une épée et d’un bouclier (kédayam ou parisaï). A côté de lui se tient, les mains jointes, Takène avec une tête de bélier.

égaré par sa passion de femme, et abandonnant celui qui, chéri des hommes vertueux, lui avait donné par affection la moitié de son propre corps.

6. Elle entra dans l’enceinte du sacrifice, dans ce lieu aimé des Richis d’entre les Bràhmanes et de tous les Immortels, où l’on frappe la victime consacrée par la récitation des Vêdas. et où se trouvent les instruments de la cérémonie, faits d’argile, de bois, d’airain, d’or, d’herbe Darbha et de peaux.

7. Quand elle fut entrée, aucun des assistants n’osa, dans la crainte de blesser celui qui célébrait le sacrifice, accueillir avec respect la Déesse dédaignée de son père...

9. A la vue de ce sacrifice, auquel Rudra ne prenait point part, et du manque de respect que Dakcha son père témoignait au divin Vibhu (Çiva), la Déesse souveraine, méprisée, donna cours, au milieu de l’assemblée, à son indignation, comme si elle eût voulu consumer les mondes par sa colère.

24... Après avoir accablé d’injures Dakcha au milieu du sacrifice, elle s'assit par terre en silence, en se tournant du côté du Nord ; puis ayant porté de l’eau à ses lèvres, et s’étant enveloppée dans son vêtement de soie de couleur jaune, elle ferma les yeux, et entra dans la voie du Yôga.

Chap. V. — 1... Ayant appris par Nàrada la mort de Bhavànî, dont les dédains du Pradjâpati étaient la cause, et la défaite de la troupe de ses serviteurs, Bhava en ressentit un courroux sans bornes.

2. Furieux, se mordant les lèvres, celui qui porte le fardeau des mondes, le Dieu redoutable, se leva tout à coup en poussant un rire sourd ; et arrachant la touffe de sa chevelure, dont la lumière terrible ressemblait aux éclats du tonnerre et du feu, il la lança contre terre.

3. De cette touffe sortit un géant dont le corps touchait au ciel, armé de mille bras, au teint sombre, dont les cheveux brillaient comme trois soleils, aux dents larges, ayant des cheveux semblables à un feu llamboyant, portant une guirlande de crânes et des armes de diverses espèces prêtes à frapper.

4. 11 s’écria les mains jointes : Que faut-il que je fasse? et le bienheureux chef des Bhùtas lui répondit: « Détruis, guerrier redoutable, Dakcha et son sacrifice. Tu es le chef de mes braves, une portion de moi-même. >>

5. Après avoir reçu cet ordre du Dieu irrité, le géant marcha, en si-

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