ALPHABÉTIQUE. U
Nous allons voir maintenant le parti que Mr. Cliampollion a su tirer de ces méditations de l’archevêque anglais, en élaguant ses divagations pour ne s’en tenir qu’au fonds de sa théorie.
§. II
Théorie de Mr. Cliampollion.
concernant
l’origine des Écritures
HIÉRATIQUE et DÊMOTIQUE.
Pour se bien pénétrer de la doctrine de Mr. Cliampollion à l’égard de l’origine des deux genres d’écritures: I’hieratique ou la sacerdotale, et I’Épistolographique ou la demotique , il faut avoir sous les 3reux tout l’enchaînement de ses déductions à ce sujet; le lecteur me saura donc gré de les citer in extenso, au lieu de le renvoyer à l’ouvrage de l’Egyptologue. C’est dans le §. XI. (1) qu’il aborde cette
(1) Précis, 1. édit, page 350. et 2. édit, page 416.
question sous le titre: Liaison intime de l'écriture hiéroglyphique avec les deux autres sortes d écritures égyptiennes.
„0n ne saurait , dit Mr. Champollion, lire „le texte de Clément d'Alexandrie , sans con- „ dure de Tordre dans lequel les Egyptiens ,, apprenaient, selon ce savant père, leurs trois „ espèces d’écritures, 1° I'Épistolographiçue ,, ou dÉmotioue, 2° 1 Hier ATiciUE et 3° I’iiiÉro- ,, glypiiiçue , que ccs memes écritures avaient
entre elles une certaine liaison et que Tune ,, des trois avait donné naissance aux deux „ autres , qui n’en auraient été que des modifications.s( .
„ D autre-part, poursuit Mr. Champollion, il „est dans la nature des choses que les Egyp- ,, tiens procédassent dans l’étude de ces écri- ,, tares, en remontant du plus simple au plus „ composé; et comme les théories les plus simples ne résultent jamais que du perfectionne- „ment de théories d’abord fort compliquées, „nous sommes conduits à déduire aussi de ce „même texte, que l’écriture demotiçue était ,,la plus simple des trois écritures, puisqu’on „ l’étudiait la première; quelle dérivait de 7’hié- ,, ratique , et que celle-ci n’était à son tour ,, qu'une modification , qu'un premier abrégé de
Écritures hiératique et dÉmotique. 13
,, l’écriture hiéroglyphique, la plus ancienne de ,, toutes, et / origine première des deux autres. i(
,, Ces aperçus qui résultent du raisonnement „seul, opérant sur des considérations générales, „sont, dit Mr Champollion, pleinement confir- „ més par l’examen des faits. u
Ces aperçus , s'ils n’étaient point l’expression de la théorie surannée de Warburton , seraient tout au plus considérés comme une manière de voir de Mr. Champollion , et jamais comme une induction du texte de Clément, lequel, se bornant à l'indication des divers genres d’écritures, dans lordre de leur enseignement progressif, 11e donne lieu à aucun système ; ou , si l’on en veut un, ce sera le système d'enseignement qui n’a rien de commun avec le système de dérivation, que Mr. Champollion prétend déduire du dit texte de St. Clément. C’est ainsi que je l’ai entendu dans mes analyses du système hiéroglyphique de l’Egyptologue qui forment la première partie de mes opuscules
ARCHÉOGRAPHIQUES.
Après y avoir conféré le tableau des méthodes indiquées dans le texte grec, avec celui qui forme le système de Mr. Champollion, j’ai dit(i) que:
(1) 1. c page 15.
,, On retrouve, il est vrai, de part et d’autre, ,, à peu près les mêmes élémens ; mais , disais- ,, je aussi: s’eu autorisera -t- on pour soutenir ,, l’identité des deux systèmes? et, comme dit „ l’auteur français , la concordance complète de , , sa théorie avec le texte de Clément? Et quelle ,,idée attacherait-on dès lors aux mots système ,, et théorie? Le mot système n’est -il pas ,, l’expression de Y arrangement que présente un ,, ensemble d objets subordonnés les uns aux au- ,, 1res en raison de leur essence et de leurs rapports? Le mot théorie n’exprime-t-il point, ,, à son tour, un ensemble de principes coordon - ,,m 's et déduits les uns des autres? une ou plu- „ sieurs séries de conséquences rattachées à un ^principe général et tendantes à justifier un sy- ,, steme ? Et je demandais si c’était a ces condi- ,,tions que l’archéologue français nous déclarait „ (pie : „ Clément d’Alexandrie développe l en - „ semble et les détails de tout le système gra- „ phi que des Egyptiens sous le même point de
,, VUE QUE LUI ? (e
Mr. Cliampollion Figeac, dans sa critique (1) contre mon analyse, réplique que ,, je me serais „ probablement dispensé d énoncer une pareille
(i) Citée dans ma Préface.
ÉCRITURES HIERATIQUE ET DEMOTIQUE. 15
,, assertion et que je n'eusse trouvé aucune dis- ,, parité entre les deux systèmes, si j’eusse pris „ la peine d’étudier la première ligne du texte „de Clément d’Alexandrie: j’eusse, dit-il, vu ,, que cet auteur nomme successivement les „ diverses espèces d’écritures égyptiennes, non ,, d'après leur rang d'ancienneté , de dérivation ,, ou d'importance , mais selon l'ordre seul ,, dans lequel on les enseignait successivement ,, aux personnes qu'on voulait instruire dans la ,, connaissance des lettres. “(1)
„ J’eusse compris de plus, poursuit le critique, „que Mr. Champollion offrant, au contraire , „dans son IX. chapitre, un tableau analytique du système général des écritures ,, égyptiennes , a du les classer dans leur ordre ,, d' ancienneté , d'importance et de dérivation; ,, et qu’il a dû mettre en première ligne l'écriture hiéroglyphique, c'est-à-dire, l'écriture „ primitive des Egyptiens , celle dont toutes les ,, autres dérivent et ne sont que de simples „ modifications , comme il l'avait démontré dans ,,le précédent chapitre, que je semble n’avoir ,, point lu avec attention. “(2)
(1) L. c. page 165.
(2) Ibid, page 166.
En résumé: „si j’eusse pris la peine d'étu- ,,df'er la première ligne du texte de Clément ,, d’Alexandrie , je n’eusse trouvé aucune dispa- „rilé entre les deux systèmes. “ VU QUE:
,, 1 °. L'archéologue grec nomme successive- ,, ment les diverses especes d’écritures égyptiennes, NON d'après leur rang d'ancienneté , „de dérivation et d'importance , mais SELON ,, L’ORDRE SEUL dans lequel on les enseignait j, successivement. “ ( 1 )‘
,, 2°. Tandis qu’AU CONTRAIRE Mr. Cham- ,, pollion le jeune a du les classer dans leur „ ordre d'ancienneté , d'importance et de déri- „ vation. “ (2)
Ce qui, aux yeux de Mr. Champollion Figeac, est LA PREUVE IX CONTESTABLE :
^Que l’Egyptologue, son frère, développe ,, l'ensemble et les détails de tout le système
„ graphique des Egyptiens SOUS LE MEME „ POINT DE VUE que St. Clément. “ (3)
Triomphant par ces argumens, Mr. Champollion Figeac m’accuse de n’avoir point pris la peine d’étudier la première ligne du texte de Clément, dont j’offre ici l’analyse. Je poursuis.
(i) L. c. page 165. (2) Ibid, page 166.
(3) Suprày page 14. ligne 19. et sq.
Écritures hieratiçue et demotiçue. 17
,,Les Egyptiens (1) durent sentir de bonne „ heure la nécessité d’un système d’écriture plus ,, expéditive et d’un usage plus facile. On songea ,, donc à abréger considérablement le tracé des ,, caractères hiéroglyphiques purs, plutôt que ,, de recourir à un système d’écriture totalement ,, différent de celui qu’on avait déjà inventé et „ que la religion avait définitivement consacré „ aux yeux de la nation entière. “
,, Le premier moyen (2) fut de réduire les ,, caractères hiéroglyphiques purs , images d'objets physiques, imités souvent jusque dans ,, leurs plus petits détails, à une forme cursive, ,, purement linéaire , conservant une esquisse de ,, contours généraux de chaque image , ne pro- ,, duisant aucun détail, mais outrant quelquefois ,,le trait caractéristique de l’être physique, ex- „ primé ainsi par une espèce de caricature ou ,,de charge très -facile à saisir. Cette première ,, modification du système hiéroglyphique pur, et ,,qui porte uniquement sur la forme des signes, ,,se montre dans tous les manuscrits hiéroglyphiques connus jusqu’ici: j’ai donné à ces hié- „ roglyphes le nom de linéaires. <(
(1) Précis, 2. édit, page 418. et suiv.
(2) I. c. page 419. n° 112.
,,Ce pas important, dit Mr. Cliampollion, (i) ,, conduisit à un second, qui atteignit compléte- ,, meut le but qu’on se proposait, celui d'abréger ,, et de rendre fort rapide le tracé des signes, ,, soit représentatifs, soit symboliques, soit pho- ,, nétiques. On fut insensiblement conduit à force ,,de réductions, à une nouvelle sorte d’écriture ,, que nous trouvons employée dans la plupart „des manuscrits qu’on découvre chaque jour ,, dans les catacombes égyptiennes. Ces textes ,, différent très -essentiellement des manuscrits ,, hiéroglyphiques linéaires ; ils appartiennent au „ système d’écriture que j’ai fait reconnaître, dit ,, l’auteur, pour l’écriture égyptienne, nommée ,, hiératique ou SACERDOTALE par Clément ,, d’Alexandrie. “
,,Les principes généraux (2) de l’écriture iiié- „ ratique , sont, dit Mr. Cliampollion, absofu- ,, ment les mêmes que ceux qui régissent l’écri- „ ture hiéroglyphique pure et linéaire. La mé- ,,thode hiérathique dont se servait la caste ,, sacerdotale , et en particulier les hiérogram- ,, mates ou scribes sacrés, appelés par la nature ,, de leurs fonctions à composer ou à copier un
(1) Précis, page 419. n° 113.
(2) ibid. page 420. n° 114.
Écritures hiératique et dÉmotiçue. 19
„ très -grand nombre d’écrits sur des matières „ religieuses ou scientifiques, n’était au fond „ qu’une véritable tachy graphie de la méthode ,, hiéroglyphique. 44
„ Cette écriture, dit Mr. Champollion(i), est „ immédiatement dérivée de i’ hiéroglyphique. ,, Les signes hiératiques ne sont en effet pour ,, la plupart, que des abréviations d’hiéroglyphes „purs ou linéaires. J’ai reconnu, dit-il, trois ,, classes distinctes de Caractères hiératiques ,44 „Les uns sont une imitation complète , mais „ excessivement abrégée des Caractères hiéro- „ glyphiques. 44
,, D’autres ne présentent que l’abrégé de la ,, partie principale du Caractère hiéroglyphique/4 „Une troisième classe enfin renferme des ,, signes purement arbitraires , mais qui sont „sans cesse les équivalens d’un seul et même ,, Caractère hiéroglyphique. Il est possible, „ ajoute l’investigateur, que, dès l’origine, ces ,, signes ne fussent point arbitraires ; mais ils le „sont devenus en quelque sorte à force d’être „ abrégés : la plus grande partie des signes hiéroglyphiques ont leurs correspondans fixes „ dans 1’écriture hiératique. 44
(1) page 420. n° 1J5.
,, L'écriture hiératique (i) renferme donc, ,, comme l’iiiéroglyphique , des Caractères phonétiques, des Caractères symboliques et des ,, Caractères figuratifs, répondant exactement „les uns aux autres, abstraction faite de leurs „ formes matérielles. u
„ Cette seconde écriture, dit 1 Egyptologue(2), „ était donc encore trop compliquée pour deve- „ nir vulgaire. Il fallait au peuple et même aux ,, castes supérieures, une méthode plus simple ,,et plus abrégée pour les relations habituelles ,, et pour les détails de la vie civile. Cette né- „ cessité bien sentie donna naissance à l’écriture „ démotique (populaire) ou épistolograpliique. „ Celle troisième espèce d'écriture dériva de „ V hiératique , comme celle-ci dérivait cilc- ,,méme de l hiéroglyphique. “
Si l’on fait maintenant abstraction de la connaissance des hiéroglyphes phonétiques ou alphabétiques, dont les premiers tatonemens appartiennent au docteur Young, et les brillans progrès à Mr. Champollion le jeune, un peu d’attention ne suffira-t-elle point pour se convaincre que tous ces développemens de l’archéologue français ne sont qu'une copie bien entendue
(l) 1. c. page 421.
Il G. (2) page 422. n° 117.
ECRITURES HIERATIÇUE ET DEMOTIÇUE. 21
de la théorie contemplative de FFarburton ? Mi*. Champollion Figeac lui-même n’avoue-t-il point ce fait implicitement, en m’objectant que : „ War- ,,burt on n’a parlé que théoriquement (i) , n’a ,,fait aucune sorte d’application ; qu’il a tou- ,, jours ignoré véritablement la nature des divers ,, élémens dont se compose une page d’hiérogly- „phes égyptiens; et que toutes ses doctes dissertations n’ont pu nous avancer d’un seul pas ,,dans l’interprétation des monumens écrits de ,, l’Egypte. “ Cette objection d’ailleurs, n’estelle point de nature à accorder au docteur Young les honneurs de l’initiative dans la découverte illustrée par Mr. Charapolliou , honneurs dont le savant Anglais semble avoir été dépouillé sans retour?
Dans cette question de priorité, élevée entre ce savant etMr. Champollion le jeune, l’investigateur français , entre autres chefs de contestation, observe à la charge de son devancier (2) que : „ ce n’est point connaître un système d’é- ,, criture, quand on ignore si les caractères, les „ groupes sont idéographiques ou phonétiques; ,, c’est- à -dire, ajoute Mr. Champollion, s’ils
(1) Voir la Préface.
(2) Précis, 1. édit, page 10.
„ expriment directement l'objet de 1 idée, ou bien ,, le son du mot , signe de cette même idée dans „ la langue parlée. “ Et plus loin , il signale Terreur du docteur Young : „ qui regarde les (liffé- ,, rentes écritures égyptiennes comme essentielle- ,,ment composées de Caractères idéographiques, ,, y compris même V écriture vulgaire ou démo- ,, tique, dont Mr. Young a parlé sous le nom ,,d'cnchoriale. (i)u Et Mr. Champollion a eu „ soin de faire observer que : ,, c'est en décem- ,,bre 1819 que le docteur Eounga publié dans ,,le supplément de l’Encyclopédie Britannique ,, ses idées sur la nature des déférentes écritures ,, égy ptiennes. (2) “
Le lecteur, attentif à la gravité et aux détails de ce reproche, croira-t-il au témoignage de ses yeux, en lisant dans le début de la Lettre que l'Egyptologue français adressa a Mr. Dacier en septembre 1892, la déclaration qui nous apprit que : „ après dix années de recherches assidues, ,,il croit être parvenu à réunir des données ,, presque complètes sur la théorie générale des ,, écritures hiératique et démotique ; sur l’ori- ,,gine, la nature, la forme et le nombre de leur ,, signes : — d avoir réussi à démontrer (pie ces
(1) et (2) Précis i. édit, page 378.
Écritures hiératique et dÉmotique. 23
„ deux espèces d’écriture sont, l’une et l'autre , „non pas alphabétiques , ainsi qu’on l'avait , „ dit -il, pensé si généralement, mais idéogra- ,, phiques , comme les hiéroglyphes mêmes, ,, c'est-à-dire peignant les idées et non les „ sons d une langue. e(
11 est impossible d’énoncer un fait d'une manière plus précise et plus catégoriopie. Ainsi donc l'Egyptologue français signalait en 1824 les erreurs professées par le docteur Young en 181 9 et légitimées par lui, Champollion, en 1822, après dix années de recherches assidues !
Je vais mettre en parenthèses les amendemens à l’aide desquels Mr. Champollion a mitigé le mieux tpi’ il a pu, l’énoncé originaire de cette doctrine, dont j’ai relevé les inconséquences dans mes opuscules archéographiques, (i)
,, J’oserai enfin 66 — dit Mr. Champollion dans la nouvelle édition de son précis (2) — ,, espérer ,, d'avoir réussi à démontrer que ces deux espè- ,,ces d’écriture (3) sont l’une et l’autre non pas „ (entièrement ) alphabétiques , ainsi qu’on l’a- ,,vait pensé si généralement, mais ( souvent „ aussi) idéographiques comme les hiéroglyphes
(1) Première Partie page 30. 31. (2) page 41.
(3) l’HliRATIQUE et la D^MOTIÇUE.
,, mêmes, c’est-à-dire, peignant {tantôt) les „ idées et ( tantôt ) les sons d’une langue. u
Ces amendemens forcés de l’auteur n’ont fait que jeter du louche sur ces deux genres d’écritures en leur attribuant le double rôle d’écriture idéographique et d’écriture alpharetioue : ce qui prouve que Mr. Champollion était loin d’abjurer encore sa doctrine idéographique. Aussi ne doit on pas être surpris de l’entendre répéter dans la seconde édition de son précis, que ,,1’é- ,, criture hiéroglyphiqu e-phonél ique et l’écriture „ démotique-phonétique , étaient deux systèmes „ d’écritures aussi intimément liés entre eux, „ que le système idéograpliique-sacerdolal le fut ,,avec le système idéographique- populaire , ,, qui n’en est, dit-il, qu’une émanation et avec ,, le système hieroglyphique-pur , dont il tirait ,, son origine 66 (1)
Il résulte de ces rapprochemens deMr. Cbampollion deux systèmes d’écritures démotiques ou populaires , ou épistolographiques de Clément: 1 0 le système d’écriture démotique-pnox étique ou alphabétique et 2° le système d’écriture démolique-iDÉ:oGRAPHiquE ou symbolique. Mais si en 1828 Mr. Champollion tenait encore à ce
(1) page 77.
écritures hiératique et dÉmotique. 25
dernier système d’écriture vulgaire, a quoi se réduit le reproche qu’il adressait au docteur Young, dont il partageait les erreurs?
Yoici maintenant les données définitives de l’Egyptologue concernant le système de V écriture vulgaire , consignées dans le dernier chapitre, qui sert de conclusion à l’ensemble des développemens de son précis :
(1) „C. 25. L’écriture démotique , épistolo- ,, graphique ou enchuriale, est un système d’écri- „ ture distinct de I’hiÉroglyphique et de I’hiÉ- „ ratique , dont il dérive immédiatement. “
„C. 26. Les signes employés dans l’écriture ,, démotique ne sont que des caractères simples, „ empruntés a l’écriture hiératique. i6
,, C. 27. L’écriture dÉmotique exclut a très- ,,peu près les caractères figuratifs. (i
„ C. 28. Elle admet toutefois un certain nom- „bre de caractères symboliques, mais seulement „pour exprimer des idées essentiellement liées „ au système religieux. “
„C. 29. ha plus grande partie de chaque „texte oÉmotique consiste en caractères phonétiques, ou signes de sons. u
Il suit de ces trois derniers paragraphes que
(1) 2. édit, page 451.
récriture demotique était composée principalement de caractères phonétiques ou alphabétiques, sans exclure pourtant les signes figuratifs , et les signes symboliques ou idéographiques. Et ce qui est remarquable, c’est que dans cet exposé déiinitif de ses données, Mr. Cliampollion ne parle plus de son système idéographique - populaire , dont il a fait mention à la page 77 de son précis.