‹ ArchiloqueChapitre 117 sur 258 · Arctail., fr. 75 et · texte numérisé non relu

Arctail., fr. 75 et

nienne les données de la tradition manuscrite ont pour point de départ une hypothèse qui ne peut se soutenir. Nous no citerons plus ici qu'un exemple. Les deux noms propres, XapîXas1, 'IoXaoç2, peuvent sans inconvénient devenir XapiXr,s, 'IôXrjoç, fit M. Fick, conformément à son système, estime que cette double correction s'impose, puisque le poète Hipponaxa dit encore Xtjov3. Mais alors une autre conclusion s'ensuit : c'est que la forme Xewç, postérieure à Hipponax, date seulement du vi- siècle, et, défait, M. Fick écrit dans Archiloque au fragment 09, non AswçiXoç, mais Ar,£çtXcç. Comment donc peut-il supposer que le même poète ait dit ailleurs iXewç yevsj4? Dans l'adjectif tXctoç, la voyelle a, longue ordinairement chez Homère, a dû donner en vieil ionien iXyjoç, puis, en néo-ionien et en attique, ;.'aeu>ç. Mais cette transformation dernière peut-elle, d'après les principes mêmes de M. Fick, dater du vne siècle? Evidemment non; et l'abréviation nécessaire de la voyelle x, au début du tétramètre d'Archiloque, iXacç Ysvoy, nous apparaît encore comme un emprunt direct à l'épopée '.

Il était nécessaire, ce semble, de réagir contre la tendance de quelques linguistes à supprimer dans le dialecte d'Archiloque toute trace d'une influence littéraire. Mais les travaux mêmes dont nous avons combattu les conclusions ont fait pourtant ressortir une vérité : c'est que, si le vieux poète de Paros, en parlant et en écrivant la langue ionienne de son temps, a pu y admettre quelques

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