LE DÉBUT DU PASSAGE SUR LES TR OPES
Tçomxâç âè xav orxeiovrjva fX£T âyovveç xal jU,£TaVlS'£VT£Ç.
Rendu attentif par l’observation de Mr. Letronne concernant l'absence de régime devant les deux premiers mots u£vdyovT£Ç et /j,£vaTid-£v reç, et la présence des deux régimes rà ôt devant les deux derniers èÇccXXccTTOvveç et tiexaox rjuaviÇo v- T£Ç , je reconnais , en effet, mon erreur; et — plus avancé que je ne pouvais l’être à l’époque de mon premier travail ( 1 ) sur le texte de Clément d’Alexandrie — je vais, en faveur de ce texte, développer ici ma méprise, que le savant Helléniste a combattue dans ses rapports grammaticaux, tout en se l’appropriant sous le rapport archéologique.
Je place les trois versions en regard et dans leur ordre successif.
(1) Première partie de mes Opuscules Archèographiques publiées à Paris en 1824.
SS
Orq
SB
EU
OC
oc
FJ
SJ
QUESTIONS SUR LES TROPES
En jetant les yeux sur le contexte de ces trois versions, on voit
1° Mon erreur grammaticale, signalée par Mr. Letronne, et résultant de mes chiffres, en contradiction avec ceux du savant Helléniste.
2° Les variantes du Commentateur , calquées sur ma traduction.
Quant à ma méprise grammaticale , — loin de la considérer dans son objet, qui offre une question toute archéologique — le savant Commentateur s’est borné a en signaler l’inconséquence numérique , qu’il déduit du contexte grammatical.
Ma version porte que:
On emploie les images des objets matériels dans un sens détourné.
J’admettais donc dans cette première subdivision des tropes : l’emploi des images propres des objets matériels, lesquelles images, sans être altérées , exprimaient les objets dans un sens détourné , c’est-à-dire qu’elles exprimaient des objets autres que ceux dont ils offraient la représentation directe.
Or , ma méprise est grave en ce que j’admets ici une classe qui n’est point donnée dans cette portion du texte grec, et que je confonds ainsi, concurremment avec 31r. Champollion, les ctttri-
butions de la méthode tropique , qui n'admet que des procédés plus ou moins compliqués , avec la simplicité de la méthode Énigmatique qui, dans le texte de St. Clément, forme la troisième et dernière espèce des Symboles. En me réservant de développer ce fait important dans la question des Symboles énigmatiques, j'appelle maintenant l’attention du lecteur sur les inconséquences qui résultent du Commentaire de Mr. Letronne, mis en contact avec le début de sa nouvelle version du passage relatif aux tropes. Voici le début de Clément et la variante du Commentateur:
Tçomxàiç dé, xaz oixeiôzrjza , tiezdyovzeç xai fuxazid'tvzzç ....
„Dans la méthode tropique, changeant et ,, détournant le sens des objets, par voie d’analogie . . . . 66
Est-ce là ce que veut dire St. Clément d’Alexandrie? — Est -ce là ce qui résulte d’ailleurs du développement de Mr. Letronne lui -même qui devine, à l’aide de ma note primitive (1) „ qu'il s'agit ici de transposition, comme serait ,, telle partie d'un objet transportée sur un au- „tre, et de changement de forme?"
(1) Suprà , page 60.
QUESTIONS SUR LES TROPES. 83
Cette explication qui regarde exclusivement les procédés représentatifs des tropes , répondelle a la nouvelle version de ce passage du texte grec?
Transporter le signe d'un objet sur un autre, et changer ainsi la figure, la forme, l’image de ce dernier , cela signifie-t-il : changer et détourner le sens des objets? Et alors qu’il est question d’une analyse rigoureuse de mots et de leurs rapports grammaticaux, est-il conséquent de confondre, dans le texte qu’on examine, l’expression nu moyen avec celle du but ? l’énoncé des procédés représentatifs avec leur objet rationnel ?