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CHAPITRE III

Ces derniers sont représentés d’une manière souvent très artistique à Mavalipuram, à Trichinopoly (vu® siècle) ,à Kanchipuram (viu® siècle). A Tanjore et à Gangaïcondapuram (xi® siècle) ils ont déjà un aspect plus terrible. La planche XLI montre l’évolution du genre.

§ 7. — Nàgas.

De tout temps dans l’Inde on a vénéré les serpents, et en particulier la « capelle » (cobra capello), appelée « nâga ». Leur culte se volt dans les sculptures bouddhiques (Fergusson : Tree and serpent worschip). — De nos jours on rencontre partout des arbres sacrés entourés d’une balustrade qui abritent des images de serpents (nàgas). Ces arbres sont de deux espèces, dont l’une « Arichi » est considérée comme

Fig. ,3S. — NAgas.

étant le mâle de l’autre espèce (margosier), que l’on croit être la femelle. Les serpents sont sculptés sur des pierres allon-

BRAHMA ET LES DIVINITES SECONDAIRES

gées fichées en terre. Fresque toujours ces serpents sont entrelacés comme sur le caducée de Mercure (fig. 33}. Les femmes célèbrent devant eux l’office de Nàgatpoudjhé (pûjâ).

§ 8. — Grâma-Dêvatâs.

On donne ce nom aux divinités de village, telles que Ellama, Ankâlamroan, Bhadrakâli, Pidari, etc., Châmoundi, la déesse qui vainquit Mahichasura et aussi une Grâmadêvata. Nous étudierons particulièrement quatre autres de ces divinités : Ayénar, Mariatal, Madrévirapin et Manarsouami.

Ayénar. — Divinité probablement indigène et locale. Ce Dieu est rattaché à rHindouïsme par la légende suivante : Siva, qui était au nombre des géants et des Pdchis, fut séduit par Moghénî (Môhinî) qui lui accorda des faveurs. Celle-ci devint la mère d’Ayénar qui est ainsi le fils de Siva et de Vichnou (d’où le nom tamoul : Arigaraboutiren, du sanscrit, Hari-Hara-putra, fils de Vichnou et de Siva).

Les deux femmes d’Ayénàr sont Pûranai et Pudkalai. Sa monture est un éléphant blanc, d’où son titre: Velléyànaiyûrti. Dans son temple on voit souvent 7 mères (Sapta-màtâs), qui sont: Trikara-Sûri, Muyakara-Sùri, Rakta-Chamundi, Kâttéri, Bhagavati, Bâla-Sakti, Bhuvana-Sakti.

Ayénar est le Dieu de la police des champs ; il protège les jardins et châtie les voleurs, aussi Fappelle-t-on Purattavan (le policier).

Ses généraux sont les Pâlaiyakkârer. — Ils sont montés sur des chevaux ; aussi leur offre-t-on des chevaux de terre cuite qui sont rangés en cavaleries devant la porte des temples d’Ayénar.

Ce dernier est représenté (fig. 36) comme un guerrier, d’oîi son nom (Nellasôvaka, bon guerrier). Il porte une couronne d’un genre spécial qui retombe sur un côté: un titre d’Ayénar est : Tirumudi-sèvaka (le guerrier à la couronne sacrée).

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