‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 73 sur 85 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

Dans ses temples on voit aussi les images de Mâtàngi (la pariate dont Rénuka prit le corps), du démon Kâttàn avec Pâppâti et Cliettippen ses maîtresses. Enfin d’autres démons : Périyatambiran (le grand Dieu),lrulen(le sauvage), Ranavira, Pâvâdaivîra ou Pâvàdairayer, Uyirtundilkàrer et la déesse Kâttêri.

Madrévirapin. — Virapin, fils de Câssî-râdja (roi de Kàçî, Bénarès), étant né sous une mauvaise étoile, fut livré par son père aux bourreaux. Ceux-ci émus par la beauté de l’enfant tuèrent un animal à sa place, et l’abandonnèrent dans une forêt. 11 fut élevé par un cordonnier dans le royaume du roi Pomaïnayakène. La fille de ce dernier s’éprit de Virapin qui s’enfuit avec elle à Madura. H devint roi de ce pays et, après avoir vaincu les troupes de Pomaïnayakène, régna sous le nom de Madura-Virapin.

11 est considéré comme le Dieu du vin ; aussi est-il adoré surtout par les marchands de « kallou ') (jus de palmier qui | sert de boisson), qui vénèrent son image à côté de celle de | Kâli.

On le représente habillé comme un radja, l’épée à la main ; il porte un bouclier (parisaï) ; il est toujours monté sur un cheval (coudiraï) ; il a de fortes moustaches, et son front | ' porte les raies blanches horizontales des sivaïtes. 11 est | souvent accompagné de ses deux femmes et de ses ser- ;! viteurs. I

Les statues de ce Dieu ne se trouvent guère que dans les campagnes à côté des petits temples dédiés à Ayénar ou à Manar.

Manarsouami. — C’est probablement un Dieu local et aborigène, il ne se rattache pas aux autres divinités hindouistes et il n’est guère adoré que dans les campagnes.

On lui élève de hautes statues de terre cuite ; aussi le surnom de Manarsouami est-il donné aux hommes très grands. ■

Il est vénéré surtout par la caste des Pallis.

BRAHMA ET LES DIVINITES SECONDAIRES I27

Il est représenté assis, une jambe repliée, l’autre pendante, et il lient une épée à la main. Un l’appelle « Dieu des Vierges » parce qu’on voit douze vierges dans ses temples, et ceux-ci portent le nom Kanniyerkoïl (temple des vierges).

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