‹ ArchiloqueChapitre 116 sur 258 · Hoffmann (O.), Der ionische Dialekl, p. 006 et suivantes · texte numérisé non relu

Hoffmann (O.), Der ionische Dialekl, p. 006 et suivantes

130 II. LES POÉSIES d'aRCIIILOOUE

de M. Fick exige qu' Archiloque n'ait pas connu cette licence, et c'est pourquoi nos deux auteurs préfèrent à la leçon d'Athénée une variante donnée par Plutarque, àvuaXiois Sesîo1. Mais celte variante est-elle autorisée, et donne-t-elle un sens satisfaisant? Plutarque ne fait qu'une allusion rapide au mot connu d'Archiloque ; il le cite de mémoire, modifiant même le début du vers, ày.zz-zpzy. Bepctawv |i.èv èvuaXfcio... La variante vient donc vraisemblablement de Plutarque, et non d'une tradition meilleure que le texte d'Athénée. En outre, il est bien vrai que l'expression 'EvuaXioïc -hy.v.-.zz ne ligure que dans le Bouclier d'Héraclès, œuvre faussement attribuée à Hésiode, et qui date sans doute d'une époque postérieure à Archiloque2. Mais la fin de vers., -cio à'va/.Tiç est courante chez Homère, tandis que la locution 'EvudtXis? 6esç est sans exemple. En fait, dans la vieille langue poétique delà Grèce, 'EvuaXioç est, non pas un adjectif, mais un nom propre, au même titre que \\zv.'.z-.zz et A'.ivj7:;,et c'est ce nom propre qu'Archiloque a employé dans son distique fameux, en le faisant suivre del'épitbète àvaxiroç, également appliquée par lui aux deux divinités que nous venons de nommer !. Cette raison nous oblige à conserver dans ce vers la forme traditionnelle, qui est en même temps, sans conteste, un souvenir d'Homère.

La cause nous parait donc entendue : Archiloque a dans sa langue des particularités qui ne s'expliquent bien que par l'influence de l'épopée homérique, et les efforts de M. Fick pour ramener à une forme purement io-

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