‹ Archéologie du sud de l'IndeChapitre 78 sur 85 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

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A. « Pénitence d'Arjuna » à Mavalipuram iVllP siècle).

B. Intérieur de la cave de Sattampatti (Vil'-' siècle).

HISTOIRE DE LA RELIGION d’aPRÈS l’iCONOGRAPHIE

« The Ardhanari, a favourite form of Siva, as half male « half female, occurs se'eral limes, and Vishnu as Nara- « simha or the boar avatar. The cave temples of India, Burgess, p. 126 (1 ),

Fig. 39, — Disposition des sculptures sur le Dharmarftja ratha iV Mavalipuram.

Dans la figure 39 nous avons indiqué les noms et les positions respectives de ces dillérentes images.

(1) Cette rnôme affirmation erronée a été répétée dans l'ouvrage

OHAPlTHli IV

Le Lingam se trouvait dans presque tous les sanctuaires ; Il y a souvent dans les caves Pallavas des rangées de cellules au nombre de cinq ou sept qui étaient occupées par des Lingams.

On ne voit nulle part les sujets si souvent répétés à Ellora : Siva dans le Kaïlâsa au-dessous duquel se trouve Râvana, Siva se vêtissant de la peau de l’éléphant, le mariage de Siva et de Pârvalî.

Soubramaniar (sous une forme bien différente de la forme moderne) se voit deux fois à Mavalipuram (PL XVIII, B).

Pouiléar est sculpté sur la cave de Vallam.

Les sujets vichnouïtes sont : Varâga (représenté deux fois à Mavalipuram), Vâmana, Ranganada et Krichna vainqueur du serpent Kalinga (sur le Dbarmarâja ratha) et supportant la montagne Gôverdhana (rocher sculpté) (fig. 30).

Brahma est plusieurs fois représenté ainsi que Sonrya (notamment au 2® étage, face nord du Dbarmarâja rallia).

Le célèbre bas-relief connu sous le nom de Pénitence d’Arjuna (PL XLII, A) peut se diviser en deux parties :

Le haut représente Siva et de nombreuses divinités parmi lesquelles on distingue Sourya au disque solaire qu’il porte autour de la lete.

Au bas du tableau on voit un petit temple à l’intérieur duquel se trouve une statue de Vichnou.

La cave de Satlampatti. — Près du village de Sattampatli, il existe une cave brahmanique creusée dans le flanc d’une colline rocheuse. Ce temple souterrain date assurément de l’époque des Pallavas et il est extrêmement important au point de vue de l’iconographie vishnouïte. Celte cave ne se trouve décrite dans aucun ouvrage, elle ne se trouve mentionnée, à notre connaissance, dans aucun des catalogues des antiquités du Sud de l’Inde. Aussi croyons-nous utile

Hislory of Indian architeclure hy Fergusson et Burgess, t. I, p. .3.33,

HISTOIUE DE LA. RELIGION d'aPRÈS l’iCONOGRAPHIE i3C)

d’attirer l’attentioa sur les sculptures qu’elle renferme. La figure B, PI. XLIl, en montre l’intérieur.

A l’entrée du sanctuaire se trouve une longue véranda ornée de statues sculptées en haut relief. Il y a douze images rangées le long de la muraille ; mais ce qu’il y a de curieux, c’est que ces statues sont identiques et représentent toutes le Dieu Vichnou. Dans les monuments bouddhiques ou jaïniques, on est accoutumé à rencontrer des séries de bouddhas ou de dieux jains absolument semblables. Dans les temples sivaïtes on voit souvent des alignements de lingams. Mais le cas de la cave de Sattampatti est peut-être unique dans riconographie vichnouïte.

Ces images de Vichnou qui sont toutes pareilles, sont d’ailleurs très belles. La forme de la tiare, des insignes, du costume, indique l’époque des Pallavas.

La religion des Pallavas au viiP siècle. — Les temples pallavas de Kanchîpuram (Kaïlàsanalha, Vuïkiintha perumal. Matangesvara, Muktesvara, Tripurantakesvara, Airavatesvara) sont couverts de sculptures. En particulier le temple de Kaïlâsanâtha est un véritable musée. Aussi n’est-il pas difficile de connaître l’état de la religion au vin® siècle à Kafichîpuram.

Le sivaïsme semble prépondérant.

Le Lingam était l’objet d’une grande vénération. La façade du temple de Kaïiàsanêllia est ornée d’une série de sept cellules contenant des lingams prismatiques. Les statues de Nandi sont innombrables. Certains sujets religieux sont multipliés à l’excès, d’autres au contraire sont assez rares.

Parmi les images souvent répétées, il faut mettre en tête de ligne, Sumascanda (PI. XIII, B). Le Dieu Siva est assis à côté de Pârvatî qui poide un petit enfant sur ses genoux ; ce sujet qui est constamment répété sur les temples sivaïtes exprime donc bien l’idée londamcniale de la religion des Pallavas. Siva apparaît comme Dieu suprême, entre Vichnou et Brahma. Il est propice et bon; Pârvatî tenant un petit

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