‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 12 sur 68 · SYMBOLIQUE · texte numérisé non relu

SYMBOLIQUE

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Comme la première de ces deux divisions, rentre dans la question la plus importante de mes Recherches, je 11e pourrai m’en occuper qu’en dernière analyse. Je ne m'arrêterai donc ici qu’a un aperçu général.

Le mot hiéroglyphes : ieooyXvtpixâ , a été employé par l’antiquité comme expression commune o tous les signes des monumens Egyptiens (1) par la raison toute simple que ce terme

(1) Voyez infra la question des anaglyfhes.

MÉTHODES ALPHABETIÇ. ET SYMBOLIÇ. 41

désignait des signes dits sacres et qui étaient sculptes sur les monumens : le mot ieQoylvcpcxâ n’est donc en dernière analyse qu’un terme d'art.

Cependant Clément d’Alexandrie, en faisant deux grandes divisions de la méthode hiéroglyphique, a désigné, comme nous venons de le voir, l’une par les mots xvqioloym) âtà viov Ttçojvtnv çot/eicov, et l’autre, par l’épithète ovaftohxij . Yoila donc deux divisions générales d hiéroglyphes dont la seconde est formée de symboles, tandis que la première, restant sans dénomination spéciale, doit conserver le nom générique d’iiiEROGLYPHES.

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L’acception dans laquelle l’auteur des Stromates emploie le mot symbole , pouvait et peut encore parfaitement caractériser les deux grandes divisions d' hiéroglyphes. En effet : le mot symbole est V expression rationnelle des signes et images du monde physique , tandis que le mot hiéroglyphe est, comme je viens de le dire, un terme d art, servant à exprimer le mode de représentation des symboles, lequel mode était du domaine de la sculpture.

Ainsi donc : qui dit hiéroglyphes en terme d'art , dit symbole dans le sens rationnel , ces deux termes étant identiques quant à leur objet,

et ne différant que dans leur usage. Cela posé: c’est le nom général de symboles qui, dans la nomenclature de St. Clément, aurait pu embrasser toutes les espèces de signes indiquées dans le texte des Stromates.

Quoi qu'il en soit, on peut, sans beaucoup d’efforts, se rendre raison du motif qui a déterminé l’auteur des Stromates à placer hors de la catégorie des symboles , la méthode des signes qu’il caractérise par les mots : j ivçioloyoïrj ôià rüv nqwtù)v çoiydwv. Ce motif, c’est que chez Clément d’Alexandrie, les symboles sont les signes des objets , désignés , soit directement ou au propre, soit d’une manière occulte, que l'on appelle tropique ou figurée ; il n’a donc point voulu qualifier de symboles , des signes équivalents aux lettres alphabétiques ; et bien que , par le fait, ces lettres déguisées n'offrissent aux 3 eux que des images d'objets physiques , par conséquent des symboles , St. Clément en forma la première grande division des hiéroglyphes , pour laisser entrevoir que ces signes, considérés quant à leur destination directe , 11e doivent point être pris pour des symboles , c’est-à-dire pour des IMAGES.

Cette indication de St. Clément subira plus tard une nouvelle discussion.

Méprisés sur le mot symbole. 43

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