‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 60 sur 68 · Chapitre Septième · texte numérisé non relu

Chapitre Septième

EXAMEN

„ DE LA COS CORDAS CE DES RESULTATS DE Mr.

„ CUAMPOLLIOS AVEC LES TEMOIGSAGES „ DE L' ANTIQUITÉ:. “

C’est sous ce titre du §. IX. que Mr. Champollion livre à Mr. Letronne l’analyse du fameux passage de St. Clément d’Alexandrie, en déclarant que ce philosophe chrétien était, bien plus (pie tout autre , en position d’être bien instruit. Et, en reprenant son travail, à la suite des développemens du savant helléniste français, l’Egyptologue conclut que ,, Clément ,, d 'Alexandrie , selon l’interprétation approfon- „ die de Mr. Letronne , développe l’ensemble ,, et les details de tout le système graphique „ des Egyptiens sous le même point de vue que ,,les monumens, ses seuls guides, ont dû le lui „ offrir; et que l’analyse, que Mr. Letronne „ présente en particulier, des élémens de l’écri- „ture hiéroglyphique est entièrement conforme à celle qui est résultée de ses recher- „ ches. i( ( i )

(l) Précis, pagre 399.

Sous le §. XI , tendant à établir la ,, liaison „ intime de récriture hiéroglyphique avec les ,, deux autres sortes d’écritures Egyptiennes, et ,,avec les anaglyphes,44 Mr. Champollion prétend que:

,, On ne saurait lire le texte de Clément ,, d’Alexandrie , sans conclure de l’ordre dans „ lequel les Egyptiens apprenaient, selon ce „ savant père, leurs trois espèces d’écritures,

,, 1°, l’ÉpISTOLOGRAPHIÇUE OU DEMOTIQUE, 2°, „ l’hieratiçüe et 3°, l’hieroglyphiçue, que ,, ces mêmes écritures avaient entre elles une „ certaine liaison et que l’une des trois avait „ donné naissance aux deux autres , qui n'en „ auraient été que des modifications. 44

„ D’autre part, poursuit Mr. Champollion, „ il est dans la nature des choses que les Egyptiens procédassent dans l’étude de ces écritures, en remontant du plus simple au plus ,, composé ; et comme les théories les plus sim- „ples ne résultent jamais que du perfectionue- „ ment de théories d’abord fort compliquées, nous ,, sommes conduits a déduire aussi de ce même „ texte, que l’écriture demotiçue était la plus „ simple des trois écritures , puisqu’on l’étudiait ,, la première ; qu’elle dérivait de l’hiératique, „et que celle-ci n’était à son tour qu’une modi-

Dissidence de Ch. avec le texte grec. 299

„ fication , qu’un premier abrégé de récriture ,, hiéroglyphique, la plus ancienne de toutes, ,,et V origine première des deux autres. ((

,, Ces aperçus qui résultent du raisonnement ,,seul, opérant sur des considérations générales, „sont, dit Mr. Champollion, pleinement con- „ firrnés par l’examen des faits. “

Ces aperçus , s’ils n’étaient point l’expression de la théorie surannée de Warburton , seraient tout au plus considérés comme une manière de voir de Mr. Champollion, mais jamais comme une induction du texte de Clément, lequel se bornant à l’indication des divers genres d’écritures, dans l’ordre de leur enseignement suc cessif, ne donne lieu a aucun système ; ou , si l’on en veut un, ce sera le système d’enseignement, qui n’a rien de commun avec le système de dérivation , que Mr. Champollion prétend déduire du dit texte de St. Clément. C’est ainsi que je l’ai entendu dans mes analyses du système hié— roglyphique de l’Egyptologue, qui forment la Ire Partie de mes Opuscules Archéographiques .

Or, voici le tableau synoptique (No. I.) des diverses méthodes graphiques des Egyptiens avec leurs subdivisions, présentées par Clément d’Alexandrie dans l’ordre dans lequel on les enseignait en Egypte.

Le tableau. No. II. qui 11’est que la répétition du tableau grec , déduit également par Mr. Letronne, présente les trois espèces «, 6,c, comme parties intégrantes de la méthode symbolique qui comprend ainsi les images des objets physiques employées soit au propre , soit aufguré, soit d'une manière énigmatique .

Les trois espèces de la méthode hiéroglyphique -symbolique, étant l’objet direct des analyses qui précèdent, je vais exposer maintenant la filiation de ces trois espèces , telle qu’elle résulte du système de l’Egyptologue, qui nous assure, comme nous venons de le voir (page 297, supra) que ,, l’analyse que Mr. Le- ,, tronne présente en particulier des élémens de „ l’écriture hiéroglyphique indiqués dans le ,, texte de Clément, est entièrement conforme à ,, celle qui est résultée de ses recherches. 66

ÉLÉMENS DU SYSTEME JIlÉliOGLYPJLIQUE

DE

Mr. Champollion.

Ecriture i a, caractères figuratifs.

hiéroglyphique, j 6, caractères symboliques ,

comprenant j tropiques ou énigmatiques.

les I cf caractères phonétiques.

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