‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 7 sur 85 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

Pl.ANCll

A. — Tirouanècaval ( Jambukeçvara). Image moderne.

B. — Ràma-lingam (Image moderne .

l’iconographie sivaïte

Nous ne l’avons jamais renconlrée dans les monuments antérieurs au xvi* siècle.

Mârkânda-Môkchome. — Délivrance (en sanscrit moksa) de Mârkànda (d’après leSkanda Purâna).

Le jeune Mârkànda, âgé de 16 ans, allait mourir ; et déjà Yama, Dieu de la mort, avait passé une corde autour de son cou pour l’entraîner dans son royaume (Emapuram). Dans un suprême effort pour se rattacher à la vie, le pieux Màrkànda étreint dans ses bras un des 108 Lingams, celui qu’on appelle Amourda-Gadésoiiara. Celui-ci s’entr’ouvre,Siva, Dieu de la vie apparaît dans toute sa puissance, terrasse le roi des enfers et le transperce de son trident (soulam) (sanscrit : çùla)(Pl. I1I,A).

Siva apparaît ici comme Dieu de la vie. Celui qui est surnommé Mrityunjaya (vainqueur de la mort) et Kâlakâla (vainqueur de Yama) triomphe de la mort, personnitiée par Yama.

Historique. — Nous ne saurions affirmer que ce sujet, qui est plusieurs fois répété dass les souterrains d’Ellora (vi®, VII® et vin® siècles) (1), était connu au vu® siècle dans le Sud de l’Inde. Dans le temple de Kaïlâsanâtha à Kancliîpiiram, il existe un bas-relief (A. Rea, Architecture., pl.XXXV, fig. 2) qui semble bien représenter cette scène. La sculpture

« gamey, qui de son côté va aussi aux renseignements, me rapporte le « nom de Vaden. Probablement, selon l'usage, tout le monde a raison ; « néanmoins, c’est un personnage à déterminer » [Huit jours aux Itules, par Emile Guimet. III. Madura, p. 2.36, Tour du Monde, XLIX, 1266* liv.).

« Que de détails, d'allégories, de scènes il faudrait noter.,. Que font « donc les archéologues de l’Inde ? Allons à la besogne Messieurs, il y a de quoi travailler » {Huit jours aux Indes, par Emile Guimet ; Tour du Monde, XLIX, 1267* liv., p. 244).

(1) Au fond de la cave « des Avatars », le premier bas-relief à gauche représente cette scène. Il est généralement admis que cette cave date du vi' siècle. Ce bas-relief prouve bien qu’à cette époque on admettait la présence réelle de Siva dans le Lingam. Ce sujet se trouve aussi représenté deux fois dans le Kaïlàsa d’Ellora (vin® siècle).

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