‹ ArchiloqueChapitre 130 sur 258 · STRUCTURE DE L ÏAMBE · texte numérisé non relu

STRUCTURE DE L ÏAMBE

Vieilles mélodies populaires ; c'est bien de trimètres proprement dits qu' Archiloque a pu trouver le modèle dans un poème répandu en Grèce de son temps. Mais empressons-nous d'ajouter que ces iambes ne figuraient encore dans le Margitès qu'à l'état de mètres isolés, irréguliers, [j.i-py. y-v/-y. Héphestion définit exactement l'emploi qu'en avait fait le poète: ce n'étaient ni des vers composés -/.y-y. 77(7:7, ni des systèmes de vers (c'-j-iv.y-y. Tjï-.ï'j.y-y.) ; c'étaient des iambes dispersés (■jcapeancapjji.éva) sans ordre au milieu des hexamètres1. On conçoit l'effet comique et déjà satirique que pouvaient produire par contraste ces sortes de parenthèses rythmiques dans la marche solennelle des dactyles. Le rôle d'Archiloque fut d'étendre à des pièces entières cet usage des iambes, de le régler, de le développer, et de constituer enfin cette poésie primitive en un genre littéraire.

Dans la structure même de ces vers, Archiloque a-t-il innové ? Si l'on s'en rapporte au passage bien connu de YEpitre aux Pisons2, l'ïambe dans le principe dut compter six pieds purs, sans aucun spondée; plus tard, pour ralentir un mouvement trop rapide, on introduisit des syllabes longues à certaines places, et, du même coup, le vers, décomposé en trois mesures de deux pieds chacune, fut appelé trimètre. Cette innovation, Horace ne l'attribue pas expressément à Archiloque :\ et nous ne savons rien de ces origines. Ce qui est sûr. c'est que déjà les fragments iambiques et trochaïques

1. Hephaestion., 11 [Scriptares metrici graeci, édit. Westphal, p. 61).

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