‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 59 sur 68 · CARACTERES HIEROGLYPHIQUES PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

CARACTERES HIEROGLYPHIQUES PROPREMENT DITS

cette preuve toute matérielle, résidte déjà de ce fait constant que, dans le système de Mr. Champollion, les caractères phonétiques ou alphabétiques portent indistinctement et tour-a-tour le nom de

caractères ou signes phonétiques , caractères hiéroglyphiques - phonétiques , hiéroglyphes phonétiques , tandis que les signes figuratifs , non plus que les signes symboliques , n’y portent nulle part le nom d’hiéroglyphes , de manière qu’on n’y lit jamais les expressions

hiéroglyphes figuratifs ou représentatifs, hiéroglyphes symboliques, tropiques ou Énigmatiques;

mais toujours et constamment, caractères ou signes figuratifs ou représentatifs,

signes ou caractères symboliques , tropiques , énigmatiques.

Résumé du sïsteme de Champollion. 295

Et c’est ici le cas de rappeler que ce n’est que par pure distraction que l’Egyptologue a invoqué une fois les anciens pour nous apprendre qu’ils appelaient les caractères idéographiques des hiéroglyphes symboliques, tropiques et énigmatiques. ( 1 )

Ajoutons a ces faits le soin qu’a pris l’Egyptologue de nous apprendre que :

,,La série des signes symboliques et figu- „ ratifs , dont le sens a été, indiqué par les ,, anciens, est fort courte comparativement au „ nombre immense de caractères variés que présentent les inscriptions hiéroglyphiques. “ Et la preuve que Mr. Champollion plaide ici lu cause des hiéroglyphes phonétiques, c’est qu’immédiatement après, il ajoute que: ,, l’esprit ,, inventif des auteurs suppléa bientôt au si- ,, lence de l’antiquité ; et prenant, dit-il, chaque ,, hiéroglyphe pour un symbole, ou devina, à ,,1’envi, le sens caché que chacun d'eux devait „ renfermer. 66 (2)

Quelques pages plus loin l’Egyptologue déclare d’une manière encore plus positive que :

,, Une très-grande partie des caractères qui „ composent toute inscription hiéroglyphique,

(1) Supra, page 258. (2) Page 435.

PREJV11ERK PARTIE.

,, expriment , et l'on ne saurait plus en douter, ,, des voix et des articulations , c’est - à - dire, „ ajoute l'auteur, des mots de la langue parler „ des Egyptiens. (i (Page 460.)

Ces faits réunis sympatisent parfaitement avec l'idée que Mr. Champollion attache aux hiéroglyphes proprement dits; et ce résultat, dont le savant Egyptologue nous a réservé la déduction, va devenir désormais le point de réunion où vieilliront se grouper des faits ensevelis dans son système hiéroglyphique, et dont la découverte et l’appréciation respective semble nous avoir été abandonnée par ses adeptes, destiné que nous sommes ù dévoiler les mystères de ses étranges dénégations phonétiques.

Avant d’aborder l’examen de la doctrine phonétique de l’Egyptologue, je dois terminer ces laborieuses ana^ses, en mettant sous les yeux du lecteur les tableaux des diverses méthodes graphiques des Egyptiens, dont les deux premiers résultent du passage de Clément d’Alexandrie, et le troisième, du système de Mr. Champollion.

En comparant ces tableaux , la critique jugera de la prétendue concordance de ses résultats avec les témoignages des anciens.

Dissidence de Ch. avec le texte grec. 297

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