‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 43 sur 68 · TABLEAUX PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

TABLEAUX PROPREMENT DITS

propylées ont des ligures insculplées et pré- . seutent une variété infinie dans leur structure, mais que ceux-là surtout l’emportent à cet égard: tyet pèv yàç xai và nâvvu nqonvïaia zv~ rtovç ve èyyeyXvppévovç , xai dXX tjv oyiv oixo ô'ourjuâioip fivQirpr ixsïva ôè xai paxqet pà.Xiga. Il est clair qu’il s’agit ici de bas-reliefs à grandes dimensions.

Ch. 138. En décrivant le temple consacré à Bubaste, l’Artémise égyptienne, Hérodote dit: là ôè noonvXaia , vxpoç pèv ôixa ooyviiotv ici, ivnoLOi ôè ifnry/jOL ioxevàô'avcu afioioi Xoyov. Des figures de six coudées de hauteur , n’étaient certainement pas ce qu’on entend communément par hiéroglyphes.

Quelques lignes plus bas, il ajoute que le temple était entouré d'une muraille insculptée en figures : mçid'ûi â’ avio a tua ou) i y y eyXv fiuivrj xvnoioi. Ce ne peut être encore que de grands bas-reliefs.

Ch. 148. Dans la description du fameux labyrinthe, construit près dulacMoeris par ordre des douze rois co-régnans d’Egypte, Hérodote dit que les murailles des appartemens de ce labyrinthe étaient en pierres toutes couvertes de

FIGURES INSCULPTEES: OL ôè TOV/Ol, TV Ji et v

iyytyXv pfiiv wv nXéoi. Enfin,

Ch. 153. En parlant des propylées quePsammiticus lit construire au temple de Vulcain, il • dit: avh]v vs roi "Ant , èv rf] xytcpezcu irctuv cpavfj 6 "Amç , oixoâofupe èvavviov xwv TioonvXuîüiv , rcdoâv T£ TtEQLOXvXoV EOVOCiV , Y.O.Ï T V 71 (1) V TlkÉljV.

C’est pour la dernière fois que l’historien d’Halicarnasse fait mention de figures; et c’est sans doute pour ne point se répéter qu'il ne parle dans ce chapitre , fort court d’ailleurs , ni de la dimension de ces ligures , ni de la manière dont elles étaient exécutées : il n’en résulte pas moins qu’il parle de bas-reliefs. Toutefois le père de l’histoire ne nous fournit aucun moyen de reconnaître a quelle classe de basreliefs appartenaient les Jigures dont il fait mention dans ses données. C’est donc, faute de pouvoir les ranger ailleurs, que je leur accorde ici l’initiative dans la classe des tableaux proprement dits , lesquels, au dire de Mr. Champollion, n’offrent aucun sujet d’investigation.

Il n’en est pas ainsi des données de Diodore de Sicile , relatives au même genre de représentations monumentales, je veux dire, aux basreliefs et peintures à grandes dimensions.

Dans la description du fameux tombeau d’Osymandyas , cet historien n’a passé qu’une seule fois légèrement sur l’indication de ces

Tableaux proprement dits* 215

tableaux, en parlant (I. 47) du vestibule bâti au-dela du grand péristyle, et qu’il dit avoir été orné de toutes sortes de sculptures: yXvrpa Iq âè navxoicuq jmuxxôxcixov eiQyaouévov.

Mais â la fin du même chapitre 47, l’historien est plus précis: du Vestibule ci-dessus mentionné, on passe, dit-il, dans un péristyle plus beau que le premier et sur le quel se trouvent des sculptures représentant la guerre d' Osymandyas contre les révoltés de la Bactriane : èv o> yXvcpàq vné.Q^eiv navxoiaq, drfovoa.q xov rcô- Xefiov xov yxvôucvov aviot n Qoq xovq èv xolq Bâvx Qoiq ânooxâvxaq.

Après avoir fourni des détails sur ces tableaux historiques dans le 48 Chapitre, Diodore fait mention d’une muraille , où l’on voyait toutes sortes de sculptures et de belles peintures représentant les sacrifices offerts par le roi , et son triomphe à son retour de la guerre : yXv (faq navxoiaq y.a't ôianqmdq yQacpàq , ôï wv ôxfovoSat ftovd'voîaq xov fiaoû.éxoq , y.al 3'(>iau()OV àno xov noXéfiov y.arayôuavov.

A la lin du même Chapitre, l’historien explique l’allégorie d’une scène de justice , dont le chef portait â son cou une amulette avec l’image de la vérité ayant les yeux fermés, et lequel avait une quantité de livres a ses pieds : y.al y axée xo

péoov t ov àçyiâixaovrjv , è'yovia vijv vXîftuav èÇriQTiyxéviju èx r ov TQap'jXov , v.ai vovç orpXaXjuovç èmpivovoav xal (jifiXia) v ccurco naç>axuuc.vov nXijd'oç.

La célèbre Description de l'Egypte nous offre maints tableaux analogues à ces données de Diodore , et où l’on reconnaît en effet des scenes religieuses , civiles et militaires , qui d’ailleurs ont été décrites dans tous leurs détails par les auteurs de l’immortel ouvrage. J'aborde les tableaux mystiques , que Mr. Champollion appelle

des ANAGLYPIIES»

§. III

TABLEAUX ALLÉGORIQUES ou

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