‹ ArchiloqueChapitre 108 sur 258 · Hoffmann [O.), Der ioniselte Dialeht. p. o4G-54T · texte numérisé non relu

Hoffmann [O.), Der ioniselte Dialeht. p. o4G-54T

Laërce. La correction peut donc ici sembler légitime ; mais, pour le fragment 115, la leçon ètc'^6y;ç est unique dans les deux classes entre lesquelles se repartissent les manuscrits d'Héphestion, et c'est là une autorité plus grave. Enfin il y a doute dans la tradition sur deux autres passages : tir,-éprt ce rcup ou TYjTepYj1, et rXaïfy' epa ou rXauy/spà2. Pour affirmer, avec M. 0. Hoffmann, que ces hyperionismes proviennent d'une correction savante dans le texte d'Archiloque, nous voudrions être sûr que l'influence de là psilosis ionienne n'a pu en aucune manière se faire sentir à Paros, dans le cours du vne siècle ; mais, en réalité, les inscriptions les plus anciennes dans les Cyclades portent quelques traces de cette influence : ïv.rfiz/Mi à Naxos'% h à Amorgos'1; bien plus, ces exemples sont relativement plus nombreux à Thasos, la seconde patrie d'Archiloque5. Ainsi, même en se tenant aussi près que possible de la langue populaire couramment parlée autour de lui, Archiloque a pu suivre tantôt un usage, tantôt un autre : une règle absolue en ces matières n'est-elle pas plutôt le fait d'un grammairien que d'un poète?

A plus forte raison, le poète a-t-il le droit de choisir, entre plusieurs formes, celle qui convient à la mesure de son vers. Personne, même parmi les savants les plus convaincus de l'uniformité linguistique du dialecte d'Archiloque, ne conteste la présence simultanée dans ses vers de la forme r.tlâ^iaai à côté de idjSstnv r>, de

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