LE SENS DES MOTS
pexàyovzeç et /liez az id'évz e ç.
Le savant Commentateur, voulant compléter le passage grec, qui ne donne point le substantif auquel se rapportent les régimes zà dt , enseigne à la fin de sa note que: ,, la phrase grecque, „ telle quelle est, revient à: TA JT P ATM AT A ,, pezdyovzeç xal pEzazid'tvxEÇ — zà (T tÇalXàzzov- „ zeç, z a di noïlayyôç pExaopipaziÇovzEÇ, etc. u
Cette leçon, que le savant helléniste nous propose comme rigoureuse, est sans doute conséquente a sa version, mais elle contredit le commentaire dont il l’accompagne.
Personne 11e doute que le mot TA 1TV AV- IS! AT A 11e réponde au mot français les choses. Mais de quelles choses s’agit-il dans le passage qui nous occupe? N’est-il pas question de symboles thopioues ou figurés? et si le fait n’a pas besoin de preuves, a quel titre le terme nPATMATA vient-il prendre la place du mot ^ YMBOAA , symboles ? La précision des mots n’est-elle pas une condition rigoureuse dans un examen analytique ? Et alors que le savant Commentateur se retranche dans sa note ,, à de- „ viner qu’il s’agit de transposition, comme serait ,, telle partie d'un objet transportée sur un autre, „ct de changement de forme “ — envisage-t-il, dans sa pensée, les objets mêmes, ou bien leurs IMAGES?
Je le demande d’ailleurs: est-ce sur les objets, ou bien sur leurs images qu’avaient lieu les deux opérations que Mr. Letronue a déduites de cette donnée de Clément d’Alexandrie? Le mot yaqâxtovOLV , qui signifie sculptaient, et que le savant helléniste a remplacé par subir, ce mot, dis-je, se rapporte-t-il aux choses ou à leurs
QUESTIONS SUR LES TROPES. /
symboles ? Est-ce des objets ou bien de leur image que cet ancien écrivain traite dans le texte dont le savant Commentateur a donné la version? Je ne pense point que la solution de ces * thèses ait besoin d’être „devinéeu et je serais surpris de voir Mr. Letronne introduire le mot TA IIPATMATA là où il est directement question de symboles — je serais surpris, dis -je, de cette inconséquence, si les incertitudes du savant helléniste, si peu d’accord avec ses lumières, n’eussent tenu à l’abandon qui règne dans cette partie de son examen.
Je dois faire observer maintenant que, si le mot t à TCQay uâxa récuse la place que lui assigne Mr. Letronne, il est sous-entendu de rigueur à la suite des mots xar' oîxuoxrjva employés pour xax oixuoxrjxa T PIN TEPATMA TP2N : selon la convenance des choses ; St. Clément voulant et devant dire que les procédés représentatifs des caractères tropiques étaient en raison de la convenance des choses que ces caractères étaient destinés à exprimer ; ou, ce qui revient au même : selon les convenances