Archil., fr
3. Ahrens proposait de transformer ces tétramètres trochaïques en vers épodiques, par l'addition ou la correction de plusieurs mots. Cf. les notes critiques de Bergk.
4. Au lieu de l'adjectif Seivotç, M. 0. Crusius rétablit le substantif ionien Sévvoiç, qui s'est rencontré dans les poèmes récemment découverts d'Hérondas (Vil, 104). Cette conjecture, adoptée par M. Jurenka (Archilochos von Paros, p. 11, note 2) ne me paraît pas bonne : Archiloque se vante de rendre dent pour dent, le mal pour le mal, et non de savoir se défendre par des paroles injurieuses (Sévvotç).
124 II. — LES POÉSIES d'aRCIIILOQUE
xocxsùTiv àvzr^j.ziii-z ' et tov i"/6pbv àvca(jt,ei6ea0at y,ay,ctç~. C'est aussi une imitation directe d'Archiloque, et même une parodie, que nous trouvons dans ce vers d'Aristophane,
Tr,v koXiv /a! taoT' ïyovxsç xufAOCTwv èv àyxaXai;3,
et le scoliaste, qui cite à ce propos le vers parodié par le poète comique, le donne sous cette forme,
cbuvàç £-/ovth; xujaoctcov èv ày/âXat? •''.
Est-il permis, avec M. Fick, de corriger dans Archiloque àyy.aXatç en ayy.(xt:iv ? C'est l'image tout entière qui disparaît; et, quant à l'interversion imaginée par M. 0. Hoffmann, àyy.âXr/.o-' ' èv y.j^.dctwv, elle détruit la ressemblance extérieure des deux vers, et supprime en quelque sorte la parodie. Enfin mettra-t-on en doute l'attribution du vers à Archiloque ? Le scoliaste d'Aristophane dit: êtrct ce s'jtok ?:apà 'ApyiX£y<oJ ; il est vrai que Didyme l'attribuait à Eschyle0; mais Didyme ne pouvait-il pas faire plutôt allusion à l'expression rcsvTiai à-ptaXai7, qui paraît bien venir, elle aussi, du vieux poète dont Eschyle a plusieurs fois suivi la trace? Au vers 2 du fragment 9, la leçon OaXfyç -ipàz-xi a l'avantage, sur la correction OaXî-f; ou ÔaXiïjç, de donner à ce mot la forme du pluriel, comme dans cet autre vers
1. /Eschyl., Sept., v. 1033 (éd. Kirchhoff). 1. iEschyl., Clioeph., v. 116.