CHAPITRE III
Ses insignes sont très caractéristiques : De la main droite (il n’a que deux bras) il tient un sceptre d’une forme particu- Hère (voir fig. 36) et appelé Savoucou ou Koraddâ. Son braS gauche est posé sur un bâton à l’usage des ascètes et appelé yôgatandam. 11 porte en outre une sorte de ceinture qui sert aux ascètes lorsqu’ils sont assis, et qui s’appelle Bâhupaddaï.
Mûri- Atâl [\) ou Mâri-ammaï (de mari, variole, et ahtâl ou ammai,mère),eslla déesse de la petite vérole (2). On n’en adore que la tète et elle est identifiée avec Rênuka, épouse Jama-
(1) Dans le nord de l’Inde, Çltalâ, la froide.
(2) Au sujet de Mâri-Atâl, déesse de la petite vérole, consulter l’excellent ouvrage du D'' Paramananda Mariadassou, Mœurs médicales de l'Inde^ Pondichéry, 1906 (pages 1 16, 119, chapitre XVII).
BRAHMA ET LES DIVINITES SECONDAIRES
dagni, mère de Parassouràma. Elle avait reçu le don merveilleux de puiser de l’eau sans le secours de vases. Le liquide se solidifiait entre ses mains au moment où elle les plongeait dans l’étang et elle le transportait ainsi dans la maison de son mari. Elle devait garder cet avantage tant que son cœur resterait pur; or un jour qu’elle puisait de l’eau, elle vit se refléter sur la surface de l’étang l’image de beaux gandharvas qui volaient dans l’air (1), et dès lors le liquide ne se solidifia plus. Jamadagni ordonna à son fils Parassouràma de punir la coupable en lui tranchant la tête ; ce qui fut fait. Mâriafàl obtint la faveur que sa tête fut recollée, mais elle fut mise par erreur sur le corps d’une pariate (pariatchi).
Celle légende est destinée à expliquer pourquoi Mârialàl est une divinité dont on n’adore que la tête (fig. 37) . Les lieux
de pèlerinage de Màriatàl sont Samaiapuram, Oùttoucàdou, Cannapuram, Périapaleom.
(1 ) Selon une variante, elle vit Chitraratha, prince de Mrittikàvati lutinant sa femme.