‹ ArchiloqueChapitre 124 sur 258 · L.V QUESTION DUHARGITES · texte numérisé non relu

L.V QUESTION DUHARGITES

Ce fut un changement plus grave dans les usages de la poésie grecque, que l'introduction des mètres iambiques et trochaïques. Ici encore le rôle d'Archiloque doit être défini avec précision.

Les métriciens anciens, toujours portés à mettre un nom sur chacune des créations lyriques du génie grec, ont fait honneur à Archiloque de l'invention de Fiambe l, et c'est même là, si l'on excepte deux textes manifestement sans valeur '-', un témoignage unanime. En réalité, cependant, les modernes ne sont pas moins unanimes à reconnaître que le poète de Paros n'a proprement créé ni le nom ni la chose. Lui-même parle de ses ïambes de telle façon que le mot devait être courant dans la langue de ses auditeurs :1, et, de fait, l'étymologie permet de lui attribuer une très haute antiquité. Le trochée, qui appartient comme l'Ïambe au genre double (yévcq st^Xaiiov), et qui a exactement la même valeur rythmique, n'est pas moins ancien. Rappelons d'abord, brièvement, les preuves de cette origine populaire et lointaine du genre.

Par sa nature, le rythme de l'iambe est rapide et dansant. Le trochée ( de xpéytà ) s'appelle aussi yzzv.zz: c'est un pied naturellement propre à la danse. Mais

1. Plut., De Musica, 28 'g 275 de l'édition Weil-Reinach . — Mar. Victor.. 2.j85. — Atil. Fort.; 2692. — Horat, Art. poet., 19. — Ovid.. là.. .1121.

2. Suidas, s. v., Siawvîôr,; 'Atiopyïvoç (ce texte attribue l'invention de l'iambe à Simonide d'Amorgos), et Atil. Fort., 2692 ;à Hipponax).

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