‹ Archéologie égyptienneChapitre 35 sur 46 · TITRES ET QUALIFICATIONS DES SOUVERAINS ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

TITRES ET QUALIFICATIONS DES SOUVERAINS ÉGYPTIENS

Avant de passer à la question des énigmes , je dois m’arrêter sur l’indication que l’auteur des Stromates a donnée des exemples tropiques: vovç yovv T £2 N BA££IAE£2N EIIAI- NOY£ OeoXoyovptPoiç [AvfroLÇ TraQad'îdovveç, àvayçâcpovoi A IA T £2 N AN ATA YA>£2N.

Il suit de cette indication de St. Clément, que les louanges des souverains étaient énoncées avec des expressions mythologiques ; c’està-dire que les souverains égyptiens étaient assimilés aux dieux et revêtus de leurs attributs. Or, n’oublions pas que ces louanges étaient inscrites sur les monumens en anaglyphes , et que , selon Mr. Champollion , les anaglyphes

r qo.uua.Ta dans le passage de Clément. 347

renfermaient les plus profonds mystères, dont la connaissance était exclusivement réservée au Sacerdoce et a ses initiés. (1) Les voila donc bien avancés ces Pharaons de glorieuse mémoire dont les louanges monumentales qui les égalaient à leurs dieux, étaient conçues en caractères auxquels personne n’entendait rien ! Cependant, Mr. Champollion a, dans son Précis , consacré un long chapitre (2) pour prouver que les qualifications et titres royaux étaient souvent inscrits en caractères 'phonétiques ou alphabétiques; et il signale surtout obélisque „ de St. Jean de Latran et celui qu’on nomme yyPlaminien, ou de la porte du Peuple. Yoilà „ certes, dit-il, des monumens pharaoniques: ,, or, je retrouve, dans les inscriptions hiéro- ,, glyphiques qui les décorent, toutes les formes ,, grammaticales phonétiques , des noms com- „ muns phonétiques , les noms propres phoné- ,, tiques des dieux , déjà analysés et tirés d’abord ,,de l’inscription de Rosette et de l’obélisque „de Philae, monumens de l’époque grecqiie, ,,et d’autres textes dont l’époque n’est point ,, certaine. “

(1) Précis , page 426. No. 146.

(2) Chapitre VIII. pages 184 à 225.

SECONDE PARTIE

,, Ces groupes phonétiques , poursuit Mr. ,, Champollion , sont aussi pour la plupart em- ,, ployés dans l expression des titres fastueux ,, que prenaient sur leurs monumens les rois ,,de race égyptienne, titres qui nous ont été ,, conservés en langue grecque, dans divers ,, auteurs, et sur-tout dans la traduction d’un „ obélisque égyptien par Herniapiou, insérée ,, dans le texte d’Ammien Marcellin. is

,, Quoique le texte d'Hermapion ne se rapporte a aucun des grands obélisques de Rome, ,,ni a ceux d’Egypte connus jusqu’ici, ces mo- ,, numens recevront toutefois de ce texte un „ intérêt nouveau, car ils contiennent en écriture hiéroglyphique la plupart des titres, que „ l’obélisque, traduit en langue grecque, dou- ,,nait au roi Ramésès ou Ramestès, tels que, ,, OeoyevvrjToç , Ov Afijiwv cptlei, Ov Auuœv àya- ,, 7t a , Ov IRioç cpiXei , Ov AtzoVuov yiku , Ov ,,77/Uoç TtooexQivev , ffluov ncuç , H/.lov naiç xv.i yyimo Hkiov (pLXovfievoç.e((i)

Après quelques pages de développemens à ce sujet, Mr. Champollion s’arrête sur l’analyse du titre Hyanquevoç vno zov rffra, exclusive-

(l) P;i£es 185 à 1 SS.

r^û/uucaa dans le passage de Clément. 349

ment affecté aux Lagides et aux souverains romains en Egypte.

„Le titre rjyan^aEvoç vu o xov (pd-cc, chéri „ de Phtha, bien -aime de Phtha, qu’on lit „ dans le texte grec de l’inscription de Rosette, „est, dit 1 Egyptologue, (i) heureusement con- „ serve dans le texte hiéroglyphique, à la fin du ,, cartouche qui renferme le nom propre de ,,Ptolémée et le titre Auovofhoç, toujours vivant. ,, On observe également le titre chéri de ,, Phtha dans les cartouches hiéroglyphiques „des Lagides où il est très-souvent privé des „deux feuilles , comme dans les légendes de „Ptolémée- Alexandre à Edfou et a Omhos, et „ par le seid effet de cette habitude d abrévia- „tions , dont il est impossible de douter après ,,les exemples que nous avons donnés précédemment. “

Après avoir rectifié les premiers essais de lecture que feu le docteur Young lit de ce titre, Mr. Champollion se résume en ces termes :

„ Pour moi, reconnaissant démon côté cette ,, même synonymie (de la charrue et du piedes- „tal) je lis sans balancer le groupe formé de „la charrue et des deux feuilles, ou du piédes-

(l) Pa#e 193 el suiv.

350 SECONDE PARTIE

„tal et des deux feuilles , aslm {maï) ou » (méï); car le piédestal exprime en effet la con- „ sonne M dans les cartouches de Domitien , et „ partout les deux plumes équivalent aux diphtongues M et des noms propres grecs:

te groupe qui représente hiéroglyphiquement 9)ïadjectiî rjyaTTrj/uevoç , chéri, est donc phonéti- „ que , et se lit sans difficulté àslh , , S&.W ;

„ ce qui donne exactement les mots coptes bien „ connus «sislM ou qui signifient en effet

„àyanqv, qiltiv, aimer , chérir ; les groupes ,, hiéroglyphiques 352 et 353 sont donc aussi ,, entièrement phonétiques , se lisent

( Ptahméï

,,ou Ptahmaï , Phtahméï ou Phtahmaï) et signifient chéri de Phtha , aimé de Phtha , ryyafjTirjuevoç vno rov qfra. “(î)

,, Les diverses manières décrire ce titre f „ rassemblées sous les Nos. 352 et 353, ne per - „ mettent pas non plus de douter que les Egyptiens n’aient écrit I\^'S£.SA. (Pthm), (2) en „ abréviation de TT'Sg&SLM (Pthmai').((

(1) L. e. page 195.

(t) Mr. Champollion écrit Pt ohm , avec un a médial, mais cette transcription est inexacte.

rçàfifia va dans le passage de Clément. 351

„ La lecture certaine de ce groupe hiérogly - „ phi que , a eu pour mes recherches des résultats inappréciables, en ce que j’ai pu reconnaître alors, dans les légendes des Pharaons, „des Lagides et des Empereurs romains, divers „ titres propres à ces souverains, titres dans „ lesquels entre l’expression des idées chéri ou ,, aime, et qui, pour la plupart, se trouvent „ rapportés dans la traduction d’un Obélisque „ égyptien par Hermapion.f4

,,Tel est d’abord le titre Ov Autuov (pdei, „ou bien Ov Appouv ayana , Chéri d’Ammon, „aime d’Ammon. C’est un de ceux que prennent le plus fréquemment les anciens Pharaons, „sur les Obéhsques et les grands édifices de „ Thèbes. “(1)

La distinction des divers titres des Pharaons, des Lagides et des Empereurs romains est, sans aucun doute, très-importante sous le rapport historique de l’Egypte; et de même que les anciens souverains indigènes de ce pays ,,pre- ,, naient le plus fréquemment le titre de chéri „d Ammon , ou à’ aimé par Ammoni6 de même les Lagides et les Empereurs romains prenaient constamment le titre d’aimé ou de

(1) Page 196.

SECONDE l'ARTIE.

chéri par Ptagh ou Vulcain. Et ces titres ou épithètes mythologiques, reproduits dans l'inscription de Rosette et constatés par le texte grec, justifient, comme on voit, la donnée de St. Clément zovç xtov fiaotltuv ènaivovç iXeo’/.oyovytpoiç [ivO'oiç naQaô'idovveg , et prouve, à la fois, l’authenticité de ces titres répétés sur tous les monumens et la fidélité de la version d'Hermapion, conservée par Ammien Marcellin.

Mais si j’abonde ici dans le sens de Mr. Champollion, cest dans l’espoir de prouver que l’illustre Egyptologue, oubliant sans cesse qu’en Egypte, chaque brin, passé par les mains sacerdotales, devenait l’enveloppe d'un mystère — oubliant le rôle équivoque des symboles , et le sens énigmatique de la langue dite sacrée des Egyptiens, s’arrête constamment a l’enveloppe des mots consacrés par ce langage — et des signes hiéroglyphiques qui les expriment — sans songer que ces signes et ces mois étaient également sacrés : ieçà yQâuiiava et ieçà yXioooa, et qn’en Egypte tout ce qui était sacré était un mystère exclusivement réservé à la suprématie du sacerdoce, et placé sous la garde spéciale des hiérophantes.

On répliquera, sans doute, qu’il est question ici de titres et qualifications, tracées en

rctâ/ufiara dans le passage de Clément. 353

caractères phonétiques, et que la nature de ces signes exclut le mystère. Mais cette réplique, si simple et si péremptoire en apparence, ne convaincra qu’un esprit inattentif, et on en sentira tout le prestige en l’appliquant à la langue sacrée des Egyptiens: les mots, qui formaient cette langue factice, n’étaient-ils pas également phonétiques P n étaient-ils pas solennellement proférés en présence des profanes? et chaque mot , prononcé dans les cérémonies sacrées, et entendu par toutes les oreilles, n’était-il pas l'enveloppe d'un autre mot, l’expression d’une idée secrète, incompatible avec racception vulgaire de ce mot, et convenue seulement entre le sacerdoce. Mais la réplique que je crois devoir pressentir ici, complique la question de toutes les certitudes de l’Egyptologue, mises en contact avec la donnée de St. Clément. Au rapport de cet archéologue chrétien , les louanges mythologiques des souverains étaient, comme nous l’avons vu, inscrites sur les monumens en caractères tropiques ou figurés, par conséquent, en caractères mystérieux, formés par la combinaison plus ou moins fantastique de symboles. Or , il est de fait que les mêmes louanges , les mêmes titres honorifiques , comme les appelle Mr. Champollion à la

SKCÜMJE l'AKTIK.

page 207 de son Précis , (1) étaient inscrits tantôt en caractères tropiques ou figurés tantôt en caractères phonétiques , ainsi qu’on peut le voir dans le tableau général qui accompagne le Précis de Mr. Champollion. Quelle sera donc la conclusion que la bonne critique pourra déduire de cette alternative de signes mystiques et de signes alphabétiques , concourant à l’expression des mêmes titres honorifiques , des mêmes qualifications des souverains, inscrites sur les monumens égyptiens ? La conclusion sera d'autant plus embarrassante, que Mr. Champollion a déclaré que ,, depuis la découverte et V étude „ approfondie des inscriptions grecques d’Adulis „et de Rosette, les savons ne sauraient élever aucun doute sur la fidélité de la traduction ,, d’un obélisque égyptien , faite par Hermapion „ et conservée par Amrnien Marcellin ; que tout „ concourt aujourd'hui à prouver combien cette „ traduction mérite de confiance , puisqu'on y re- ,, trouve une partie des titres , que des monumens ,,dc V authenticité desquels il n'est point permis

(1) Et à la page 237, Mr. Champollion dit: ,,/c ,, cartouche -prénom ne contient jamais que des ,, titres honorifiques. “ C’est ce dont nous devons prendre acte dès à présent.

roâuuara dans le passage de Clement. 355

,, de douter , nous apprennent avoir été réellement „ portés par les souverains de V Egypte. Et Mr. ,, Champollion ajoute que, quant à lui, il est „ convaincu de V exactitude de cette traduction, „ qui reproduit , aussi littéralement que possible. ,, les idées exprimées dans un très-ancien texte ,, hiéroglyphique. (e (1 )

Ainsi, Mr. Champollion, pour avoir retrouvé sur plusieurs monumens , les titres et qualifications des souverains égyptiens , traduits d’un Obélisque par Hermapion, déclare être convaincu de l’exactitude de cette traduction, et assure qu'elle reproduit aussi littéralement que possible les idées exprimées par ces titres et qualifications mythologiques.

Pour apprécier cette conviction du maître de la science, nous allons rapprocher les données consignées dans son Précis au sujet des élémens dont se composaient les titres et qualifications des souverains égyptiens.

Tous les monumens, connus jusqu’à ce jour, prouvent que ces titres et louanges étaient constamment my thologiques, ainsi que nous l’apprend St. Clément d’Alexandrie: r ovç yovv tmv (iaoihîaiv ènaivovç freoXoy ov pévo iç pvd-oiç naqa-

(1) Précis, page 186.

SECOMIE PARTIE.

âlâovzeç. ... Or, Mr. Champollion enseigne dans son Précis (page 341) que:

„ On doit principalement comprendre parmi „ les signes symboliques - enigmatioues , ceux ,,qui, dans les textes égyptiens, tiennent la ,, place des noms propres des différentes divi- „nités , caractères dont la valeur est déjà connue d'une manière certaine.

,, Les noms divius symboliques sont, dit Mr. „ Champollion , de deux espèces. 66

„Les unes se forment d’un corps humain avec „ ou sans bras , assis , mais dont la tête est remplacée par celle d’un quadrupède, d'un oiseau „ou d’un reptile. Ces têtes d’animaux, ainsi ,, ajoutées au corps d’un homme ou d’une ,, femme, caractérisent spécialement chaque di- „ vinité égyptienne; un homme à tête de bélier „ exprime l idée d’ Ammon-Cnouphis ; un homme „à tête d épervier surmontée d'un disque , celle „du dieu Phré ; un homme à tête de Scluiccd , „ celle du dieu Anubis; un homme à tête d fbis, „ celle du dieu Tholh; un homme à tête de ,, Crocodile , celle du dieu Suchus ou Sewech. u

„La seconde espèce des caractères symbojj&’ÿues-ENiGMATiçuES, exprimant des noms di- ,,vins, consiste simplement dans la représentation entière de l'animal consacré à chaque dieu

Pqâpuara dans le passage de ClÉment. 357

,,ou déesse; les animaux portent alors les indignes propres à la divinité dont ils sont les „ emblèmes. Ainsi, un épervier ctyanl un disque „ sur la tête , exprime symboliquement le dieu „ Pitre ; un bélier , les cornes surmontées de „ longues plumes ou d'un disque , Ammon - ,, Cnouphis ; un épervier mitré , le dieu Har - „siési ; un schacal armé d'un fouet, Anubis; ,,un ibis et même un cynocéphale , espèce de „ singe a tête de chien, le dieu T/tol/t , T Hermès „ou le Mercure égyptien (Page 342.)

„Les dieux étaient aussi symboliquement ,, désignés par des caractères qui ne figuraient „que des fractions d’êtres animés, ou même „que des objets physiques inanimés: un oeil ,, était le symbole d'Osiris et du Soleil; l'objet „ qu’on nomme un nilomètre rappelait l’idée du ,,dieu Phtha ; un obélisque , celle du dieu ,, Ammon. u (Page 343.)

„ Ces noms mystiques sont, il est vrai, souvent ,, exprimés phonétiquement dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques; toutefois iî ne ,,faut point oublier que les textes de ce genre ,, étaient écrits par des membres de la caste sa- „ cerdotale, et qu’ils furent eux-mêmes sacrés et ,, conçus en caractères spécialement destinés à „ écrire sur les matières religieuses. (P. 35 1.)

SECONDE PARTIE

Mois si ces différons modes de désigner les noms des divinités égyptiennes , qui formaient les titres royaux , étaient tous également énigmatiques, ces noms perdaient-ils quelque chose de leur mystère, alors qu’ils étaient exprimés en caractères phonétiques ? Et si personne n’est assez distrait pour soutenir ce paradoxe , le parallélisme établi entre le texte de l’obélisque traduit par Hermapion et ceux des monumens expliqués de nos jours, — ce parallélisme ne rend-il pas illusoire l’assertion de l’Egyptologue qui prétend que la traduction d’Hermapion „ reproduit aussi littéralement que possible les „ idées exprimées dans le texte de l'obélisque en „ question ? “ Les savans modernes sont-ils plus avancés que les anciens profanes, de savon*, à n’en pas douter, qu'un homme à tête de bélier, ou bien le bélier tout seul , ou , enfin , l image d'un obélisque, sont les emblèmes énigmatiques d’ Ammon-Knoupliis? Que le Nilomètre est le symbole mystique du dieu Phtha? et ainsi des autres. Et puisqu’il est avoué que chaque nom divin cachait un sens mystique , peut-on soutenir raisonnablement, que, soit la traduction d'Hermapion, soit le texte grec de l’inscription de Rosette ,, reproduisent aussi littéralement ,, que possible les idées qu'expriment les titres

rça/Li/iaia dans le passage de Clement. 359

„ et qualifications mystiques affectées aux sou» ,,verains égyptiens P “ Telle est pourtant l’étrange assertion de l’Egyptologue, qui exprime victorieusement sa conviction à l’égard de l’exactitude des titres et qualifications, traduites en langue grecque par Hermapion !

Me bornant a ces considérations générales, je vais examiner maintenant quelques ,, titres honorifiques (i faisant partie de ceux que l’on trouve dans les cartouches -prénominaux des Pharaons et des souverains grecs et romains.

Mr.Champollion, en donnant dans son Précis (page 195.) l’analyse de la légende hiéroglyphique-phonétique du titre de Ptolémée qui, dans l’inscription de Rosette, répond A rjya - Trrjpévoç vno rov cp&à , et qu’il transcrit par

assure que „ partout les deux plumes équi- „ valent aux diphthongues M et V\ des noms „ propres grecs, “ et l’on sait que les noms propres des souverains grecs et romains étaient, aux yeux de Mr. Champollion, la pierre de touche des valeurs phonétiques des hiéroglyphes; et certes cette épreuve n’était point suspecte ; mais si nous cherchons maintenant l’application des valeurs ç\, M, dans les légendes nominales des empereurs soit grecs, soit

360 SECONDE PARTIE

romains, indiquées, d’abord dans la lettre à Mr. Dacier, ensuite dans le Précis du système hiéroglyphique de Mr. Champollion, et enfin dans sa Grammaire égyptienne , nous ne trouverons la valeur M (ai) exprimée par les deux plumes , que dans le nom des Ptolémées IItIojuaiç , et dans l’épithète Katoaçoç , César; dans tous les autres noms des souverains , soit grecs, soit romains, les deux plumes expriment constamment la voyelle \ (i) de l’aveu même de Mr. Champollion. Voici la transcription des noms donnée dans les trois ouvrages que je viens de citer. (Voyez la table en regard.)

Ces légendes, tirées des ouvrages de Mr. Champollion, prouvent combien est gratuite son assertion que „ partout les deux plumes équi- ,, valent aux diphlhongues X\ et V\ des noms „ propres grecs. ( 1) Pour prouver maintenant que les deux plumes expriment la voyelle i ( i) non seulement dans les noms propres grecs ou romains , mais aussi dans les noms communs égyptiens , je vais en extraire ici quelques uns parmi ceux que Ton trouve dans sa grammaire, en caractères également hiéroglyphiques, avec sa propre transcription en lettres Coptes.

(1) Ci-dessus , page 359.

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