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CHAPITRE PHEMIEB

le tambour (oudoukaï) et Tantilope (mâne), emblèmes de Siva. Les bras de devant sont ordinairement occupés à battre une sorte de tambour allongé a|)pelé malalan.

Historique. — Le deuxième panneau de la face ouest du vimâna du temple de Kaïlasanâtha à Kancliîpuram, représente Siva dansant. A la gauche du Dieu on voit Nandikeçvara dansant lui aussi (voir A. Rea, Pallava Architecture, plate LVllI) (t).

Appar. — La PL XX représente les quatre grands docteurs Sivaïles qui sont représentés souvent à côté de Siva :

Appar, Sundarar, Sambandar et Mânikyavâtchakâ. Tous les quatre ont composé des hymnes religieux: les trois premiers (Appar, Sundarar, Sambandar), apôtres duSivaïsme et adversaires du Bouddhisme, sont les auteurs du livre appelé Dêvâram, recueil de prières qui sont chantées après l’office de la « Pûja ') dans les temples de Siva.

Le quatrième, Mânikyavâtchakâ, est l’auteur d’un recueil d’hymnes appelé Tiruvâlchakam, et d’un poème érotique Tirukkôvei.

Appar, appelé aussi Tirou-Navoukarassou, né dans le Sud de l’Inde au vP siècle, fut d'abord bouddhiste, puis jaïniste, enfin sivaïte. Il est représenté la tête rasée, ayant gardé seulement en arrière la touffe de cheveux appelée koudoumudi ; sa tête et ses bras sont ornés de chapelets (rudraksa) ; ses mains sont jointes dans la position appelée en tamoul koumoudou-gouradou (en sanscrit anjali) ; sur son épaule droite est appuyée une pelle appelée « ojavaram » qui lui servait à enlever les herbes dans la pagode où il vivait.

Sundarar. — Sundaramûrtti-swami, né vers 800 (2) à Tirunavalur, dans le Karnatic, fut élevé dans une famille royale, mais à sa nubilité, il embrassa la vie ascétique. Un

(1) Dans la cave n” 1 à Badami, bas-reliel de Hari-Hara (Pt. VI, A) un petit génie à tête de bœuf se tient à côté de Siva.

(2) Les dates de naissance de ces saints sont incertaines.

l’icokographie stvaïte

jour, il arrêta par ses hymnes religieux une inondation de la Cavêry. Il mourut à 18 ans à Tiruvanji.

Il est représenté la tête ceinte d’une tiare qui rappelle la noblesse de sa naissance. Il tient à la main droite une fleur de nénuphar (tamarapouchpam) et il a le bras gauche posé sur un bâton d’une forme spéciale qui sert aux ascètes et qui est appelé Yôgatandou.

Sambandar. — Tiru-Gnâna-Sambandar-Swami vécut vers 500 (après J.-C.). Dès l’âge de 5 ans il embrassa la vie méditative ; aussi on le représente comme un jeune enfant : des plumes de paon ornent sa tête.

Dans ses mains il poide des cymbales formées de deux disques métalliques réunies par un cordon ; cet instrument de musique s’appelle « talam ».

Mânikyavâtchakâ. — Mânikyavâtchakâ, né vers 800 après .j.-C. à VâdavCir, sur les bords de la Vaigai, près de Madura, était ministre de Arimarddhana Pândya, roi de Madura ; ayant été chargé par le roi d’acheter des chevaux, il employa cet argent pour la gloire de Siva ; mais les écuries du roi se remplirent miraculeusement de chevaux qui, dans la suite, se transformèrent en chacals.

Mânikyavâtchakâ combattit les Bouddhistes venus de Ceylau et le jaïnisme, en faveur du sivaïsme et écrivit un livre appelé Tiruvàchaka sous forme de dialogue entre Siva et un disciple. Cet ouvrage contient des préceptes de morale.

Mânikyavâtchakâ mourut à l’âge de 32 ans à Chidambaram.

Il est représenté portant un chapelet et un livre (sur olles)(l). Sa fête appelée Avani-Mouloii a lieu pendant le -Natchétron de Mou ou (août).

Arupallumùüer. — Parmi les autres personnages de la suite de Siva, il faut citer Coundùdarène (Kundôdara) celui qui porte le parasol de Siva — et les Aroupattoumouver, 63 saints sivaïtes dont Tandeçvara est le principal.

(1) Les livres liiadous sont écrits sur des feuilles de palmier appelées olles.

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