‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 46 sur 85 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Historique (1). — Le baratlement de la mer de lait est représenté à Kîinchîpuram Pallava Architecture^ plate XXXIII, tig. 3, et plate LXXIV, fig. 2), mais ces sculptures dans le temple de Kaïlâsanâtha et Vaïkuntha Péroumal, recouvertes de chaux et détériorées, sont peu visibles.

La légende était peut-être autrefois différente de ce qu’elle est aujourd’hui ; dans tous les cas elle n’a pas, dans l’iconographie des temples de l’Inde, l’importance qu’elle a dans les temples Khmers (2).

3" Varâgha (en sanscrit : varâha) . — Le démon Hiranyâkcha (celui dont les yeux sont de la couleur de l’or) gardait la

les Dêvas découragés cherchèrent un refuge auprès de Hari.

37. En voyant leur détresse, Bhagavat, qui satisfait les désirs de ses serviteurs. Ne vous désolez pas, leur dit-il, je vous assurerai le succès, en semant, à 1 aide de l'Illusion dont je dispose, la discorde parmi eux.

41. En ce moment Vichnu,ce Dieu puissant auquel aucune ressource n’est inconnue, revêtit une forme de femme merveilleuse et au-dessus de toute description.

Chap. IX. — 11... Les Asuras encouragés par les agaceries de cette femme, perdirent leur sang-froid et lui abandonnèrent le vase qui contenait l’amhroisie.

20. Ayant disposé les deux troupes en rangs distincts, le Souverain de l’univers fit placer les Dieux et les Asuras chacun dans le rang qui lui appartenait.

21. Pendant que le vase en main il égarait les Asuras par de trompeuses avances, il fit boire aux Dieux qui étaient éloignés le nectar qui enlève la vieillesse et la mort.

(1) Ce sujet forme l’objet de deux petites frises: l’une dans la cave n® 2 à Bâdâmi (vi' siècle), l’autre sur un des piliers du sanctuaire du Kâïlasa (vm® siècle).

(2) Remarquons que ce barattement a une singulière ressemblance avec la manière de produire le feu dans les sacrifices. L’aréni (en sanscrit : arani) est formé de deux pièces de bois « d'attimaram » (ficus racemosa, Linné : morée), l’une de ces poutres de bois fixée au sol est percée d'un trou dans lequel est plantée l’extrémité taillée en pointe de l’autre poutre de bois. Une corde enroulée autour de cette dernière permet de lui imprimer un mouvement de rotation très rapide qui provoque l’inflammation du bois. Cette manière de produire le feu décrite dans les Vêdas (Artharva-vêda, IH ; 29, 1) est encore employée de nos jours par les brahmes sacrificateurs.

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