Plut., Lysandr
A vrai dire, le prosodiaque 'Epa<x{i.ov{8Yj Xapf/.a-, identique à tsv 'EXXâSsc x-;y.()iy.z, ne nous parait pas devoir être attribué sous cette forme à Archiloque, parce que le poète de Paros, à l'encontre de ses imitateurs les poètes comiques, sépare toujours par la fin d'un mot les deux éléments qu'il combine. C'est pourquoi nous avons précédemment scandé ce vers, avec Rossbach, comme un ithyphallique, précédé d'un dimètre anapestique catalectique1. Mais cette scansion n'empêche pas que ce membre anapestique lui-même ne soit le prosodiaque visé par Plutarque, s'il est vrai que le mètre IvôiuXioç, identique au prosodiaque, ait eu primitivement la valeur d'un mètre anapestique2. Le vers y}j-y zï crû KceAAtÔTca peut être scandé comme une tripodie de ce rythme!- - u u ^ ^ ^ ».).
L'expression rt tgu r^mo-j x'Jzr^'.; a quelque chose de factice, et l'on s'étonne d'abord de rencontrer chez un auteur bien informé cette conception, toute extérieure, d'un vers héroïque « augmenté » d'une ou plusieurs syllabes. Mais la même singularité se retrouve dans une autre expression courante chez les métriciens, HjàjJteTpcv r.ip<--:z-Sù.y.ci:, et Rossbach a reconnu, avec toute apparence de raison 3, que ces deux noms s'appliquaient au vers appelé Grand Are/iUcx/iden, c'est-à-dire à une tétrapodiedactylique, suivie d'un ithyphallique4. Ainsi entendue, l'expression de Plutarque convient bien à l'une des créations les plus certaines d'Archiloque.