CARACTÈRES FIGURATIFS
APERÇU GÉNÉRAL
,, On doit, dit Mr. Champollion, entendre, ,,par caractères figuratifs, des signes qui , „ par leurs formes matérielles , sont une image ,, des objets mêmes dont ils doivent exprimer ,, Vidée dans un système d’écriture. (<
„ Des caractères de cette nature , dit l’Egyp- „ tologue , existèrent incontestablement dans „ V écriture sacrée des Egyptiens . “ (2)
(i) Précis, page 447. (2) Précis, page 322.
Signes figuratifs de Mr. Ch. 245
Or, les caractères figuratifs, ainsi définis, ne sont-ils pas rigoureusement identiques, „ quant „ à leurs formes y et quant à leur expression^ aux figures et divers objets reproduits dans des peintures et bas-reliefs qui forment des
TABLEAUX PROPREMENT DITS, TABLEAUX qui,
de l’aveu de Mr. Champolliou, ,,n' expriment, „ pour la plupart (1) que ce qu'ils montrent „ réellement aux yeux? “ D’ailleurs, à la page 431 Mr. Champolliou nous dit lui-même que: „ les statues, les images des rois , et des simples „ particulier s , les bas-reliefs et les peintü- ,, res qui retraçaient au propre, des scènes „ de la vie publique et privée, rentraient, pour „ ainsi dire, (2) dans la classe des caractères „ figuratifs. ((
Aucune puissance intellectuelle 11e pouvant
donc détruire cette identité des caractères
FIGURATIFS avec les FIGURES ET DIVERS OBJETS
(1) et (2) Je dois remarquer encore une fois que les phrases „ pour ta plupart , pour ainsi dire, „ en quelque sorte, dans un sens, sous ,, certains rapport s(e et semblables, sont très-fréquentes dans les données équivoques de l’Egyptologue; ce sont autant de réserves précautionnelles , propres à tempérer la gravité de ses assertions , plutôt qu’à lui assurer la confiance de ceux qui le méditent.
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des tableaux proprement dits, et Mr. Cliampollion ayant signalé l’erreur de ceux qui ont pris ces figures et divers objets pour de véritables hiéroglyphes , ( i ) il s’ensuit nécessairement que les caractères figuratifs, identiques aux figures et divers objets en question, n’ont et 11e peuvent, selon la doctrine de l’Egyptologue, avoir, quant à leur essence, rien de commun avec les hiéroglyphes proprement dits.
Je passe aux détails que nous trouvons dans le Précis de Mr. Champollion au sujet des