‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 65 sur 85 · I04 CHAPITRE II · texte numérisé non relu

I04 CHAPITRE II

vraie divinité du sacrifice, pour elle, c’est elle qui la fait vivre.

25. C’est donc aux vaches, aux brahmanes et à la montagne qu’il faut sacrifier, et c’est à ce sacrifice-là qu’il faut faire servir les préparatifs destinés à celui d’Indra.

(( 38. Il dit, et les bergers, ayant achevé le sacrifice en l’honneur de la montagne, des vaches et des brahmanes, ainsi que le fils de Vasudêva le leur avait conseillé, retournèrent au Parc en compagnie de Krichna.

« Cbap. XXV. 1. Alors Indra, voyant ses honneurs abolis, tourna sa colère contre Nanda et les autres bergers, qui avaient pris Krichna pour protecteur.

« 2. Les nuages destinés à mettre fin aux mondes forment un bataillon à lui soumis, qu’on appelle le Destructeur. Blessé dans son orgueil de maître souverain, Indra furieux, stimulant leur ardeur, dit aux nuages ces paroles ;

« 6. En mettant leur espoir dans un enfant bavard, sot, ignorant et présomptueux, dans Krichna, dans un mortel, les bergers m’ont blessé au vif.

« 6. Puisque la prospérité les rend si fiersetl’appui de Krichna si confiants en eux-mêmes, abattez l’aveugle ivresse que leur inspire la prospérité, détruisez leurs troupeaux.

« 7. Moi-même montant mon' élépbant Airâvatâ, je marcherai contre le Parc, j’irai avec les puissantes légions des vents détruire les étables de Nanda.

« 8. A cet ordre de Maghavan, les nuages déchaînés, s’abattant en pluies torrentielles sur le Parc de Nanda, s’y appesantirent violemment.

« 9. Etincelant du feu des éclairs, mugissant des éclats de la foudre et poussés parles troupes acharnées des Maruts (les vents), ils y fondirent en avalanches d’eau et de gravier.

((11. Les animaux domestiques frissonnant sous la pluie battante et sous les coups de vent, comme les bergers et les

L^ICONOGRAPHIE VICHNOUÏTE

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bergères grelottant de froid, recoururent tous à la protection de Gôvinda.

« 1 4. A la vue de la pluie de gravier qui s’abattait avec violence sur les habitants du Parc et les affolait, le bienheureux Hari reconnut les effets de la colère d’Indra.

« \ 5. Cet orage hors de saison et formidable (se dit-il), ces coups de vent, cette pluie de sable, c’est Indra qui le.s envoie pour nous perdre, parce que nous avons aboli son culte.

« 1 8. Puis donc que le Parc voit en moi son refuge, son protecteur et son soutien, je le sauverai par un acte de ma puissance mystérieuse ; ma résolution est arrêtée.

« 19. Ainsi dit Krichna, et, d’une seule main soulevant le mont Gôvardhana de sa base, il le soutint en l’air aussi facilement qu’un petit enfant soutient un champignon.

« 20. Bhagavat dit alors aux bergers : Mère, père, et vous, habitants du Parc, entrez comme vous voudrez sous la montagne, vous et vos troupeaux.

« 22. Rassurés alors par les paroles encourageantes de Krichna, ils entrèrent sous la montagne et s’y établirent le mieux qu’ils purent, avec tout ce qu’ils avaient, avec leurs troupeaux et leurs serviteurs.

« 23. Insensible aux souffrances de la faim et de la soif et indifférent à son propre bien-être, il soutint la montagne pendant 7 jours, sous les yeux des habitants du Parc, sans bouger de place.

« 24. Indra, témoin de la puissance mystérieuse de Krichna, en fut émerveillé; à bout de ressources et renonçant à ses desseins, il rappela les nuages, ses serviteurs. »

Roukoumanï Kahjana. — C’est le mariage de Krichna et de Roukoumani (en sanscrit, RuUminî) tille du Ràjà de Vidarbha (Dvarka).

Krichna est représenté aussi (PI. XXX’VI, A) avec son épouse Roukoumani et sa maîtresse préférée Rêdliâ, dans son palais de Douaraga.

Historique. — On peut établir un fait précis sur l’histoire

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