‹ ArchiloqueChapitre 131 sur 258 · Horat., Art. poet., v. 251 sqq · texte numérisé non relu

Horat., Art. poet., v. 251 sqq

3. Telle parait être pourtant sa pensée, et c'est aussi l'interprétation fie M. Weil dans un article de la Revue de philologie, 1895, p. 20, réédité récemment dans le volume intitulé : Eludes de littérature et de rythmique grecques, Paris, Hachette, 1902, p. 148-152.

d'Archiloque présentent une extrême variété de formes: les ïambes et les trochées s'y rencontrent parfois sans mélange, et parfois aussi les pieds irrationnels y contrebalancent les pieds purs; mais ce qui domine, c'est la forme où deux spondées prennent place dans les deux premières dipodies, de manière à laisser intacte, a la fin du vers, le caractère iambique ou trochaïque du mètre l. Il y a là un art déjà éloigné de ses premiers essais, et cette considération vient encore à l'appui de celles que nous avons fait précédemment valoir.

§ 3. — MÈTRES COMPOSÉS. — METRES IAMBO-TROCHAÏQUES, DACTYLO- TROCBAÏQUKS ET DACTYLO-IAMBIuUES.

Employés séparément xaxà iiiycv) dans des séries plus ou moins longues, les iambes et les trochées d'Archiloque constituaient une partie importante de son œuvre. Mais les fragments attestent un nombre peut-être aussi considérable de formes métriques plus compliquées : tantôt des iambes de différentes longueurs se combinaient les uns avec les autres, en une strophe assez semblable au distique élégiaque ; tantôt l'ïambe et le trochée se rapprochaient dans un même vers ou dans une même période. La seconde de ces combinaisons nous est peu connue: la présence d'un trochée, dans l'hymne à Héraclès, à côté d'un ïambe, ne laisse pas que de paraître à Rossbach assez douteux 2, et le

1. Sur la structure du triraètre iambique et du létramètre trochaïque dans Arcliiloque, nous renvoyons aux statistiques de M. II. Dettmer, De arle metrica Archilochi quaestiones, Ilildesheim, 1900, p. 102 et 104.

■l. Rossbach et Wespbal, GriechisckeMetrik, 3e édit. (1889), p. 306.

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