‹ Archéologie égyptienneChapitre 33 sur 46 · DE LUMIERE · texte numérisé non relu

DE LUMIERE

(1) Page 33 de l’explication des Planches.

r^âu/xaia dans le passage de Clement. 281

Mais le mot UJS, ( sclict ) considéré dans la langue sacrée, peut être employé pour vy&g ( schali ) qui signifie, entre autres, feu.

2°. La tête de lion , employée par synecdoche, exprime également, la splendeur et le feu : (i) {moue) homonyme de

lion. Horapollon en parlant du lion , symbole du soleil (I. 17.) dit: K e cp aX iyv yàç èfoi /ueyakï]v to Çwov, rai ràg uèv r6(>aç nvQo'iduç , v 6 ôè TiQooœTiov , ovçoyyvlov rai neçi avzô ârz ivoebdeïç z Q iy a ç razà uiyirjoiv HXiov od'cV rai imo z'ov &q6vov tov I2qov , Xèovzaç vnoxifrtaoi , ônrvvvxcÇ x 6 tzqoç tov fitov tov uôov ovuftolov. clHXioç ôè 6 clS2f)oç , etc. C’est donc la figure radiee du noN, qui sert d’étiologie mystique a l’astre que cet animal symbolise chez les Egyptiens ; quant au choix de ce symbole, c'est, comme on vient de le voir, l homonymie de son appellation avec les mots

qui expriment la splendeur ; et nous verrons

toute à l’heure, que les Ophites, en substituant la tête de lion à celle de l épervier , ont eu en vue non seulement l’expression mystique de cette idée, mais, en même tems, l’expression de la légende principale de leur doctrine syncrétique.

(I) Lexic. Aegypi-Lat. ab H.. Tattam.

SECONDE PARTIE

3°. Le serpent , qui sert de base au symbole des Ophiles , et d’idée caractéristique de leur secte, doit, à ces titres, offrir à l’analyse un concours d’élémens plus favorables encore à la manifestation secrète de leur doctrine. Le serpent et exprimait, en effet, à

l’aide de ses homonymes,

— la nature ignée et la splendeur du soleil

(scite 0 et (soté).

— l’Émanation de la splendeur ou la lumière, (sati) et (sut).

— le mouvement du soleil C&A'rT (saut).

Ces idées, exprimées par le serpent-Knou-

phis des Egyptiens, étaient d’autant plus propres à séduire l’imagination déréglée des Ophites , que les expressions que nous venons d’énumérer se rattachaient à des idées puisées dans le christianisme, et offraient ainsi a leurs hérésiarques le moyen de combiner lidée la plus auguste de cette doctrine avec les monstruosités symboliques des Egyptiens.

„Les Ophites , dit Mr. Matter, (i) ne furent ,, pourtant pas tous d’accord sur l’ensemble de ,, leurs théories. Ainsi que les autres écoles „gnostiques, la leur se partagea en plusieurs

(1) Hist. du Gnost. T. II. page 216 el suiv.

r^Uflfiaza DANS LE PASSAGE DE CLEMENT. 283

,, branches. Ils se séparèrent surtout sur la „ grande question de la chute de l’homme et sur ,, l’influence bonne ou mauvaise du génie Ophis , „ qui s’y trouve intéressé. D’après les opinions ,, que nous venons d’exposer , Opliis , après la ,, punition qu’il subit pour avoir conseillé les ,, hommes j s’est fait leur ennemi et leur sé- „ ducteur. D’après une autre théorie on le ,, considérait, au contraire, comme le fidèle „ génie de Sophia; on le confondit même tantôt „avec elle, tantôt avec le sauveur desPneuma- ,, tiques» .....

„ La vénération dont le serpent était l’ohjet ,, dans les temples de l’Egypte et de la Grèce, le ,,rôle qu’il jouait dans les mystères de l’un et „de l’autre de ces pays, n’étaient, a leurs ,, yeux, qu’autant de faits qui attestaient la „ puissance salutaire du génie Opliis dont le ,, serpent était l’emblème; et, d’accord avec ,, l’auteur de la cosmogonie phénicienne, qui ,, considère le serpent comme le plus pneumatique de tous les animaux, ils le prenaient „pour l’animal sacré du protecteur universel ,, des pneumatiques. C’est ainsi qu’ils en moti- ,,vaient le culte, ou plutôt les honneurs qu’ils ,,lui accordaient dans la plus sainte des céré- „monies de leur secte. Ils faisaient, pour ainsi

284 SECONDE PARTIE

„dire, consacrer leur cène par des serpens „ qu’ils tenaient dresses a cet effet dans les „ lieux de leur assemblée; et considérant le „ serpent comme T emblème du Christ, ils ,, étaient loin de penser que cette cérémonie pût ,,être taxée de profanation par leurs adversaires. C’étaient là les véritables Ophites y dit „Mr. Matter; mais il parait qu’ils étaient en „ petit nombre. “ ( 1 )

Et quelques pages avant, en rapportant les récits dogmatiques des Ophites sur la Sophia , Mr. Matter, rappelle que ,,1’ainé du premier „ homme se laissa guider par les esprits planétaires et par les génies matériels; mais que ,, Seth fut a elle; que Seth, véritable type ,, des pneumatiques de la première économie, ,, eut toujours des successeurs qui gardèrent la ,, semence de lumière, et la Sophia ou la Sagesse ,, de Dieu, en tant qu’elle agit dans ce monde, „les conduisit à travers tous les périls et toutes „ les catastrophes. i( (2)

En résumant les faits doctrinaires que j’ai notés en petites capitales, on voit que le serpent des Ophites était tour-à-tour,

(1) Pages 218—219.

(2) Pages 210—211.

rqâ UfX(XTOC DANS LE PASSAGE DE CLEMENT. 28^

1 °. Le symbole de la secte des Pneumatiques. 2°. Celui de Seth, leur véritable type.

3°. De leurs successeurs, gardiens de la semence de lumière. Enfin 4°. L’emblème du Christ , dans sa mission auguste de Sauveur, avec lequel l'Ophis était confondu par les Pneumatiques.

Ad lm. Nous avons vu que, selon la doctrine de Tâaut, le serpent était le plus pneumatique de tous les reptiles et d’une nature d’ailleurs ignée. (î) C’est donc a ce titre que la secte des gnostiques, connue sous le nom des Ophionides ou des Ophites , avait choisi le serpent pour emblème , qu’elle se qualifiait de secte pneumatique, et qu’elle consacrait, en même tems, dans son symbole, le principe igné, source de lumière et de sagesse. Ce serpent mystique était, au rapport de Sanchoniathon, appelé Agathos Daimon par les Phéniciens et Knef par les Egyptiens : <Poinxeç âè avzo (ro £ir oov) Ayaâ'ôv â ai iiov a xalovoiv 6/ioîwç ôè xai Aiyvntiol Kvi](p ènovopà^ovoi. (2) Or, la preuve que ces deux dénominations sont également d’origine égyptienne, c’est qu’elles rentrent l’une et

(1) Supra, page 275 et 277.

(2) Euseb. I. r. page 41 c.

SECOND F. PARTI F

l’autre dans l’économie de la langue dite sacrée des Egyptiens, et se résument dans le mot Knef qui exprime à lui seul ces deux épithètes.

Je remarquerai d’abord que Mr. Champollion a, depuis long- tems, reconnu l identité du dieu K v i] (p de Plutarque et d’Eusèbe , du Kvovyiç de Strabon et du Xvovft-iç des cataractes, avec le Xvovfl-iç, Xvovy- iç et Xvovp-iç des pierres basilidienues, et le HeÊi, Hvq,

(Neb, Nev ou Nef , Noub, N ouf y Noum ) des inscriptions hiéroglyphiques. (1) Cette identité étant hors de doute, on retrouvera dans ces variantes l’expression de toutes les idées attachées au Serpent des Qphites.

En effet, les Ophites ou Serpentins formaient la secte des Pneumatiques y par la raison, diton, que Je serpent Knef est le plus pneumatique de tous les reptiles ; or et

( nef et nifé) signifie fare, afjïare , spirare , spiritus, halilus , inspiratio , fatus.

Le -serpent Knef s’appelait àyad-oç ôaiucov. Or, àyafroç , bonus , ( Noufé ) se rattache à

la variante du nom de Knéf ; et daiua \v

dieu , ou, selon les auteurs latins, gemma, c’est-

(1) Précis , page 143 h 1 47-

rqâf.ipaza dans le passage de Clément. 287

à-dire, divinité tutélaire , répond encore aux variantes îUi£i (J\êb) et ( Néb ) dont inus, herus , âe07i6vi]ç, nvqiog , seigneur, idée nécessairement attachée à la puissance des Dieux et conforme d’ailleurs à l’observation d’Eusèbe, qui rapporte que les serpens étaient considérés entre autres comme âqpjyovç zojv oXojv: rerumque omnium principes ac moderatores. (1)

11 résulte de ces rapprochemens que les idées doctrinaires, que les Ophites attachaient à leur divinité Knoupliis, étaient fondées sur l’homonymie de leurs expressions respectives, concentrées dans le nom primitif de leur symbole.

Ad 2ra. Le serpent mystique s’appelait également CY^S ( sit ) comme on le voit dans le dictionnaire de Mr. Peyron. Et le choix du serpent de ce nom explique l’intention de le rattacher au nom de Seth, père du Sabéisme, et véritable type des Ophiles-Pneumatiques. (2)

Ad 3m. Les successeurs des Ophites étaient les gardiens de la semence de lumière: expressions mystiques :

CCTX (set, sot ) servare, etc. ccn>Yi

(1) Praepar. Evang. page 42.

SECONDE PARTIE

(soté) splendere, c\^\ ( sili ) semen et cm ( sit ) le serpent. Enfin,

Ad 4m. Le serpent des Ophites était l’emblème du Sauveur.

Cu)^SV, CO>^l, co^ (soté, soti, sot) redimere , salvare, et le serpent.

Les pneumatiques identifiaient le sauveur avec leur Ophis ; mais lOphis était le symbole mystique de la lumière , de la splendeur : idées qui se confondaient dans les mots CO^,

(sot, soté ) homonymes de tous ceux qui précèdent, et qui ont suggéré l’image du serpent CK^, CKTtt et c\^s à tète radiée: d’ailleurs CU)\^S ( soit ) gloire, coïncide avec l'auréole.

Mr. Matter observe que: ,,les Ophites, en „ considérant le serpent comme l'emblème du „Christ, étaient loin de penser, que la cou- ,, sécration de leur cène, par des serpens dressés ,, a cet effet, pût être taxée de profanation par „ leurs adversaires; et que les sectaires qui „ pratiquaient cette cérémonie , étaient les véri- „ tables Ophites. “ ( 1 )

Cette apologie du savant auteur eût été impartiale, si le symbole typique des Ophites n’eut offert à l’examen d’autres expressions que celle

(i) Supra, pagre 284.

r^afifiaxa dans le passage de Clément. 289

de splendeur et de lumière; — et la doctrine qui se rattache au serpent, d’autre idée que celle de sa nature pneumatique , qui lui aurait valu l’épithète de bon génie: Ayafroç daifiwv. Mais nous avons vu que la spiritualité du Serpent, tenait à sa nature ignée , cause première de T extrême rapidité de ses mouvemens. ( 1 ) Ne sont-ce pas là les propriétés du Soleil, résumées dans le nom du serpent c {sali) choisi, d'abord, pour faire allusion à la nature ignée de T astre du jour , à sa splendeur , à son mouvement? ensuite, pour consacrer le nom de Seth, auteur du culte astrologique, et pour assimiler à ce type ambigu des Pneumaliquesignicoles , le titre auguste du C/mvsC-Sauveur, à l’aide de l’homophonie de leurs noms respectifs? D’ailleurs, la légende nominale du symbole des Optâtes ne caractérise-t-elle pas à elle seule le véritable culte de cette secte ? Le mot JEEME2, qui forme cette légende, est-il autre chose que le nom hébraïque du Soleil, UjîDU? Et si personne n’en doute, ne faut-il pas renoncer , par cela même , à l’apologie de leur

(1) TTvivfimiMfOTcnov yen > y.rù TTvqidSeç . . . naç’ tà xi/,1 t u/oç uvvnÉ(jjj/.tjTov ôia tov TtvsvfJUToç nununryji. Suprà , page 277'.

SECOMtE FAUTIF.

doctrine sy ncrétique P Mr. Matter ref use cependant de croire ,,que la théorie des Ophites soit j,un emprunt fait aux Egyptiens; il croit plutôt

que les Ophites, qui prenaient, dit-il, volontiers les symboles du judaïsme pour élémens „de leurs spéculations, ont songé au serpent „ que Moïse fit élever au désert comme symbole ,, de bienfaisance. “(1) Or, le symbole de bienfaisance nous ramène au bon génie y a VMgathodaimon des Phéniciens et au Knef des Egyptiens, qui est une des épithètes d 'Amon- Ré, c’est-à-dire de Jupiter-Soleil : est-ce là le serpent de Moïse , ou plutôt le Serpent-Sidéral y avec sa légende idolâtrique , écrite en toutes lettres et exprimée, qui plus est, par les trois parties intégrantes du symbole môme qu elle accompagne ?

J’ai dit que l’aureole de ce serpent à tête de lion, rappelle U}\ ( scha ) en Egyptien, mot qui répond à Ïmutchv , ne o u/.oi o émit i v , splendere , circumfulgere : resplendir, environner de lumière; et qu’il fait, en même tems, allusion au mot vq Kp, (schagli) qui signifie feu etfamme. Ce symbole nous donne donc l’initiale uj (sch).

(jlue la tête du lion, (moui) sy mbolise

(i) Hisi. crit . du gnost. ï. lî. page 217 et suiv.

r^au/uaia dans le passage de Clément. 291

acoustiquement le feu et la splendeur (moue) et (môoui) — ce qui donne

un aSl (m) pour initiale.

Qu’enfin, le serpent (sati) sert d’allégorie , également acoustique, a CO^C

(sale, solé ) signifiant feu , famme et splendeur, ce qui donne un c (s ou ç).

Les trois initiales, réunies dans l’ordre delà combinaison des parties intégrantes du symbole, forment ainsi la charpente U)-àSl-c (Sch-m-s) calquée sur les trois consonnes du mot signifiant Soleil, et reproduite, avec les voyelles intermédiaires, dans la légende grecque l'êiVlcI'.

Est-ce le hasard qui nous expliquera ce rafinement et cette richesse d’expressions dans ce symbole , qui demeure le même dans ses parties comme dans son intégrité ? et l’analyse que nous venons d’en faire, ne s’applique-t-elle pas à la définition mystique que Sanclioniathon a donnée de ce serpent immortel, en disant, qu’après avoir rempli la mesure de son existence, il se dissolvait en lui-même : y.al èneiâàv zo (üqiOjiiévov péi qov nXrjQajorj, eiç éavvov àva- XioxfizaL?(i) Chacune de ses parties symboliques,

(1) Euseb. pag. 41 b.

SECONDE PARTIE

îi’exprime-t-elle pas, eu effet, des propriétés du Soleil P Enfin, la légende 2eMtJ£ eû.apxfts laisse-t-elle le moindre doute sur le sabéisme des Ophites? Mais ici on a lieu d’etre surpris de voir Mr. Matter négliger, dans les données cpi’il puise dans Eusèbe, (i) un point capital de rapprochement entre le symbole Egyptien et celui des Ophites, cpii n'en est qu'une copie modifiée. Nous avons vu en elfet(2) qu’Epêis, le célèbre hiérophante, voulait faire entendre que le serpent était d’une nature ignée , en disant il a lui, la propriété du feu étant celle de luire: è'pcpaoiv ôiôovç 6 ou y.cù diânv-

QOV tou ( TOVIO TO LùJOv) ÔlU TOV CfCCVCCl, Ô L ï> V yaoe‘ (pou oç(:i) y on î'ôiov ton 16 âiavyccoai. Or,

(1) Hist. crit. du gnost. T. I. pages 269 — 274.

(2) Suprù, page 275.

(3) Le mot <pwç de la phrase (fwToç yùo ISiôv icni rô ôiuvyûcrui, ne peut signifier ici lumière , comme le rend la version latine. Arius , qui commente son auteur, n’eut fait qu’une tautologie, s’il eût dit que la propriété de la lumière est de luire ou d'éclairer. Le yùo du Commentateur grec ayant pour objet la nature ignée du Serpent , sousentendue dans le mot liiérophantique ôi^vyaas, il est certain qu’ Arius (après avoir employé le mot cfùç dans le sens de lumière) s’en sert pour exprimer le Jeu — acception donnée par Hésychiiis : <fù*, xal t o nvç ;

r^âuaavûc dans le passage de Clément. 293

je le demande, le mot eîlafiifie , de la légende ophitique, est-elle antre chose qu’une répétition du ôitjvyaoe des hiérophantes, exprimé par un autre mot? Et cette dernière conformité matérielle ne sert-elle pas d’une nouvelle démonstration que l’Oruis des Gnostiques était le symbole immédiat du principe igné du Soleil, manifesté par les mots ZÏRME2E dlauyt, le Soleil a lui , qui reproduisent ceux (Y O <J>12£ âiijvyaoe d’Epéis? Mais la charpente hiéroglyphique de répondant aux lettres coptes

iy-ÂSL-C, offre à la critique maint autres observations.

Nous avons vu l’épithète du Sauveur confondue, dans la doctrine cosmogonique des Ophites, avec le principe igné et le serpent son symbole, à la faveur d’un concours d'homonymes exprimant les idées qui s’y rattachent. Nous allons voir maintenant le Christ reparaître dans la doctrine anthropologique, à la faveur de la légende en question, reproduite par le mot ZZEMEiE judaïque.

Théodoret(i) qui, de même que St. ïré-

et cponlu , laftTTQiu est identique , d'ailleurs, à (pmiirt, Jeu dans le grec vulgaire.

(I) Theodoreii Episcopi Cyri opéra omnia. Halae 1/72. T. IV, (tdg. Ô06 et sq.

SECONDE PARTIE

née,(i) donne les Séthiens et les Ophites pour une seule et même secte, (2) nous apprend (pie ces théosophes visionnaires reconnaissaient un être suprême, qu’ils appelaient le dieu de T univers, tmv cacdvuov Oc oç, et rccar ànûvzMv: Je père de toutes choses — Ja lumière incorruptible: (f>wç atpd'a.Qzov — l’Eon , Aiwv , et l’homme primitif. One l’homme primitif, épris du Pneuma , engendra la lumière que l’on appela Christ : y.a't naidonoir^oai cp oj g 0 y.ui.ovai XçiOTov: ,,Alii autern, dit St. Irénée, rursus

(1) Sancti Irenaei contra Haereses libri quinque. Veneliis 1734.

(1) Le nom des Ophites ou Serpentins 11’esl rigoureusement que la traduction du nom des Séthiens, qui doivent leur origine au serpent CV^ {sit) ou C5n''~Y ( sati ), dont j’ai établi l’existence dans le symbole des Ophites. C’est à ce serpent mystique que se rapporte l'observation de Tliéodoret qui dit: y al twv 2 rj & OEIAN Tira Svvauiv tirai q>uaiôio nui 2'rjdiuvol nqoauyoQtv{h]auv. La puissance divine que l’on attribuait à Seth , n’était qu’un sinistre attribut du serpent CV^ (sit~) qui

passa à Seth, son homonyme, dans l’anthropogonie des Ophites, chez lesquels le serpent était un être très-divin , 1 ïuôtaiov , ainsi que nous l’avons vu à la page 273 ci-dessus.

r oùpuava dans le passage de Clément. 295

,, porteutosa loquimtur esse quodam primüm ,, lumen in virtute Bythi, beatum et incor- ,,ruptibile et interminatum : esse autem hoc ,, Patrem omnium et invocari primum homi- „nem. “(0 Le Christ, bien qu’identifié à la lumière, n'était, d’après ce mythe, qu’une émanation de la lumière primitive, confondue avec l'être suprême, qui n’était, du reste, que le premier homme , fils de l'homme. (2) Mais l’homme primitif, T éon éternel, le Christ céleste (3) n’étaient qu'un seul et meme personnage, et on l’appelait également le premier ne, rc()u)z6yovoç, Adam Kadmon. (4) Or, cette idée gnostique de premier né se trouve précisément exprimée par la charpente uj-ASL-C , que forment les élémens mystiques du symbole des Ophites. En eifet, u)X ( scha ) signifie premier, primitif et 1UC\, ( mace ,

méce, mici ) engendrer ; de manière que, en restituant les voyelles sousentendues, (5) nous

(1) L. c. Cap. XXX. pag. 108.

(2) riçùzoç uv&ownoç, vlôç ùv&nwnov.

(3) Matter T. II. page 212.

(4) Matter T. I. page 269.

(5) Nous avons vu que les voyelles £ f \ se suppriment même a ta fit des légendes hiéroglyphiques. Page 180 ci-dessus.

SECONDE PARTIE

aurons les mots u; j\asl&.c, uj^asl^C et uj&.&Sl\C\, qui signifient tous également nçwv oyovoç, Primogenitus , et dont le dernier, s’est

conservé dans la langue copte.

Nous avons vu, en abordant l’examen de ce symbole , le motif qui porte Mr. Matter à croire que le nombre des rayons de l’auréole, qui entoure la tête du lion, est souvent arbitraire.(i) Quant à V enlacement de la queue du serpent, le savant auteur, passant à la fig. 4. de la PL II a , pense que le monument „ qu’elle représente „ doit rappeler des mystères plus profonds, que „ceux qui forment l’objet habituel des pierres ,, Chnouphis ; c’est ce qu’indiquent , dit-il , les „ nombreux enlacemens que présente le corps ,,du serpent, qui ne forme ailleurs qu'un seul „ noeud. ie (2)

J’observerai d’abord que le corps du serpent ophitique n’offre, sur aucun monument donné, ce que Mr. Matter appelle un noeud , mais toujours un ou plusieurs replis, destinés à suggérer l’idée d’un enlacement ; et c'est à cette idée que doit s’arrêter l'investigateur. E11 effet, la queue du serpent pourrait être sinueuse , sans se

(1) Supra, page 280.

(-) Page 33 (ie l’explication des Planches.

r qâufiaxa dans le passage de Clement. 297

replier sur elle -même : et cette dernière circonstance nous autorise à y voir une intention, à chercher dans cet enlacement , une expression symbolique. Or, enlacer , enlacement, en Egyptien, c’est vy^AV^S,

( schénte , schonte ) etc. pleclere , implectere , conserere , complicatio, implexum opus. etc. Mais l'Ophis des Gnostics, calque sur le Knef des Egyptiens, était l’image vivante c?n cheit de T univers, du Père de toutes choses; du Créateur, du Démiurge : roV JrjjLitovQyov , or Kvrpp oi Aiyvnxioi n<)ooayoQ£Vovoir;(i) et l’enlacement de la queue du serpent est destiné a faire allusion au mot cwrx , COIYHS (sente, sonte) son homonyme, qui signifie créer, création et monde, et dont linitiale c (s) est identique a celle du nom du serpent crx ( sit ).

„Le mythe cosmogonique , dit Mr. Matter, (2) „ est le même en Egypte et en Grèce, chez les „0philcs et chez les Sabiens: c’est le demi- ,, urge, ou le fils du démiurge, sortant de la ,, matière en forme imparfaite; cependant ce „ génie, tel qu’il est, est supérieur à T élément

(1) Praeparat. Evang. L. III. C. XI. pag. 115.

(2) T. II page 205 et suiv.

298 SECONDE PARTIE

,, dont il est sorti; il le maîtrise, il le dispose, „ il le gouverne. P/ilha , Féta-Hil , Héplieslos, ,, Héraclès, Plumés , Opliiomorplios , sont des „ personnages d’une intime affinité, quoique ,,leur rôle et leurs attributs se soient modifiés „ suivant le génie des divers peuples et les ,, spéculations des divers temps. (i

Tout concourt donc a prouver que le mystère désigné par T enlacement de la queue de l’Ophis est celui de la puissance créatrice du feu, consacrée dans le symbole que nous examinons, et exprimée par le mot COÎTT.

Quant il l’initiale uj du mot qui

exprime T enlacement et allégorise le mot mystique COÎT’K, cette initiale, en complétant la légende syncrétique du symbole , sert à modifier la charpente hiéroglyphique pjj-ÀL-c, en pour l’identifier à celle du mot hébraïque IX7£Ti;, qui signifie Soleil , et sur lequel est calquée la légende grecque .

Cette modification favorise, en même tems, l’expression du mot vqvjcXUp ( scliemsclii ) qui signifie cültüs, le Serpent vivant ayant été l’objet du culte des Ophites.

Si nous résumons maintenant les légendes mystiques que nous avons déduites de remblême syncrétique des Ophites, nous y recon-

rç>àfifiava dans le passage de Clément. 299

naîtrons le principe cosmogonique des Egyptiens, exprimé par les mots dont voici l’analyse :

iyA, pour U feu; et UJA, auréole et premier.

A$LOA\, lion, pour ALOAV, feu et splendeur.

C&TSE, serpent , pour CO^V, feu et flamme.

Les initiales de ces trois mots forment la charpente iy-ASL-C des mots uj&ASLVC ou UJ&.ASLIC1, qui signifie premier ne.

L enlacement de la queue du serpent, en modifiant la finale c en ly , forme la charpente vy -A5L - vy des mots : \y V.ASLUJ , calqué sur tlJDtl? soleil, etiyvA^vyi, culte.

L'enlacement de la queue du serpent allégorise, en même tems, les idées de Créateur du Monde, à l’aide de l’homonymie entre le mot lyotT'S ( schonte ) qui signifie enlacement, et les mots C0t\^S et ( sonie et sonie )

qui signifient Créateur et Monde: épithète et attribut du serpent c K^Vl{saté) conséquens à sa nature ignee: CO^^.O)

L’analyse que nous avons sous les yeux, nous offre ainsi la légende suivante, exprimée par l’emblème des Ophites :

Culte du Soleil resplendissant, Premier-né du Feu, Créateur du Monde.

SECONDE PARTIE

S’il est vrai maintenant que le nom du serpent c ou (salé) peutallégoriser

le sauveur à l’aide de l’homonymie des mots ( séte , sole ) cpii signifie redimere , salvare , redemptio , et, dans la langue sacrée, redemptor , salvutor (2) — cette épithète toute chrétienne, les gnostiques ont osé l'affecter également au Soleil: ô'è v.ai

t Qocpevç taxi navxoç yévovç 0 HXioç. C’est un gnostique qui parle, par la bouche du prétendu Esculape, dans son livre pseudonyme intitulé 'Ei)uov Toioiuyiorov IToiudvôfjijç. ( 3) Dans le môme chapitre des définitions d’ Esculape (0001 dîoxh]Tiiov ) le Soleil est maintefois qualifié de Démiurge: àyei 6 <4 ^xuovçyoç, Ityio ârj 0 ’Rï.ioq. (§. 5.) JrjuiovQyoç âè 6 Wuoç. (§. 13.) etc. Ces derniers rapprochemens achèvent de renverser les argumens favorables à la doctrine des Ophites. Mais dût-on même reconnaître cette allégorie pour une épithète réellement attribuée à Christ, pourrait-elle, de bonne foi, contrebalancer les élémens cosmogoniques dont je viens de résumer le principe? or, ces élé-

(1) Supra, page 275.

(2) dans la langue vulgaire.

(3) Cap. XVI. §. 0.

rçà/u/uava dans le passage de Clément. 301

mens , puisés dans le symbole même des Ophites, mettent dans tout leur jour les monstruosités insensées de leur doctrine , qui n'est autre chose que le sabéisme égyptien, (1) s’emparant insolemment des idées les plus saintes dit Christianisme pour les souiller de la boue de leur révoltante imagination. (2) Mr. Matter fait remarquer lui-même, „ qu aucun autre système ,, ne met le génie du mal dans des rapports , y aussi intimes avec le démiurge, que le fait „ la doctrine des Opliites. En effet, dit-il, ,, Ophiomorphos est l’image du Créateur ; il ,, est le Créateur lui-même, copié dans un de ,,ses mauvais momens, dans le moment où il „ agit sur la matière. Tellement elles étaient „ profondes, les idées de l’état corrompu de „la matière et de tout ce que nous appelons ,, l’ordre actuel des choses, que le Créateur ,, même ne pouvait y toucher sans produire du „ mal ! Aussi est-ce A la suite de la colère qu’il ,, ressentit de la Création de l’homme, qu’il fit

(1) Voyez sur la Planche II b fig. 2. de Mr. Matter, VOpliis à tête de lion radiée , entouré des sept Planètes , avec le scarabée sur le revers.

(2) Le lecteur partagera mon opinion lorsqu’il aura lu dans Théodore!, l’exposé de la Christogonie des Opliites-

SECONDE PARTIE

„les autres choses terrestres, les trois règnes ,,de la nature avec tout ce qu’ils olFrent de „ défectueux et de mauvais. “ (1) Telle était la doctrine du plus grand nombre des Sethiens ou Ofpiites qui enseignaient la mauvaise influence du génie Ophis, (2) confondu avecSETir, véritable type du Kaxov ô'aiuova , du génie ou de l'esprit méchant , destructeur. Mais les savans 11 ignorent point que Setii et Typhon étaient un seul et meme personnage chez les Egyptiens. En effet, Plutarque, dans son Traité d'ïsis et d’Osiris , rappelle trois fois cette identité: xbv Tvcpcbva ^HO âei Aiyvnxioi ymlovai , oneç taxi Yaxaâvvaaxtvov , ij xaxaftiaÇbptvov. (3) — K al xovvoua xaxrjyoçeî x 6 av xbv T v cp w va y.a'kovai ' cpçd^ei ôt x b jtoXlcc- YdÇ àvaoxQocp ))v xal nakiv vntQJTijd ijüiv. (4) — O ôt Tvcfiibv, ùigtXcQ sïçrjxai , JEHO, rai Btftiov, xal JEui) 6 rouauxai , fîiaibv xlvu v.al ym’LvxrATjV trdaytmv , vntva vxhocuv , ij dvaaxQocprjv tptpaivEiv fiovloptvtov xwv bvofiâxcov. (5) Telle

(1) Matter T. II. page 206 et sq.

(2) Suprà , page 283. ligne 3.

(3) Edit. Reislii page 449.

(4) Ib. page 463.

(5) Ib. page 480.

rodpuava dans le passage de Clf.ntent. 303

est , sans aucun doute , le sens du mot égyptien formé du préfixe actif ^ (<*) et de ( pliongh ) qui signifie, entre autres, evertcre , pervertere , disperdere , frangere.

Mr. Champollion, en reconnaissant, dans sa grammaire (page 103.) l'identité „de Seth et j, de Typhon, le principe du mal et le type des „ méchants dans les mythes sacrés des Egyptiens, signale pour symbole particulier du „dieu Setii, YOryx ou espèce d’antélope. (i Cependant Mr. Salvolini, dans sa Notice sur la campagne de Ramsès le grand, (page 21.) rapporte qu’il a „ trouvé sur un papyrus Gnoslique ,,grec du musée de Leyde, le motif de rectifier ,, l’opinion du savant hiérogrammate. Le pa- ,,pyrus dont il s’agit consiste, dit Mr. Salvolini, ,, dans une espèce de commentaire qui, sous le „ titre de jiqccÇlç, explique le traité Gnoslique ,, aussi, mais tout Egyptien. A la fin de ce ,,long texte grec, existent les restes de quelques colonnes du second texte égyptien dé~ „motique, avec des transcriptions en lettres ,, grecques, tout-à-fait semblable a celui du ,, Rituel Gnoslique. On observe, au milieu d’une „de ces colonnes, une vignette grossièrement ,, dessinée , et accompagnée de quelques mots „en lettres grecques. Il suffit de la simple

SECONDE PARTIE

,, inspection de cette image singulière pour se ,, convaincre que non seulement Typhon rece- „vait, dans la langue égyptienne, le nom de „ Seth, Ctm, puisque ce nom se lit sur la par- „tie du devant de son image , mais que l’animal „ qui en était le symbole , est un une. Cette „ dernière assertion deviendra incontestable, si ,,je fais observer que, parmi les restes du „ texte qui entoure la vignette, et qui se rap- „ porte au culte de Typhon, on lit avec d’autres „ titres, prodigués à ce génie malfaisant , les „ soi vans, dont je ne citerai que la transcription grecque uo^ol.^oorf , anfjaï,

,, etc. , dans la composition desquels entre le „mot HD t qui en copte désigne V âne. “ (1)

(l) Ouelque barbares que soient ces trois légendes, transcrites par Mr. Salvolini, on y reconnaît sans difficulté des mots appartenant à la doctrine égyptienne. Le premier mot, séparé dans ses composés, VU) - SkaÀXO - CHB , donne 10) Ç'io) asinus , VlO/y? ( pulgh ) miner are , et CVWT ( seth ) surnom de Typhon ; la preuve que LOAX» ( holkho ) n’est que la transcription de Wdé\^f c’est la lance que l'image mystique de ce génie du mal tient dans chaque main, pour exprimer énigmatiquement le nom de Sèth , à l’aide de l'homonymie de ce mot avec CH'V

r^àiiuava dans le passage de Cjlement. 305

Mr. Jablonski, heureux quand il marche à côté de la question, observe que le mot JSryfi-, Seth, n’est autre chose que la transcription du mot copte ( Sedje ), qui signifie un

dnon ; puis il ajoute: ,,Àpposite ad modum ea ,, quae dixi, illustrari possunt ex Epiphanio qui ,, cognomen Typ bonis Seth, cum asini deno- ,, minatione conjungit: Un ) yiv , inquit, zœ ,, orto eiç ovoua tov 2WO, tov Tvcpüvoç vele- ,, vàç êçyccÇovTca. Alicubi Àsino sub nomine „ Seth, id est Typhonis, sacra ritibus cousue- „tis faciunt. “ (1) Ajoutons, pour notre part, à cette donnée celle de Plutarque qui, dans son Traité d’Isis (page 432) rapporte, entre autres, que: tüv fiiv âvd'Qwnwv tovç nvÿ- () ovç nQOTcrjXaxL^ovveç , ovov dè xcd xavaxQrjfiviLovrtç ojç Kojzzïvai, ôià r 6 n v(>(>o v yeyovtvai tov Tvcpüva xai ovajârj r rjv xçoccv. On lit

(set) lancer y et (sait) flèche , lance *

dard , javelot. — Le mo séparé, ua-fi-rj-aï, signifie asinus-septdcro-factor , et KD- V, ÊiVl Dy Asinus - contaminai or ; car enfin le génie du mal souille tout et détruit tout de son souffle corrupteur: il souille y il corrompt, il blesse , il lance , et ensevelit tout dans l’abyme.

(t) L. c. page 109.

seconde partie»

dans le même traité de Plutarque (page 4P 5) l’épithète de xc/.yoç dcti/niov , génie ou esprit malfaisant , attribué à Seth ou Typhon par les Egyptiens qui croyaient que l'âme de Typhon passait dans le corps des animaux stupides et féroces : noXhjiv ô'è Xeyovvüjv eiç rama rà L,(x)u vi]v rov Tvcptovoç avrov âiqqaod'cu yiv/rjv, ah’iiieod'ai do&iev âv 6 yvd-oç , ovi n âoa (pvmç ccloyoç y.al d'tjçicoâijç r ijç tov Kaxov Jaiu ovoç yéyove uoîqo.ç. Cette épithète d’ âloyoç rentre encore dans l’économie de la langue sacrée, qui rattache le mot eux ( sédje ) pullas asini , a COX ( sodje ) insanus ; et je ne doute point que ce mot n’ait exprimé chez les Egyptiens les mêmes idées que le mot insanns, qui répond a la fois aux mots âloyoç et frtjçiajâijç de Plutarque.

La critique , résumant ces données , si étroitement liées à la question que j’examine, aura lieu de se convaincre que si, comme l’avoue Mr. Matter ,, aucun autre système ne met le „ génie du mal dans des rapports aussi intimes ,,avec le démiurge, que le fait la doctrine des „0phites u(i) c’est ce génie qu'il faut entendre sous le nom de Seth, symbolisé par T âne, son

( I ) Supra , page ,?o 1 .

Tçâuuaza dans le passage df, Clement. 307

homonyme, chez les Egyptiens comme chez les Émo^gues-SÉTHiENS ; qu’ainsi c’est le serpent Cr\ (Sif) , son homonyme encore, qui, chez les SÉthiens et chez les Opiiites représente T image du Créateur sous le nom dOp/jiomorphos ; et qui, ainsi que l’observe Mr. Matter, ,, est le Créateur lui-même , copié dans un de ,, scs mauvais morne ns , dans le moment où il ,, agit sur la matière. u

Mais Plutarque nous fournit un nouveau rapprochement; c’est l’emblème de Typhon , qu’on voyait à Hermopolis sous la figure d’un Hippopotame , sur lequel était un épervier combattant un serpent: Ev EquovtcoXh âè Tvcpwvoç dyaXfia dnxvvovoiv Ïtcjtov noz â piov' è(p 3 ov fiéfirptev IkQa £ , o (pst uayousvoç , et Plutarque observe que par V hippopotame on désignait Typhon , et par T épervier, la puissance et l’autorité que Typhon obtient souvent par violence : vol pèv ïnno) z'ov Tvywva âeixvvvzeç , roi éè iéçaxi âvraïuv xai aQyrjv rjv fiLu xzœpevoç 6 Tvcpùv tt oXXccxiç, etc. (463, 464 ); mais Plutarque ne dit rien du serpent. Il est aisé de voir que cette image d’un épervier combattant un serpent, n’est qu’une variante de l’image d’un serpent a tête d’ épervier, dont parle Sanchoniathon dans te passage que j’ai cité à la page 275

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