MOT À TOUTES LES MÉTHODES C R A
phiques des Egyptiens.
Dans le fameux passage , qui a servi de point de départ à toutes nos analyses , le mot F qâfifiaza sert, comme on l’a vu, à désigner collectivement les élémens de toutes les méthodes graphiques des Egyptiens.
L’auteur des Stromales dit en effet: Avzixa oi tcujÉ Aîyvnzioiç naiâevofievoi , tcqüzov fièv Il AN T FIN TIIN ALEYUTlFlN rPAMMA- TFlN MEOOJ ON èxpavd'âvovoi, zrjv ère t~ oz oXoy Qacpixi^v xuXovfitvrjv , âevzéçav âè zrjv teç az lxzjv , vazdzrjv âè xcd zeXevzaiav zrpv le Q o y Xv <p ix rjv.
Ainsi, les élémens des trois méthodes, dites épistolo graphique , hiératique et hiéroglyphique, portaient également le nom de r^dpefiaza ; ce qui prouve à n’en pas douter, que Clément d’Alexandrie emploie le mot F ouuuaza , non pas dans le sens de lettres alphabétiques , mais
SECONDE PARTIE
dans celui de caractères graphiques en general, quelle qu’en puisse être l'expression.
Je ne m’arrêterai point ici au grimoire sacerdotal , dont les saccades n’ont d’ailleurs point empêché Mr. Champollion d’y reconnaître la tachy graphie des signes hiéroglyphiques. Eclairé par les analyses qui précédent, je vais examiner maintenant si les faits reconnus et enseignés par Mr. Champollion, ne seraient pas de nature a donner au mot FoâuuaTa de St. Clément une acception moins vague que celle qui résulte nécessairement du passage des Stromates, envisagé hors des faits hiéroglyphiques. J’examinerai donc si le sens vague , qu’a offert jusqu’ici le mot rqâuuava du passage en question, ne serait pas susceptible de nous offrir un sens plus précis ; je veux dire: si les caractères graphiques de toutes les espèces énumérées par St. Clément, ne sont pas des caractères alphabétiques.
L’auteur des Stromates divise la méthode hiéroglyphique en deux genres:
L’un exprimant les mots au propre , « l'aide des élémens initiaux des noms d’objets physiques : rjÇ T) piv ton Kv q 10X0 y ixi] âià to)v nçxôxbiv otoi%d(üv.
rÿcCjLèflCirCl DANS LE PASSAGE DE CLEMENT. 21 3
L’autre, exprimant les mots par des images: rj âè JSv pfiolixrj.
Je dis exprimant les mots , car, dans l’examen que je me propose , il ne s’agit plus de traduire les termes , mais de développer le sens auquel la question de St. Clément peut se prêter dans l’état actuel de la question hiéroglyphique.
Or, l’auteur des Stromates, en indiquant les deux méthodes du genre hiéroglyphique: la kyriologique et la SYMBOLIQUE, ne dit point que la première exprime les mots , et la seconde les idées : il dit seulement que l’une des deux méthodes s’exprime au propre , et l’autre par des images. Mais nous savons,
1°. Que, dans la première de ces deux méthodes, la kyriologique, on écrit lesmots en entier , * sauf ï emploi arbitraire des voyelles.
2°. Que, dans la méthode symbolique, on se sert d'images naturelles ou fantastiques , soit simples, soit compliquées, mais toujours isolées.
Ainsi, la distinction principale entre la méthode kyriologique et la méthode symbolique, c’est que , dans la première , il s’agit toujours de groupes ou de sériés d’images, simples ou fantastiques (1) proportionnés aux élémens du mol
PU
(l) Sous le §. Formes des signes, (page 30.“»)
SECONDE PARTIE
qu'elles expriment; — tandis que, dans la méthode symbolique, l’image qui sert d’expression , se trouve toujours isolée . C’est donc avec raison que Clément d’Alexandrie donne à cette méthode l’épithète exclusive de symbolique., puisqu'elle emploie toujours des images isolées pour exprimer des choses , des idées ou des mots, d’une manière soit simple et directe , soi t fantastique et détournée .
Mais j’ai dit, que les images de la méthode symbolique expriment des mots; en d’autres termes, que les images de la méthode symbolique sont des lettres: pour prouver ce que j’avance, je rappellerai ici les subdivisions de la méthode symbolique, et j’examinerai quelques données de Mr. Champollion, tirées du tabl. gén. de son Précis, et de son Panthéon égyptien.
Selon l’auteur des Stromates, la méthode symbolique comprend trois espèces:
Dans la première, on se sert d'images d'objets naturels au propre : KvQioXoysïvcu v.aià
parlant d’êtres fantastiques , composant son système des anaglyfhes, Mr. Champollion cite, entre antres, des vases montes sur des jambes d'homme: 1 Egyptologue ne s’est-il donc pas aperçu qne ce signe fantastique n’est antre chose qne la lettre n perchée sur la lettre t ?
rqdfjifiara dans le passage de Clement. 215
[Uurjoiv , c’est-à-dire, qu’on représente l’image même de Ici chose que ton veut désigner.
La seconde espèce symbolique s’écrit d’une manière tropique ou détournée : i] é motceq TQomxwç yQacpezcu.
La troisième, enfin, s'allégorise , dit St. Clément, au moyen de certaines énigmes , r) ô‘ avzr/.QVÇ àXhjyoQEhcu y.azà zivàç aiviyfiovç — ce qui veut dire, que cette dernière espèce consiste dans des énigmes allégoriques, formées de mots À double entente. (1}