‹ Archéologie égyptienneChapitre 13 sur 46 · SI K UES SICLES · texte numérisé non relu

SI K UES SICLES

Dans mon lissai sur les hiéroglyphes d'Horapollon y (Page 37) j'ai rapporté la description qu’Apulée de Madaure nous donne du rituel mystique , à l’occasion de son initiation aux mystères d’Isis. En voici l'extrait :

„ .... de opertis adyti profert quosdam libros, ,, litteris ignorabilibus praeuotutos : parlim yyfguris cujuseemodi animalium , concepti scr-

y,monis compendiosa verra suggerentes

,, a curiosa profanorum lectione munit a. i(

Mais les rituels dont parle Apulée étant, de l’aveu de Mr. Champollion , tracés en caractères

(l) Précis , pag’es 32 1 el 425.

Sigi.es ou monogrammes phonétiques. 105

hiéroglyphiques , les figures qui représentaient des mots abrégés ne sont-elles pas identiques

aUX ABREVIATIONS HIEROGLYPHIQUES de Ml\

Champollion, formées de signes isoles? Et cette identité ne pouvant pas être révoquée en doute, le motif de ces abréviations, n’était-il pas celui de soustraire à fa curiosité des profanes V intelligence des caractères , dont se composaient les dits rituels? Cette donnée d’un initié tel qu’ Apulée doit passer avant l’autorité de Mr. Champollion qui ne voit dans les signes isoles des textes hiéroglyphiques, que V intention des hiérogrammales de rendre l'écriture

PLUS EXPEDITIVE ....

Ces signes isolés, désignant des mots abrégés: compcndiosa verba , sont ce que les anciens appelaient J^iylcà ,( j ) terme auquel les savans

(1) „ Ces sigles sont nommés singnlae litierae par „Cicéron, et singulariae par quelques anciens ,, auteurs. St. Jérome les appelle signa verbonnn, ,, Valerius Probus et Pierre Diacre leur donnent ,,le nom général de nofae , parce que ces lettres , , initiales désignent des mots, ou seulement des ,, syllabes. “

„ L’écriture abrégée par des sigles a été en „ usage dès les temps les plus reculés. On a des „ preuves certaines que les Hébreux s'en sont „servis. Nouv. traité de Diplomat. des Bénédictins de St. Maure. T. 111. pages 500 et suiv.

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